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Rencontre tendue entre Hollande, Merkel et Poutine sur la Syrie

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Rencontre tendue entre Hollande, Merkel et Poutine sur la Syrie

Moscou se contente de simples pauses dans le bombardement d’Alep. Le président français et la chancelière allemande ont bien été obligés d’admettre que, face à M. Poutine, leurs moyens de pression restent très limités.

Un « échange très clair et très dur », a résumé la chancelière allemande. « Nous nous sommes dit les choses car dans ce type de rencontre, mieux vaut être franc et direct », a ajouté le président français. Il était pratiquement une heure du matin, jeudi 20 octobre, quand Angela Merkel et François Hollande se sont présentés ensemble, devant la presse, pour rendre compte de la « réunion de travail sur la Syrie » qui venait de s’achever à la chancellerie, à Berlin, en présence de Vladimir Poutine.

Si le but de ce rendez-vous était, pour les dirigeants français et allemands, d’afficher leur unité et leur fermeté face au président russe sur le dossier syrien, alors l’objectif a été rempli. L’un comme l’autre, M. Hollande et Mme Merkel ont qualifié de « crimes de guerre » les frappes russo-syriennes à Alep. Tous deux ont également demandé un « arrêt des bombardements » contre la deuxième ville du pays, expliquant que la lutte contre une minorité de « terroristes » ne peut justifier le fait de s’attaquer à plusieurs centaines de milliers de « civils ». Tous deux en ont enfin appelé à un « cessez-le feu durable », seule condition, à leurs yeux, pour « acheminer une aide humanitaire » qu’une « trêve de quelques heures » ne saurait permettre.

Geste de bonne volonté

A très court terme, M. Hollande et Mme Merkel peuvent donner le sentiment d’avoir eu gain de cause. Après la réunion à la chancellerie, M. Poutine a ainsi indiqué qu’il était prêt à suspendre les « frappes aériennes » et à prolonger, « autant que possible », la « pause humanitaire » à Alep, annoncée mardi et prévue à l’origine pour durer seulement onze heures, jeudi. Au même moment, l’armée syrienne annonçait, de son côté, une trêve quotidienne de huit heures pendant trois jours, les 20, 21 et 22 octobre.

Ce geste de bonne volonté ne doit cependant pas tromper. D’abord, parce que le président russe a pris soin de l’annoncer, de son côté, lors d’un bref point presse à l’aéroport de Berlin, et non aux côtés de ses homologues français et allemand, ce qui peut se lire comme une volonté, de sa part, de montrer qu’il agit de son propre chef, et non sous une quelconque pression extérieure. Ensuite, parce que M. Hollande et Mme Merkel, lors de leur conférence de presse commune, ont bien été obligés d’admettre que, face à M. Poutine, leurs moyens de pression restent très limités.

Interrogés sur d’éventuelles « sanctions » susceptibles d’être prises contre la Russie en raison des « crimes de guerre » commis à Alep, la chancelière allemande et le président français se sont en effet montrés assez prudents. « Tout ce qui peut être de l’ordre de la menace peut être utile », a certes déclaré à ce sujet M. Hollande. « On ne peut pas se priver de cette option », a renchéri Mme Merkel.

De ce côté, M. Poutine sait cependant qu’il n’a pas grand-chose à craindre. Parmi les vingt-huit Etats qui participent au Conseil européen de Bruxelles, jeudi 20 et vendredi 21 octobre, une majorité rechigne à prendre, sur la Syrie, des sanctions du même type que celles qui ont été adoptées contre la Russie à propos de l’Ukraine. « Mais certaines capitales européennes voulaient les alléger voire les lever, l’émotion créée par la tragédie d’Alep a coupé court à ce débat, au moins pour le moment », relève un haut diplomate français.

Déploiement en Méditerranée

S’il joue en apparence l’apaisement, Vladimir Poutine n’en garde pas moins son cap. Juste avant la rencontre de Berlin, il a téléphoné à Bachar Al-Assad pour bien afficher sa proximité avec le dirigeant syrien. Et surtout il continue de renforcer le dispositif militaire russe. Des navires de la flotte du Nord et de la Baltique, dont le porte-avions Amiral Kouznetsov, font route vers les côtes syriennes.

Ce déploiement russe en Méditerranée orientale s’annonce comme un des plus importants depuis la fin de la guerre froide. Une manière pour le Kremlin de rappeler haut et fort aux Occidentaux que sur le terrain le rapport de force est clairement en sa faveur.

(Source : lemonde.fr)

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WhatsApp revoit sa politique d’utilisation, l’âge nécessaire passe de 13 à 16 ans  

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WhatsApp revoit sa politique d’utilisation, l’âge nécessaire passe de 13 à 16 ans  

WhatsApp revoit sa politique d’utilisation, l’âge nécessaire passe de 13 à 16 ans

L’âge requis pour l’utilisation de WhatsApp est passé à 16 ans. Cette décision survient dans le cadre des Règlements Général sur la Protection des Données (RGPD) qui entrera en vigueur, le 25 mai 2018, dans l’Union Européenne. Si par le passé, un utilisateur de 13 ans pouvait s’enquérir d’un compte WhatsApp, il n’est dorénavant plus possible de s’inscrire à l’application en dessous de 16 ans. Cependant, seuls les utilisateurs Européens seront concernés par cette nouvelle démarche.

WhatsApp s’engage à envoyer une notification à ses utilisateurs résidant la région Européenne pour les informer des changements  générales d’utilisations. Toutefois, la firme, n’a pas révélé comment il comptait s’assurer du respect de ce nouveau règlement.

