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Un long combat, mais…

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Un long combat, mais…

Lorsqu’on parle de pauvreté, un des problèmes consiste à préciser ce qu’elle signifie et à lui donner une définition. La pauvreté en elle-même se subdivise en deux catégories : la pauvreté absolue et la pauvreté relative. Et dans les deux cas, elle est souvent marginalisée et exclue de la participation aux activités – économiques, sociales et culturelles – inhérentes au fonctionnement de notre société et restreint l’accès aux droits fondamentaux que nous confère la Constitution.

Une personne entre dans le registre de pauvreté si son revenu et ses ressources sont insuffisants au point de l’empêcher d’avoir un niveau de vie considéré comme acceptable pour la société dans laquelle elle vit. Et dans la plupart des cas, ces personnes se trouvent souvent défavorisée sous de multiples formes : chômage, faible revenu ou encore locataire d’un logement de fortune ou squatter un terrain de l’Etat.

Quand on s’attarde et discute avec ces gens, j’entend toujours le même refrain, comme un recital orchestré : « Je ne peux me permettre que de la nourriture bon marché en étant au aguet des produits en promotion. Les fruits et les légumes pour les repas des enfants sont trop chers, le poisson n’est pas abordable, les aliments sains sont trop chers pour moi… » Mais en rentrant dans le fond du sujet, on constate que 9 cas sur 10 voient une grande majorité de leur maigre revenu s’engouffrer dans le paiement d’un loyer ou pour un abri vêtu de quelques vieilles feuilles de tôles pourries.

La Banque mondiale, quant à elle, s’est fixée pour objectif de mettre fin à la pauvreté extrême et chronique à l’horizon 2030 avec l’espoir de relever le seuil de pauvreté de 50 %, pour passer de 1,25 USD par jour à 1,90 dollar dans les semaines à venir. Cette révision serait la plus forte que l’institution internationale ait connu jusqu’ici.

Si les chiffres de la Banque mondiale sont très alarmants, on peut comprendre que notre île aussi n’est pas épargnée. La plupart des pays dispose de son propre seuil de pauvreté. Chez nous, notre seuil de pauvreté se calcule par famille. Un foyer percevant mois de Rs 6 200 par mois entre dans cette catégorie. à titre de comparaison, en France ce seuil se situe à 1 000 euros par mois.

L’actuel gouvernement Lepep semble avoir compris les enjeux de la pauvreté. SAJ et son équipe en ont fait un défi en se fixant comme objectif, dans un premier temps, de cibler les différentes poches de pauvreté à travers l’île, de les étudier et de prendre des actions adéquates. Une des solutions que le gouvernement a adoptée pour tâcler le problème, c’est de permettre aux familles concernées de devenir propriétaire d’une maison dite « Low Cost Housing ». à ce jour, environ 350 familles ont eu la clef de leur maison, qui est loin des appartements proposés par la NHDC dans les années 90. Les nouveaux propriétaires ont aujourd’hui l’option d’agrandir ou d’améliorer leur propriété située sur un lopin de terre. Et plus de 1 000 familles à travers l’île – squatteurs – viennent tout récemment d’être légalisées en recevant leur Bail Residential Contract. En économisant sur des loyers qui pèsent beaucoup sur le budget familial, ces derniers auront une vie meilleure et seront en mesure de sortir graduellement de la pauvreté.

Le ministre Pradeep Roopun est sur le qui-vive pour l’éradication de la pauvreté par le biais d’un « Marshall Plan » et la restructuration du National Empowerment Fund. Le Cabinet a déjà donné son aval pour que des experts étrangers des Nations unies nous viennent en aide. Ce sera certes un long combat, mais cette démarche, cette approche démontre non seulement qu’il y a des raisons d’espérer, mais aussi que ce gouvernement « means business »…

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[Edito] Pardon Asifa !

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[Edito] Pardon Asifa !

Haro sur les monstres. Cette semaine, la planète a été choquée par le cas d’Asifa Bano. Elle a été violée par plusieurs hommes en Inde. Puis, son corps a été retrouvé dans une forêt. Asifa Bano avait 8 ans à peine. Violée, droguée, maltraitée et tuée.

Les agressions sexuelles contre des enfants sont des crimes particulièrement odieux. Il faut beaucoup de courage pour l’admettre et dans la foulée, vérifier le bien fondé de certaines rumeurs ou accusations concernant des personnes qu’on voudrait au-dessus de tout soupçon.

Mais, dans le cas d’Asifa Bano, il n’est pas question de minimiser ce que Benoît XVI lui-même a nommé « un crime atroce ». Le corps battu et sans vie d’une fillette de huit ans, Asifa Bano, a été découvert dans une forêt aux alentours d’Hiranagar, dans le district de Kathua du Jammu et Cachemire. La presse locale rapporte qu’Asifa Bano aurait été violée, puis torturée avant d’être tuée, et qu’il y avait des traces de morsures humaines sur son corps.

Selon l’enquête de la police, durant 3 jours, les deux hommes la violent, encore et encore. À la fin, ils l’étranglent, après qu’un des hommes ait insisté pour la violer une dernière fois. Ils racontent aux enquêteurs que leur motivation était de chasser la communauté nomade d’Asifa de la région.

