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Maltraitance des hommes : Un calvaire pas encore pris en considération

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Maltraitance des hommes : Un calvaire pas encore pris en considération

On parle souvent de l’égalité des genres à Maurice, mais qu’en est-il de la situation des hommes dans notre société patriarcale? Inside News s’est attardé sur le sujet. On le sait, on l’a répété plusieurs fois. La femme compte beaucoup à nos yeux. Une femme c’est une perle. Mais l’homme aussi est important dans notre société qui dérive souvent de ses traditions. C’est dommage que, bien que le chiffre ne soit pas énorme, il existe des hommes qui subissent des maltraitances, que ce soit au niveau du couple, dans la société ou psychologiquement.

C’est en tout cas, l’avis de Darmen Appadoo, le président de l’association SOS papa. Il soutient que de nos jours, les hommes ne sont plus pris en considération aux yeux de la loi mauricienne. En premier lieu, il cite comme exemple le ministère de la Gender Equality, autrement appelé le ministère de la Femme, qui opère toujours dans le but d’apporter du soutien uniquement aux femmes alors qu’« avec la vie moderne beaucoup d’hommes sont aussi victimes des abus verbaux de la part de leurs conjointes», avance-t-il. Il affirme que c’est grâce à la proposition de son association en 2010 que le ministère a vu son appellation changer de nom, car « ce n’est pas logique qu’on se soucie que de la femme, car cela avait un trait de discrimination envers les hommes».

Solution raisonnable

Il nous fait comprendre que son association, unique à Maurice, a pour but de militer contre les injustices encourues par les hommes. L’objectif principal, souligne-t-il, est de conseiller ces derniers en cas problèmes de couples pour qu’il y ait une solution raisonnable et pour éviter un divorce. Il précise cependant qu’il est conscient du problème de maltraitance des femmes, qui selon lui, mérite tout le respect du monde.

Mais ce qui pose problème, selon lui; est la perception des gens à Maurice, qui faire croire que c’est uniquement des femmes qui subissent de la maltraitance. C’est complètement faux », martèle-t-il.

En ce sens, il se demande s’il y a des campagnes de sensibilisation qui sont faite par rapport aux violences domestiques envers les hommes. Selon lui, la réponse pour le moment est malheureusement non; alors que pour les femmes, c’est le cas. « Lorsqu’un homme abuse de son épouse, la femme part vers la Familly Support Unit, et elle reçoit des conseils de la part des officiers, mais dans le cas d’un homme, ce n’est pas le cas ». Il souligne la responsabilité du ministère de la Gender Equality : « il faut qu’il y ait un programme pour tous, afin que tout le monde puisse avoir du soutien».

Ces cas de maltraitance des hommes est-il surprenant ? Non nous répond notre interlocuteur. « Les cas sont nombreux, car souvent on retrouve des cas où l’homme subit des problèmes psycologiques liés au chantage de leurs conjointes». Plusieurs fois, ces femmes profèrent des menaces à leurs époux, comme « si to pa donne moi sa, mo pu met twa la police», c’est l’une des phrases qu’on entend souvent dans des couples mauriciens.

Autre problème qu’il trouve être une forme de discrimination est le cas des hommes qui ont des rapports sexuels avec des mineurs. Selon le président de SOS Papa, « c’est incompréhensible comment, d’après la loi mauricienne, même si la fille est consentante ou pas, c’est uniquement l’homme qui a des problèmes avec la justice». Il est d’opinion qu’il est « grand temps que cela change», car pour lui, dans certains cas, les deux ont commis une entorse à la loi. Sinon, avec un brin d’humour, il nous dit que « sinon garson la pu bizin demande tifi la 1 carte identité avant gagn rapport sexuel avk li».

Loi amendée

Parlant du violence domestique à Maurice, Darmen Appadoo, nous fait comprendre que la loi a été amendée afin de contrecarrer ce phénomène. Mais ironiquement les cas de violences conjugales est en hausse. Au lieu de durcir les lois, qui se montrent très futiles, il demande à ce que les autorités fassent des études pour comprendre pourquoi en dépit de la sévérité des lois, le nombre de cas augmente de jours en jours. Il fustige également le département de la Police Family Protection Unit, qui selon lui est composé uniquement des femmes. « Alors si un homme  a des  soucis, comment pourra-t-il se tourner vers cette institution? Toutes sont des femmes. Sera-t-il libre pour s’exprimer? Mais non! » S’insurge-t-il. De ce fait, il fait un appel au commissaire de Police, Mario Nobin, pour qu’il revoit cette situation. Notre interlocuteur nous fait parvenir par ailleurs, que son association avait fait un proposition a l’ex-chef juge pour avoir un homme et une femme comme juge au Family Fourt, qui avait été approuvé, « ce n’est pas qu’on est discriminatoire envers les femmes, mais juste qu’on veut voir ce concept d’égalité des genres», précise-t-il.

