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Sorcellerie – Magie noire : Un enfer qui peut vous coûter la vie

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Sorcellerie – Magie noire : Un enfer qui peut vous coûter la vie

Ce n’est un secret pour personne, la magie noire fait, malgré tout, partie des mœurs mauriciennes . Il fut un temps où nos aînés croyaient énormément dans la pratique de l’exorcisme.  Qu’en est-il de la situation en 2016?  Inside News s’est intéressé à cette question qui est jugée tabou dans notre société qui se dit moderne.

«Pa ress kot pye apre 6h, ena move zer laba ». On a souvent entendu cette phrase venant de nos parents. On peut leur prendre pour des « superstitieux », mais ils nous disent souvent que « le mal existe». Par rapport aux derniers cas de meurtre, on s’aperçoit que des corps sont retrouvés décapités. Or selon certaines personnes, il se peut que la sorcellerie soit à l’origine de ces actes barbares.

Il est 18h. La nuit vient de tomber. A quelques pas d’une rivière, nous rencontrons Yashvin ( nom fictif), un jeune qui s’y connait en la matière et qui prétend avoir lu différents livres liés au satanisme. Satan, le passionne. Il aurait même déjà pratiqué des rites maléfiques. Il a donc accepté de nous expliquer ce monde du « fer jab ». Il fait comprendre qu’« il y a des cas où un individu a recours à un rituel impliquant le sacrifice d’un animal». Mais il précise que dans certaines situations, « il se peut qu’on ait recours un sacrifice humain ». Il soutient que ces personnes qui s’adonnent à des sacrifices humains sont des celles qui sont à la recherche d’une énergie ; « des adeptes de la magie noir, qui sont en manque  d’énergie surnaturelle ».

 Yashvin avance que, selon des versets sataniques originaires de l’Inde, « ce processus de sacrifice réclame une jeune fille, de surcroît vierge ». C’est obligatoire, insiste-t-il. Pourquoi cela? « Une jeune fille est considérée comme étant pure et le sang d’une fille est plus consistant que celui de l’homme », fait-il ressortir. Il souligne que cette pratique, rare à Maurice, « est comme une demande à Dieu». Décapiter une jeune fille peut, selon les croyances sataniques, rapporter à la personne du bonheur dans la vie.

 Mais comme tout sacrifice, martèle-t-il, cela comporte aussi des risques. « Si vous le faites une fois, il faut continuer avec ces rituels, sinon cela peut retourner contre la personne».

Pour soutenir ses dires, il raconte un fait réel qui s’est produit à Maurice. «Il y avait un jeune homme qui était un disciple du satan. Il pratiquait de la sorcellerie, et tout d’un coup il s’est retiré de ce monde. Cela lui a causé beaucoup de tort. Il est tombé malade et ses proches ont dû réciter des prières pour le sortir de cette impasse».

Yashvin avance qu’il existe deux types de magie, « le white magic» et « black magic». Notre interlocuteur nous explique que la magie blanche est une pratique courante, qui se fait « pour guérir les personnes malades, comme le reiki». En ce qui concerne la magie noir, il le décrit comme « une solution pour les personnes qui ont divers problèmes dans leurs vies, mais qui n’arrivent pas à les résoudre ».

Selon Yashvin, la voie qui mène vers les traiteurs est un choix, « soi dimoun la ale vers bondie ou satan ». Une des situations qui conduit vers la sorcellerie, explique-t-il, c’est le sentiment d’être abandonné par le créateur.

 « Dans certains cas, on peut aimer Dieu mais ne pas le prier, et on peut être connaisseur de la présence du mal, mais ne pas prier satan ».

Un conseil qu’il donne à tous ceux qui se sentent  « possédés » par un quelconque pouvoir démoniaque, «c’est de toujours avoir une attitude très confiante envers ces ‘jabs’, car au cas contraire, si vous donnez l’impression que vous avez peur des esprits maléfiques, ils  vous tortureront, car selon la loi du satan, vous êtes des proies faciles ».

Vikass Baichoo psychologue : « Des personnalités sont aussi des adeptes de la sorcellerie»

Contacté par Inside News, Vikass Baichoo, psychologue, nous fait comprendre que pour lui, la sorcellerie est une croyance de certaines personnes. Il avance que ce phénomène n’est pas présent uniquement à Maurice, mais aussi dans des pays européens.

« Les personnes qui se tournent généralement vers des sorciers sont celles qui ont peur, qui sont angoissées et qui sont à la recherche d’une réponse ou d’une solution », dit-il. Ce sont des personnes qui sont généralement superstitieuses et qui ne se sentent pas bien dans leur peau. Ces gens peuvent être manipulés à travers l’émotion car ils sont vulnérables.

