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Interview

Samir Sobha: “Malhonnête de dire que l’équipe nationale n’est pas sur la pente ascendante”

Herve Runga

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Samir Sobha (président de la MFA):“Malhonnête de dire que l’équipe nationale n’est pas sur la pente ascendante”

La Ligue Professionnelle reprend ses droits dans quelques jours et nos footballeurs entreront dans leur 3e saison. Inside News a rencontré le président de la Mauritius Football Association, Samir Sobha, pour un tour d’horizon sur des sujets importants touchant le football mauricien. La régression de Maurice au classement de la FIFA, les JIOI 2019, l’arrivée du DTN, Sébastien Sirot, le choix de Jonathan Bru et la régionalisation, il en parle.

  • M. le Président, la Ligue Professionnelle reprend ses droits le 22 octobre. Après deux saisons, pensez-vous qu’on est sur la bonne voie?

Avec la MPFL, nous entamons cette troisième saison dans quelques jours et nous sommes déjà dans le vif du sujet. A chaque saison, nous essayons, bien évidemment, d’apporter des nouveautés et de faire ainsi en sorte que les choses s’améliorent. Certes, tout n’est pas rose, mais il faut reconnaître qu’avec l’avènement de la professionnalisation, le football mauricien a repris un nouveau souffle. Lentement mais sûrement, le niveau progresse. Les joueurs se consacrent désormais à plein temps au football et cela a une répercussion positive. Dans certains stades de proximité, le public répond présent. Bref, nous sommes sur la bonne voie, même s’il a encore du chemin à faire.

  • Il existe deux entités, la MFA et la MPFL. Y a-t-il une entente entre les deux instances?

L’entente est bonne et le travail se fait tout en symbiose entre les deux instances. Il faut savoir que la fédération a rétrocédé les droits d’organisation de la ligue professionnelle à la MPFL, mais les deux entités ne font qu’une pour le bon fonctionnement et la réussite de ce football d’élite. Nous progressons.

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  • Après deux années de professionnalisation, vous parlez de progrès. Mais Maurice a dégringolé lors du dernier classement de la FIFA?

Avec le gouvernement qui nous accorde un support tous azimuts et la MPFL, par l’intermédiaire de la ligue professionnelle, nous avons ensemble jeté de nouvelles bases pour notre football. Nous avons consenti beaucoup d’effort et investissement au niveau du Club M et, il faut faire preuve de mauvaise foi si on dit que l’équipe nationale n’est pas sur la pente ascendante. Nous avons récolté des résultats concluants en deux ans avec des matches nuls contre le Burundi et le Togo en amicaux, sans compter des victoires convaincantes contre le Rwanda et le Mozambique en éliminatoires de la CAN. Des performances probantes auxquelles le Club M n’a pas enregistré depuis belle lurette. Ce qui nous a permis à un certain moment de gagner une cinquantaine de places au classement mondial. Après, il faut relativiser, car sur la scène internationale, quand on ne joue pas, il est normal de perdre quelques rangs. Globalement, on peut afficher la satisfaction car nous disposons d’une jeune génération prometteuse.

  • L’arrivée d’un Directeur Technique National est une bonne chose. Peut-on s’attendre à revivre l’époque de François Blaquart avec un bon dynamise dans le domaine de la formation?

Un DTN a pour principale mission de s’occuper de toutes les structures de jeunes et de formation. Sebastien Sirot est en place depuis seulement un mois et, en très peu de temps, il s’est mis rapidement à l’ouvrage avec comme objectif de relancer toutes les bases de notre football. Depuis le grassroots jusqu’aux centres techniques régionaux en passant par les écoles de football, des détections pour les sélections des catégories de jeunes aussi bien que l’évaluation des encadreurs. Il y a du boulot pour relancer tout ce qui touche à la formation sur le court, moyen et long terme.

  • Et le rôle du jeune Jonathan Bru dans cette structure?

C’est à la demande de Sebastien Sirot que Jonathan Bru a accepté d’assumer le rôle d’adjoint à la direction technique nationale. La formation est un grand chantier qu’il faut réactiver et remodeler rapidement. Il y a tellement de choses à faire et des projets à mettre en place qu’un DTN ne pourra pas faire tout seul. D’où le choix de Jonathan Bru en tant qu’assistant DTN et tous les deux ont commencé un travail en synergie.