Par conséquent, il nous fait part la situation d’un de ses amis qui avait des problèmes conjugaux et ce dernier avait demandé une Protection Order de la part des officiers de la Family Protection Unit. « Il était stupéfié en apprenant en arrivant en Cour, que son désormais ex-épouse avait elle aussi fait la demande pour une protection order à son encontre ». Alors pour se venger du mari, la femme aurait « fait tout pour que le mari fasse quelque chose pour qu’il ait matière à poursuite ».

Situation délicate

Il égratigne même l’approche des officiers de police quand c’est une femme qui leur rapporte un cas de maltraitance. Il soutient que quand il s’agit d’une femme, « la force policière ne fait pas vraiment une enquête pour savoir s’il y a eu fausse accusation ou pas ». Pour lui, c’est une situation délicate pour ces derniers, car la plupart de ces « victimes » de violences domestique, en payant des amendes, cela a une conséquence négative sur leurs certificats de moralité. « Ce qui implique ne plus être employable».

De ce fait quel est vraiment le rôle de SOS Papa? Et bien, selon son président, c’est simple, «beaucoup d’hommes ne connaissent pas leurs droits, donc notre travail est de le faire connaître ses droits et aussi de le conseiller sur comment se comporter  quand l’individu se présente en Cour ». « Souvent, les victimes ne dénoncent pas leur partenaire. L’ego, ajouté à la honte et le qu’en-dira-t-on, les enferment dans une bulle où ils souffrent en silence.  C’est peut-être pour cette raison que ce phénomène, qui n’était même pas imaginable quelques années auparavant, reste tabou. L’émancipation de la femme est une des causes de cette situation ».

Melany Nagen, avocate : « Homme battus, toujours un sujet tabou »

Melany Nagen

  • Quel impact l’émancipation des femmes a-t-elle sur la vie conjugale ?

Malheureusement, une des répercussions de l’émancipation de la femme dans la société mauricienne fait qu’il y a bon nombre d’homme qui sont sujets aux violences exercées par leur conjointe.

  • Quel sont les violences que subissent les hommes dans la société ?

Il est important de faire ressortir que la violence envers les hommes ne se limite pas à la violence physique, mais aussi aux abus verbaux comme des commentaires insultants et dérisoires. Ils sont victimes d’abus psychologiques, en termes de chantages, manipulations ou même des instances d’intimidations. Ces hommes victimes cèdent souvent sous le poids de la pression par peur d’être privés des enfants. Ce genre de violence reste subtil et la plupart du temps les hommes ignorent même le fait qu’ils en en sont victimes. De plus, ils sont physiquement agressés et brutalisés par leurs compagnes.

  • Que dit la loi concernant la violence domestique ?

à Maurice, la “Domestic Violence Act 1997” a été instituée pour assurer la protection des femmes, des enfants et aussi bien des hommes victimes de sévices conjugaux. La Family Protection Unit a été mise en place pour rapporter cas d’abus et tout comme pour leurs épouses, les  hommes aussi peuvent déposer leurs complaintes pour etre protégés contre leurs conjointes violentes.

Et les hommes ont aussi le droit d’être protégés de la violence de leur conjointe et peuvent faire une application en Cour pour ainsi se voir accorder une ordonnance de protection, plus connue a Maurice comme le “protection order”, dans laquelle les mesures de protections sont stipulées. Le “Protection order” sera limité durant une période spécifique et sera renouvelable si les circonstances l’exigent.

Cependant, étant une société avec une mentalité toujours quelque peu archaïque, les hommes battus à Maurice restent incontestablement un sujet tabou. Les hommes quoi qu’ils souffrent des maltraitances conjugales, préfèrent ne pas rapporter les cas d’abus, par honte ou par crainte d’être ridiculisé. Il est incontestable qu’un nombre très faible d’hommes ose porter plainte et faire une demande de « protection order » contre leurs épouses.

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Betamax: Pas de « révision judiciaire » pour le CP sur le « move uncommon » du DPP

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Betamax: Pas de « révision judiciaire » pour le CP sur le « move uncommon » du DPP

Le Commissaire de Police ne pourra pas avoir recours à une revision judiciaire. Son application en Cour suprême dans ce sens sur la « decision making process » du Directeur des Poursuites Publiques de prononcer un non-lieu contre les accusés dans l’affaire Betamax sans l’avoir informé mais à travers un communiqué, a été rejetée mercredi. Les juges Hamuth et Fekna, même s’ils considèrent que le manoeuvre du DPP « was certainly uncommon » dans cette affaire, sont arrivés à la conclusion que le communiqué a fait plus de bien que mal aux yeux du public.