Selon le psychologue, « la sorcellerie n’est en aucun cas une solution rationnelle pour trouver des solutions à des problèmes qu’ils sont d’ordre moraux ou sentimentaux». Il ajoute, qu’il existe d’autres solutions plus crédibles, tels que les psychologues ou des ’counsellers’ qui sont à la dispositions de ces personnes pour apporter leurs soutien. Il est d’avis que le dialogue est primordial dans des cas de problème de détresse.

Pour combattre le fléau de la sorcellerie, il parle de l’importance des chefs religieux : « ces gens de chaque religion doivent accomplir leur devoirs en sensibilisant la population par rapport aux impacts néfastes de la sorcellerie ». Vikass Baichoo concède qu’à Maurice, « on a tendance à croire que ces actes sont pratiqués que par des personnes illettrés, or il y même des personnalités très haut dans l’échelle sociale qui sont aussi adeptes

de la magie noire».  Pour le psychologue, le système d’éducation doit être revu, « pour que les gens changent de mentalité. Il est impératif que dés leur bas âges, les enfants apprennent à choisir le bon chemin».  Pour que cela soit une réalité, il suggère l’introduction des classes de philosophie dans le primaire ainsi que dans le secondaire. « Cela aidera énormément l’individu à être un meilleur citoyen de demain, sans qu’il ou elle ne pense même à la sorcellerie», avance-t-il. Il conclut par dire que «  si vous croyez en quelque-chose de rationnelle, vous ne croirez pas dans l’irrationnel ».

Hindu Mahakaal : Nettoyer le mal qui détruit la société mauricienne

Un groupe de la Hindu Mahakall de 150 membres oeuvre dans le social depuis 2013. Pour combattre ces actes de sorcellerie, une dizaine de membres de cette association, majoritairement jeunes et présidée par Roshan Beekun, proposent ses services «pour nettoyer sa banes base sales la ».

Selon Arvind Ramkeessoon, secrétaire du mouvement,  « cette pratique endiablée tue notre société.» Le fait qui le tracasse aussi c’est « les charlatants arnaqueurs ». Selon lui, c’est des gens sans scrupules qui « font du business sur le dos des personnes qui ont des problèmes». «Ces mauvaises intentions ont été animées principalement par la jalousie, la vengeance et l’obsession. Beaucoup de gens en souffrent, d’autres peuvent en être malades» , souligne-t-il.

Pour l’instant, le secrétaire de l’association religieuse ainsi que ses membres ont nettoyé des lieux tels que route Bassin à quatres bornes, à Beau Songes et dernièrement dans un temple Yémen à Tamarin. Justement à Tamarin, « quand on a eu l’information de ces actes, on a mobilisé nos troupes pour aller voir ce qui se passait sur la place ». Sur place, raconte-t-il, c’était un sentiment de dégoût qui a envahi tout le monde, « on a vu des capsules contenant des noms des personnes  à l’intérieur, accrochés à des arbres à l’arrière du lieu de culte». Plus devant, il y avait des bougies, des sandalettes, des barrettes… « mon équipe a fait un très bon travail ce jour-là », se réjouit Arvind Ramkeessoon. Ainsi, il souligne que la communauté mauricienne pourra retrouver son lieu de culte pour prier. « En nous débarrassant de ces objets, les personnes visées à travers ces pratiques malsaines se sentiront soulagées », affirme-t-il. Arvind Ramkeessoon souligne, par ailleurs, que ce qui se passe à Maurice prouve à quel point notre société tombe dans la décadence : « ces objets démontrent que le mal a été commis volontairement pour blesser les autres».

 Il précise que depuis leurs démarches, des menaces ont été proférées à leur encontre. « Il y a même un cas où la maison  d’un membre a été saccagée par des bouncers. Ceux-ci avaient été recrutés par un ‘ longanistes’ que nous avions dénoncé».

Arvind Ramkeessoon se dit prêt à combattre ces injustices. « Nous sommes là pour rassurer les habitants des endroits salis par ces actes maléfiques et aussi nettoyer des lieux de culte, en détruisant ces offrandes et ces objets utilisés pour faire de la sorcellerie».

Il avance cependant que le Hindu Mahakaal n’a pas eu l’occasion de mettre la main sur ces ‘longanistes’, car « zot fer sa banes zafers la dan discresyon total». Mais il songerait à une stratégie bien calculée pour sa prochaine mission afin de coiffer les fauteurs.