  • La date des Jeux des Iles a été annoncée. Le Club M aura une obligation de résultat en 2019?

Les Jeux des Iles est quelque chose de vraiment particulier pour les Mauriciens. De surcroît, quand ils sont organisés chez nous. Ce sera le cas en 2019. Quand on sait qu’à chaque fois que les Jeux des Iles se sont tenus chez nous, on a gagné l’or en football, il va de soi que le football mauricien sera attendu au tournoi par ses adversaires.Nous sommes conscients que l’attente de la nation sera grande. Tout sportif qui s’engage dans une compétition y va pour la gagne. Personne ne participe pour perdre…

  • Les prochaines élections de la MFA sont-elles sur votre agenda…

Les élections de la MFA ne sont pas pour de si tôt. Chaque chose en son temps. Pour l’instant, j’ai un mandat de President à compléter avec des objectifs définis à atteindre et je m’y attelle avec toute mon équipe pour les mener à bien. Quand l’heure des élections sonnera, on verra à ce moment.

  • Trois équipes de la capitale venant des faubourgs spécifiques dans un championnat. Ça va être très très chaud…

On ne va pas réveiller les morts. Nous avons passé à autre chose depuis des années en dépit du fait que la régionalisation tarde à s’implanter dans les esprits. Cependant, une seule réflexion me traverse à l’esprit. C’est que Port-Louis demeure un gros vivier de footballeurs. Pour avoir trois clubs d’une même région en ligue professionnelle dans une même saison, c’est exceptionnel et inédit. Cela démontre surtout qu’il y a de la place pour tout le monde et que le football rassemble.

 

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[VIDEO] Roubina Jadoo-Jaunbacus: «Une unité de psychologues attachée aux shelters»

Bam Fareedun

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ubina Jadoo-Jaunbacus: «Une unité de psychologues attachée aux shelters»

[VIDEO] Roubina Jadoo-Jaunbacus: «Une unité de psychologues attachée aux shelters»

La ministre de l’égalité des Genres l’a annoncé lors d’une interview sur Inside News.

Enfants maltraités, conditions déplorables de certains shelters, abus des sinistrés dans les centres communautaires, autant de dossiers épluchés par la ministre Roubina Jadoo Jaunbacus lors de cette entrevue.

Dans le sillage des sinistrés post-Berguita, la ministre affirme avoir donné tout son soutien aux victimes. Toutefois, elle avance qu’il y a certains paramètres qu’il ne faut pas dépasser. Aussi concernant les shelters, la ministre annonce la mise sur pieds de nouvelles mesures pour éviter les mêmes cafouillages dans les deux shelters appelés à fermer leurs portes récemment.

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Interview

Bashir Taleb: “Si on arrive à diminuer le ratio prof/élève, on assurera une éducation de meilleure qualité”

Bam Fareedun

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Bashir Taleb: "Si on arrive à diminuer le ratio prof/élève, on assurera une éducation de meilleure qualité"

Bashir Taleb: “Si on arrive à diminuer le ratio prof/élève, on assurera une éducation de meilleure qualité”

Une réduction d’élèves par classe, création d’un maths lab, l’allongement de la journée scolaire sont entres autres les propositions de la Managers of Private Secondary Schools Union (MPSSU). Des propositions ont émergé après le séminaire qui a été organisé sur deux jours en vue de rehausser la performance des apprenants. Inside news a rencontré Bashid Taleb, représentant des Managers des collèges privés pour en connaître davantage. Nous en avons profité pour discuter du fléau de la drogue qui touche les jeunes.

M. Bashir Taleb, parmi les propositions qui ont émergé après ce séminaire figure une demande pour une réduction d’élèves par classe. Pourquoi une telle demande ?

Actuellement une classe compte au moins 40 élèves et c’est trop. Si on arrive à diminuer le ratio prof/élève, on pourra fournir une éducation de meilleure qualité. Aussi, dans les collèges privés il y a une baisse dans le nombre d’élèves et au lieu licencier les enseignants surnuméraires, on peut améliorer le ratio prof/élèves.

Si vous dites que 40 élèves par classe c’est beaucoup, ce même nombre ne cause-t-il pas de problèmes pour les leçons particulières. Il n’y a pas de l’hypocrisie quelque part ?