Les réseaux sociaux ont été sujets à bien des controverses au cours de ces dernières semaines et la fuite d’informations personnelles  a suscité l’attention de plus d’un.

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Manifestations en Corée du Sud, les craintes des uns face aux attentes des autres

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Manifestations en Corée du Sud, les craintes des uns face aux attentes des autres

Manifestations en Corée du Sud, les craintes des uns face aux attentes des autres

Le Sommet des deux Corées a déjà été fixé pour ce vendredi 27 avril. Tandis que les deux dirigeants Coréens se montrent favorables aux pourparlers, la tension monte en Corée du Sud.

À un jour du sommet des deux Corées,  la tension est palpable. Des manifestations ont été tenues en Corée du Sud. Alors que la semaine dernière, une ligne directe avait été établie entre les deux dirigeants Coréens Moon Jae-in et Kim Jong-un, des manifestants sont descendu aujourd’hui dans les rues pour contester le sommet.

Tandis que ce sommet laisse entrevoir l’espoir de la paix entre le sud et le nord, les nationalistes sud coréens prennent, quant à eux, contrepartie de cette vision pour le moins utopique. Ainsi, une partie de la population sud coréenne se montre très sceptique à ce sujet. Ces derniers gardent toujours des séquelles du passé épineux entre les deux Etats voisins. Les manifestants déclarent que ce sommet est une mascarade et que le dirigeant Nord Coréen, Kim Jong-un, n’est pas prêt d’enterrer la hache de guerre. Ce dernier, a annoncé il y a une semaine l’arrêt des essaies nucléaires, une déclaration qui sonne, néanmoins, faux aux oreilles des nationalistes sud coréens.  Ces derniers s’appuient sur la guerre de Corée, suite à laquelle l’Etat Nord Coréen avait failli à honorer les engagements bilatéraux, notamment des sur le sujet qui fâche : les essaies nucléaires.

Pour une réunification « Illuminer nos vies malgré les circonstances… »

Photo d’illustration

Hormis ceux qui s’opposent à ce sommet, certains sud coréens espèrent vraiment la fin des conflits. La nouvelle génération fait parti de ceux qui adhèrent à l’idée d’une possible réunification. Cette jeunesse, espèrent grâce à l’assouplissement  des relations, des échanges culturelles. Parallèlement, bon nombre de personnes se sont réunis à Seoul afin de se recueillir. Ainsi, de nombreux religieux se sont groupés et ont illuminé des flambeaux, afin de transmettre un message fort, à moins de 48 heures du sommet.  Les flambeaux illustrent « comment nous sommes capables d’illuminer nos vies malgré les circonstances… », a déclaré un religieux.

Dans l’attente du sommet, et suite aux descentes dans les rues, les forces de l’ordre ont été déployées pour  parer à toute éventualité.

 

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Corée du Nord/Corée du Sud: Une rencontre historique ce vendredi entre Kim Jong Un et Moon Jae-In

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Kim Jong Un et Moon Jae-in se retrouveront pour un sommet historique ce vendredi. Deux sujets sensibles, les essais nucléaires nord-coréens et l’éventualité d’un traité de paix pour mettre fin formellement à la guère de 1950-53, devraient être évoqués. Le monde retient son souffle…

Une rencontre historique à la frontière. Ce vendredi, les dirigeants des deux Corées se retrouveront sur La ligne de démarcation militaire qui divise la péninsule, en vue de leur sommet. Un événement qui promet d’être hautement symbolique: lorsque Kim Jong Un franchira cette ligne, il deviendra le premier dirigeant nord-coréen à fouler le sol sud-coréen depuis la fin de la Guerre de Corée, il y a 65 ans.

Ce sommet sera seulement le troisième du genre, après deux réunions intercoréennes à Pyongyang en 2000 et 2007, et résulte de l’effervescence diplomatique qui s’est emparée ces derniers mois de la péninsule. La réunion doit être le précurseur d’un autre face-à-face historique très attendu, entre Kim Jong Un et le président américain Donald Trump.

La question de l’arsenal nucléaire nord-coréen devrait figurer parmi les sujets prioritaires. En 2017, Pyongyang a mené son essai nucléaire le plus puissant à ce jour et testé des missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) mettant à sa portée le territoire continental des États-Unis.

Des tensions qui semblent s’apaiser depuis que Kim Jong Un a annoncé le 1er janvier, à la surprise générale, la participation de son pays aux jeux Olympiques d’hiver de Pyeongchang, au Sud. Un rapprochement spectaculaire s’en est suivi.

Les deux dirigeants pourraient aussi aborder la question d’un traité de paix pour mettre formellement un terme à la Guerre de 1950-1953. Le conflit s’était achevé sur un simple armistice si bien que les deux pays sont toujours techniquement en guerre. La reprise des réunions de familles divisées par la guerre pourrait également être discutée.

Après la séance du matin, les deux dirigeants iront à pied vendredi jusqu’à la Maison de la paix, où fut signé l’armistice.  Par la suite, les deux délégations déjeuneront chacune de leur côté, les Nord-Coréens franchissant la frontière dans l’autre sens pour leur collation.Et avant que début la séance de l’après-midi, Kim Jong Un et Moon Jae-In planteront un pin. Cet arbre “représentera la paix et la prospérité sur la Ligne de démarcation militaire, qui est le symbole de la confrontation et de la division depuis 65 ans”, a ajouté Im Jong-seok.

La terre viendra du Mont Paektu, endroit sacré aux yeux des Nord-Coréens, et du Mont Halla, sur l’île sud-coréenne de Jeju. Après la signature d’un accord, un communiqué conjoint devrait être publié.

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