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Open Data Initiative : Un atelier prévu du 25 au 27 avril

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Open Data Initiative : un atelier prévu du 25 au 27 avril

Open Data Initiative : Un atelier prévu du 25 au 27 avril

Le National Computer Board, en collaboration avec le ministère de la Technologie, de la Communication et de l’Innovation, organisera un atelier du 25 au 27 avril 2018. L’événement, qui se tiendra au Holiday Inn, Mont Trésor, a pour but d’aider les responsables des équipes de Open Data, qui ont été mis sur place dans chaque département au sein de chaque ministère.

Les deux premiers jours de l’atelier, soit du 25 au 26 avril, seront consacrés aux institutions gouvernementales. L’objectif principal de cet atelier sera de définir le rôle et les responsabilités de l’équipe Open Data, l’importance de l’Open Data  par rapport à l’innovation et aux différentes pratiques à entretenir pour les Open Government datasets.

Pour ce qui est du dernier jour de l’atelier, soit le 27 avril, l’accent sera mis sur le journalisme et la communication.

Pour rappel, en 2015, le gouvernement, en partenariat avec la World Bank, avait lancé l’Open Data Initiative, en développant le National Data Policy et en effectuant des sondages sur l’Open Data Readiness Assessment (ODRA).

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Webcup Maurice 2018 : les inscriptions ouvertes jusqu’au 20 avril

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Webcup Maurice 2018 : les inscriptions ouvertes jusqu’au 20 avril

Les aces de l’informatique pourront se réjouir avec cette 6e édition de la Webcup Maurice qui aura lieu les 5 et 6 mai prochain à la BPML à Ebène. Cette compétition échelonnée sur 24 heures non-stop, où les équipes, amateurs ou professionnels, doivent créer un site internet.

La Webcup se tiendra sur huit territoires, le même jour, à la même heure, soit à Madagascar, Mayotte, La Réunion, l’Union des Comores, les Seychelles et Rodrigues, le weekend du 5 au 6 mai 2018.

Ceux intéressés peuvent s’inscrire dans une des 3 trois catégories par équipe de 1 à 4 personnes.

  • Professionnels (qui participent au nom de leur société)
  • Pour le fun (individuels, geeks entre autres)
  • Etudiants (ils peuvent concourir au nom de leur université ou écoles)

A noter qu’une catégorie spéciale a été formalisée cette année pour valoriser la participation des étudiants.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 avril et sont effectuées sur une base de 1er inscrit, premier sélectionné pour le concours. Les inscriptions peuvent se faire sur le http://maurice.webcup.fr/produit/inscription-webcup

Pour aider les participants à mieux se préparer pour le concours, la Webcup Maurice organise pour la 2e fois, un bootcamp dédié aux outils et méthodes de développement web par des professionnels. L’événement aura lieu le samedi 28 avril à partir de 9h30 à l’Institut de la Francophonie pour l’Entrepreneuriat à Réduit.

La Webcup 2018 débutera le samedi 5 mai à 12 heures et durera jusqu’au dimanche 6 mai à 12 heures. C’est au moment du début de la compétition que le sujet du concours sera dévoilé.

Les équipes devront se munir de leurs propres ordinateurs et accessoires. Trois gagnants seront sélectionnés et l’équipe finaliste participera à la finale internationale sur une des îles participantes.

Pour Yogida Sawmynaden, ministre des TICs, cette compétition est « un coup de projecteur sur les talents dans le domaine de la conception et la création de site Internet en valorisant différentes compétences de programmeur, designer, de création de contenu et de gestion de projet. »

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[Vidéo] Philippe Hao Thyn Voon “Une enquête interne pour éclaircir l’affaire Kaysee/ Jessika

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Philippe Hao Thyn Voon "Une enquête interne pour éclaircir l'affaire Kaysee/ Jessika

[Vidéo] Philippe Hao Thyn Voon “Une enquête interne pour éclaircir l’affaire Kaysee/ Jessika

C’est ce qu’a promis le président du Comité Olympique Mauricien, qui animait une conférence de presse ce vendredi. Il a dit qu’une enquête approfondie fera la lumière sur tout le scandale qui a défrayé la chronique à Gold Coast.

Ainsi, le président du COM affirme que trois personnes indépendantes seront choisies pour mener l’enquête. Toutefois, il a déclaré que cette enquête approfondie se fera après le verdict de la cour d’Australie sur cette même affaire.

Par ailleurs, Nuvin Proag, l’avocat qui défend les intérêts du Comité Olympique Mauricien, avance que « Toute personne qui porte une allégation ne dit pas nécessairement la vérité. »

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