Le CP avait soutenu dans son affidavit que le DPP avait communiqué publiquement sa décision le 23 novembre 2016 avant de l’informer. Ce qui a « affaibli l’autorité du CP aux yeux du public et dans le fonctionnement du système de justice pénale ». Il est mentionné dans l’affidavit que « the applicant is aggrieved by the course of action adopted by the respondent which, according to him, is most unusual in the sense that it was improper for the respondent to give his advice in the public domain before having given formal advice to the applicant in the PF 100. This, according to the applicant, undermines his authority in the eyes of the public and is detrimental to the proper working of the criminal justice system in the country. Further, the applicant has averred that, having regard to the provisions of the Standing Orders made pursuant to section 6 of the Police Act, the action of the respondent constitutes a procedural irregularity. It is also the contention of the applicant that the respondent has failed to take into account relevant matters and that the decision reached by him is unreasonable. The present application for judicial review is being made because there is a strong public interest element in the matter. »

Pratiquement tous les points présentés par les hommes de loi du CP ont été rejetés.  Les juges Hamuth et Fekna, même s’ils considèrent que la prise de position du bureau du DPP était “uncommon”, pensent que vu la portée de cette affaire et les personnes impliquées, la publication de sa décision à travers un communiqué a peut-être fait plus de bien que de mal aux yeux du public. Ils écrivent ceci: “We are of the view that the course of action adopted by the respondent in this case was certainly uncommon. But, we are not prepared to say that it amounted to an irregularity, let alone a serious irregularity warranting a judicial review of the decision making process and of the decision of the respondent. At the end of the day, what matters is whether the decision of the respondent was transparent and clearly explained. Any right-thinking citizen cannot claim to have his confidence in the criminal justice system undermined as long as the decision not to prosecute was fully justified. In view of the interests at stake and the personalities involved in this case, the publication of the decision of the respondent by way of a communiqué may have achieved more good in the public eye.”

Les juges ont rappelé au CP que des poursuites doivent être entamées devant une cour de justice contre des suspects que quand “there is a strong likelihood of the case against the suspects being proved beyond reasonable doubt whilst bearing in mind procedural rules and the admissibility of evidence. To do otherwise would only amount in a wastage of time, effort and public funds.”

Pour rappel, ce “non-lieu” avait été prononcé par le Directeur des Poursuites publiques en faveur des personnes inculpées après une enquête sur l’affaire Betamax. Une enquête qui concernait les procédures entourant l’octroi d’un contrat de Rs 10 milliards à la compagnie Betamax de Vikram Bhunjun pour le transport de produits pétroliers entre l’Inde et Maurice, et ce sans l’aval du Procurement Board, avait été communiqué directement au public.

 

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Fête du Travail: Le Muvma Premye Me honore les travailleurs à sa façon

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Fête du Travail: Le Muvma Premye Me honore les travailleurs à sa façon

Fête du Travail: Le Muvma Premye Me honore les travailleurs à sa façon

Le Muvma Premye Me, en collaboration avec diverses fédérations telles que, la CTSP, LALIT, la Fédération des Travailleurs Unis (FTU), et quelques  autres, se rassembleront pour le dévoilement d’une stèle à l’occasion de la fête du travail. Le dévoilement se fera à Plaza, à Rose-Hill le premier mai prochain et a pour but d’honorer ceux qui ont lutté pour la cause des travailleurs.  Le syndicaliste fait aussi appel aux membres du public à venir avec d’autres noms qui pourraient être ajoutés à la stèle.

Jack Bizlall avance que diverses organisations seront présentes durant ce rassemblement. Plusieurs participants prendront la parole et élaboreront sur la lutte de la classe sociale.

Par ailleurs, le syndicaliste Reaz Chuttoo, annonce que les membres des fédérations se réuniront pour une marche lors de la fête du travail à Beau-Bassin. Elle débutera à 9h 30, avec un dépôt de gerbes devant le bureau de poste.

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Kunal Naik : « La composition des drogues synthétiques interpelle»

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Kunal Naik : « La composition des drogues synthétiques interpelle»

Kunal Naik : « La composition des drogues synthétiques interpelle»

La drogue synthétique continue à faire des ravages dans le pays. Le Collectif Urgence Toxida (CUT) tire une fois de plus la sonnette d’alarme sur la gravité de la situation. Les membres de l’ONG, dont Danny Philippe, Kunal Naik, Rosy Khedoo et Jonathan Narain, ont réuni la presse, ce jeudi 26 avril.

Kunal Naik,déplore un manque de communication autour du National Drug Master Plan, surtout du ministère de la défense. « Mo pa kone kan pou implemante li. Kan li pou passe devant kabinet ministeriel. Kan zot pou get ki bann mézir bizin met anplas dan sa program la.» Il y a une urgence, souligne-t-il. Il affirme qu’il y a une montée de la drogue synthétique.

« li telman danzere ki nu pas kone ki bann molecule ki pe sirkiler. Nu pa kone kuma pou donn enn appui medikal a sa bann sibtans la.» Il est d’avis qu’il faut d’abord venir de l’avant avec un plan directeur sur la prévention avant d’implémenter le National Drug Master Plan. Ce plan directeur devra concerner ceux qui sont les plus vulnérables à la drogue synthétique.

Danny Philippe abonde dans le même sens. Le président de CUT explique qu’il faut un plan global. « Nu gayn bann deman tou le zur.  Ki li dan bann lekol, bann firm privé ek bann kartier. Zot tou dir nu la drog enn problem. Ki nu (CUT) kapav fer.  Ena fwa nu impuissant. Nu pas kapav reponn a tou demande. Li demande bouku zefort, bouku appui financier.» Le gouvernement doit venir de l’avant avec un mechanisme national de prévention.

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