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Bahamas Leaks » : une nouvelle brèche dans l’opacité des paradis fiscaux

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Bahamas Leaks » : une nouvelle brèche dans l’opacité des paradis fiscaux

Cinq mois après les « Panama papers », Le Monde et les médias partenaires du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) ont eu accès à de nouveaux documents confidentiels sur le monde opaque des paradis fiscaux : les « Bahamas Leaks ».

Ces documents obtenus par la Süddeutsche Zeitung portent sur 175 480 structures offshore enregistrées aux Bahamas entre 1959 et 2016. Ils dressent l’équivalent d’un « registre du commerce » pour ce paradis fiscal opaque, levant le voile sur l’identité des administrateurs de certaines de ces sociétés, jusque-là anonymes.

Selon le monde.fr, certaines de ces informations sont accessibles, moyennant redevance, en se rendant physiquement au registre du commerce des Bahamas ou à travers sa version numérique. L’ICIJ et ses partenaires ont toutefois pu constater que les informations disponibles dans ces registres officiels étaient parfois incomplètes ou même contredites par des documents issus des « Bahamas Leaks ». Ainsi, cette nouvelle fuite révèle les liens de l’ancienne commissaire européenne Neelie Kroes avec une société offshore aux Bahamas sans que l’information figure au registre du commerce bahamien.

Incertitudes et prête-noms

Ces documents permettent aussi de retrouver la trace de plusieurs dirigeants mondiaux en tant qu’administrateurs de sociétés offshore, comme le ministre des finances canadien Bill Morneau, le vice-président angolais Manuel Vicente, l’ancien émir du Qatar Hamad Ben Khalifa Al-Thani (1995-2013), l’ancien premier ministre de Mongolie Sukhbaataryn Batbold (2009-2012) ou encore l’ancien ministre colombien des mines Carlos Caballero Argaez.

En l’absence des documents internes complémentaires qui avaient étayé les enquêtes des médias partenaires de l’ICIJ avec les « Panama papers », il est bien souvent impossible de savoir si les personnalités ont utilisé les sociétés offshore des « Bahamas Leaks » à des fins légales ou non, que ce soit pour de la fraude fiscale ou du blanchiment d’argent. Dans l’attente d’éventuelles enquêtes judiciaires, le public doit se contenter des explications fournies par les principaux intéressés. Ces documents ne révèlent par ailleurs que rarement l’identité réelle des actionnaires et des bénéficiaires finaux de ces sociétés, souvent différents des administrateurs que l’on peut trouver au registre du commerce, qui peuvent être de simples prête-noms.

« Un service pour le public »

A l’instar des « Panama papers », le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung n’a pas souhaité révéler l’identité de la source qui lui a permis d’entrer en possession des « Bahamas Leaks », afin de la protéger.

Le consortium ICIJ, qui a coordonné cette nouvelle publication, a décidé de rendre publique une grande partie de ces informations (nom des sociétés, dates de création et de dissolution, identité des administrateurs et des intermédiaires, etc.) pour venir enrichir sa base de données en ligne de l’offshore, sorte de registre du commerce des paradis fiscaux constitué par les données issues des enquêtes « Offshore Leaks », « Panama papers » et désormais « Bahamas Leaks ». « Nous estimons que c’est un service pour le public de rendre librement accessibles ce genre d’informations basiques, explique son directeur Gerard Ryle. De nombreuses preuves suggèrent que, là où il y a du secret dans le monde de l’offshore, il y a des risques de malversations. Alors, éliminons le secret. »

source lemonde.fr

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Espagne: manifestation de soutien aux prisonniers de l’ETA à Bilbao

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Espagne: manifestation de soutien aux prisonniers de l'ETA à Bilbao

Espagne: manifestation de soutien aux prisonniers de l’ETA à Bilbao

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Bilbao, dans le nord de l’Espagne, pour réclamer de meilleures conditions de détention pour les membres de l’ETA emprisonnés, quelques semaines avant la dissolution annoncée de l’organisation séparatiste basque.

La plupart des prisonniers de l’ETA sont soumis au régime de détention le plus strict qui les autorise des promenades de trois à quatre heures par jour dans la cour mais leur interdit les permissions de sortie.

Scandant “prisonniers basques à la maison” et brandissant des drapeaux basques rouge-vert-blanc, les manifestants ont demandé que les prisonniers soient transférés plus près de leur région d’origine alors qu’ils sont détenus à des centaines de kilomètres de là.

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Nicaragua: 10 morts et 80 blessés dans des manifestations

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Nicaragua: 10 morts et 80 blessés  dans des manifestations

Nicaragua: 10 morts et 80 blessés dans des manifestations

Le président Daniel Ortega est sorti de son silence samedi pour assurer que son gouvernement allait renouer le dialogue, après les violentes manifestations contre une réforme des retraites qui ont fait au moins dix morts au Nicaragua.

Le gouvernement est totalement d’accord pour reprendre le dialogue pour la paix, pour la stabilité, pour le travail afin que notre pays ne soit pas confronté à la terreur que nous vivons en ces moments“, a déclaré M. Ortega à la télévision nationale.

Il a toutefois affirmé que les manifestations étaient soutenues par des groupes politiques opposés à son gouvernement et financés par des organisations extrémistes des Etats-Unis, sans toutefois les identifier.

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Émirats arabes unis : après son évasion, la princesse Latifa “ramenée” à Dubaï

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Émirats arabes unis : après son évasion, la princesse Latifa "ramenée" à Dubaï

Émirats arabes unis : après son évasion, la princesse Latifa “ramenée” à Dubaï

En mars, une princesse de l’émirat, cheikha Latifa, une des filles de cheikh Mohammed Ben Rashid Al-Maktoum, était apparue dans une vidéo sur YouTube pour annoncer son “évasion” de son propre pays où elle dit avoir été maltraitée par son père. Mardi 17 avril, une source proche du gouvernement local rompait le silence sur le sujet, sous le couvert de l’anonymat, en affirmant que la princesse avait été “ramenée” auprès de sa famille et qu’elle allait “bien“. Cette source disait ne pas savoir où cheikha Latifa ben Mohammed ben Rashid al-Maktoum, 32 ans, avait été retrouvée, ni par qui.

Dans sa vidéo mise en ligne en mars, la princesse déclarait : “Je fais cette vidéo parce qu’elle pourrait être la dernière que je fais “. Elle y racontait être la fille de cheikh Mohammed et d’une mère algérienne, Houriya Ahmed, et qu’elle avait déjà essayé de s’échapper dans le passé. Cheikha Latifa avait expliqué que son évasion était ” le début de sa vie, de sa liberté “.

Toutefois, la source proche du gouvernement de Dubaï a déclaré que le sort de la princesse était une “affaire privée” qui a été “exploitée” par une “bande d’escrocs” et par le Qatar, grand rival des Émirats dans le Golfe. Les deux pays ont rompu leurs relations diplomatiques en juin 2017.

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