Non, ce n’est pas vrai de dire que nous sommes hypocrites à ce sujet. D’ailleurs, pour les leçons privées le contexte est différent. Ici ce sont les parents qui en veulent et ils cherchent toujours un enseignant qui a fait un renom dans la matière. Peu importe le nombre d’élèves, ils sont tous partants. Une leçon privée c’est une session at one go, sans pause, sans récréation. On ne doit pas comparer l’incomparable.

Il est aussi suggéré qu’il faut rallonger la journée écolière…ça risque de faire bouger les syndicats?

Ce n’est pas une proposition facile à mettre en pratique. Il y a beaucoup de facteurs qui entrent en jeu. Il faut reconsidérer les moyens de transport, la sécurité et autres éléments pratiques. De toute façon, avant de venir avec une telle mesure, il faut consulter et les élèves et les parents. Laissez-moi vous dire que dans les pays où cette formule est en vigueur, ils ont une tout à fait autre culture. Nous sommes très loin de là.

Etes-vous en faveur des Maths lab et autre Language lab ?

Oui, parfaitement. Mais dans certains établissements il y a déjà des Maths lab. Par contre pour les Language labs cela demande de gros investissements pour les équipements appropriés. Mais je suis convaincu que ces labs seront très bénéfiques aux élèves.

Parlez-nous de la Teachers Academy, comme proposée par les autorités?

Si c’est pour valoriser les enseignants, c’est une bonne chose. Mais il ne faut pas banaliser une telle instance. Ce sera dommage si la Teachers Academy sert seulement à remettre des prix à d’éventuels gagnants des concours quelconques.

Bashir Taleb, la drogue synthétique gangrène notre jeunesse. Cela vous fait peur en tant que pédagogue ?

Non, je n’ai pas peur mais je suis inquiet. D’ailleurs, laissez-moi vous dire que l’Association des Managers des collèges privés a déjà déposé devant la Commission d’enquête sur la drogue. Nous avons bien mis l’accent sur le besoin de créer des instances appropriées pour traiter les cas de drogue dans les écoles. La situation dans les écoles est déjà grave, et voilà que la drogue s’y met. Nous avons proposé à la Commission la formule aux grands maux les grands moyens. Il nous faut un monitoring, une surveillance accrue des comportements douteux des élèves. Pour le moment on ne peut qu’alerter la police, et certains collèges sont réticents à le faire, puisqu’il y va de la réputation de l’établissement. Aujourd’hui, quand on découvre qu’un élève se drogue, on fait tout pour le transférer dans un autre collège. On est en train, tout simplement de shifter le problème, et ce n’est pas la solution. On ne peut pas éliminer l’élève. Il faut trouver moyen de le réhabiliter.

On parle de l’introduction de l’enseignement des valeurs morales. Qu’en dites-vous ?

Cela existe déjà dans les collèges confessionnels. Mais si on veut que l’enseignement des valeurs morales améliore la disposition des élèves, cela ne doit pas être didactique seulement. Pour que les valeurs morales puissent avoir un effet positif et constructif sur l’enfant, il faut que ces valeurs soient basées sur des activités concordantes. L’enfant doit vivre ces valeurs pour que ça lui reste dans la peau, sinon c’est peine perdue.

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[vidéo] Vivian Gungaram: «Le harcèlement sexuel dans le domaine sportif existe à Maurice, comme partout dans le monde»

Bam Fareedun

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Vivian Gungaram: «Le harcèlement sexuel dans le domaine sportif existe à Maurice, comme partout dans le monde»

[vidéo] Vivian Gungaram: «Le harcèlement sexuel dans le domaine sportif existe à Maurice, comme partout dans le monde»

Le président de la Mauritius Athletics Association n’y est pas allé de mains mortes concernant ce sujet qui fait la une actuellement.

Dans une entrevue accordée à Inside News, il a fait le point sur le harcèlement sexuel subi par les athlètes des deux sexes par des entraineurs ou accompagnateurs. Pour Vivian Gungaram, les autorités doivent procurer des conseils aux athlètes constamment. Ils devront aussi être suivis par des psychologues afin de prévenir toute mésaventure en ce sens.

 

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