Et que dire des plus grands titres comme Zee News, Times Now et Republic, connus pour généralement prendre partie pour le gouvernement, n’en n’ont pas pipé mot. De telles histoires alimentent souvent des débats majeurs accompagnés de hashtags populaires, ainsi que d’éditoriaux, en particulier lorsqu’elles se passent en milieu urbain. Mais dans ce cas précis, dans lequel la victime provient d’une région éloignée au Jammu-et-Cachemire et appartient à une communauté minoritaire, la réaction et la prise de conscience nationale ont été relativement silencieuses.

Sur Facebook, le journaliste Majid Hyderi a critiqué les médias locaux qui n’ont pas couvert ce crime atroce : « Un journal local qui ne rapporte pas le viol et meurtre horrible d’une fillette de 8 ans sur sa première page, ne peut être considéré comme rien d’autre que du journalisme bas de gamme ou Dalla-e-Sahafat [nom d’un journal pakistanais]. La tragédie d’une fillette gujjar, dont la famille n’est pas assez riche pour demander justice, se retrouve reléguée dans une page intérieure comme un meurtre quelconque, sans même mention de viol. »

Et maintenant, baissons la tête dans une honte collective. Désolé Asifa, nous n’avons rien fait pour toi, car ton viol et ton meurtre ne servent pas nos intérêts !

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Aie aie, docteur j’ai mal !

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Aie aie, docteur j’ai mal !

Aie aie, docteur j’ai mal. Et non, il n’y a pas de médecins, ils sont tous en grève. C’est un peu caricatural, je le reconnais mais il est clair que lorsque les médecins se mettent en grève, c’est la panique general.  Un médecin m’a confié qu’en cas de grève, les patients doivent s’armer de patience jusqu’à attendre entre 7 et 8 heures avant de se faire ausculter. Vous vous rendez compte ? Je me pose donc la question suivante : Cette grève est-elle justifiée ?

Un médecin a, envers ses patients, une responsabilité très étendue. Elle couvre tous les actes qu’il peut poser mais peut aussi parfois couvrir les directives qu’il donne à ses auxiliaires, telles le personnel infirmier, les externes et les résidents. Là, à ce qu’on peut conclure, le médecin a une vie humaine entre ses mains.

Et voilà que maintenant ce même médecin qui abandonne ses responsabilités allant jusqu’à abandonner ses patients et cela pour entamer une grève. Messieurs les médecins, vous êtes des gens éduqués, pourquoi privilégier des actions irresponsables au lieu d’entamer un dialogue. Pourquoi abandonner vos devoirs en jouant avec des vies ?

Une grève, surtout de la part d’un médecin, je trouve cela inadmissible, irresponsable. Je pese mes mots. Le seul acteur à ne pas être lésés est l’assurance-maladie car les patients se rueront certes dans les cliniques privées ! Et pourtant, les médecins adhèrent massivement à cette grève. Quand toute une profession fait quelque chose d’idiot, c’est que forcément cela concerne son argent…

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Vivre et laisser vivre !

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Vivre et laisser vivre !

LE CRIME… Ce mot résonne comme un écho sinistre. Son nom est innommable. La criminalité gagne du terrain à Maurice… Des cas de vols, d’agressions et surtout de meurtres sont de plus en plus récurrents. Il est vrai qu’une société sans criminelle est inconcevable, mais trop c’est trop.

Cette semaine écoulée, notre île paradisiaque a été témoin de trois meurtres commis de sang froid. Les uns plus atroces que les autres. Ce qui amène à des questions qui restent trop souvent sans réponses. Surtout quand on demande comment un père de famille peut enlever la vie à celle qui lui a donné trois enfants ? Comment une jeune adolescente, qui est déjà maman à l’âge de 17 ans, peut frapper son bébé de trois mois jusqu’à lui ôter la vie ? Comment trois indivius qui ont pour but de voler, ont finalement battu et étouffé à l’aide d’un oreiller une écossaise et cela en présence du fils de la victime.

Oui, c’est choquant ! Et il est grand temps de tirer la sonnette d’alarme. « Sommes-nous en sécurité ? », cette question est d’une véracité consternante, car elle relate parfaitement l’inquiétante réalité quant à l’ampleur des vols avec violence et des meurtres. Pour s’imprégner de cette réalité, il suffit de lire les quotidiens qui rapportent quotidiennement des cas d’actes de barbarerie par ci ou de meutre avec sang froid et préméditation par là.

Si on veut véritablement réduire les cas de meurtres, ou réduire le taux de criminalité  pour ne pas dire éliminer complètement la criminalité, il faudrait faire en sorte que les gens ne se retrouvent pas dans des situations favorables à la criminalité : Pauvreté, crise économique, pertes de repères, manque d’éducation. Il est évident que tout cela peut faciliter le passage à l’acte criminel. C’est ce qui fait d’ailleurs que les zones ou la prévenance est beaucoup plus élevé sont souvent des quartiers populaires ou l’éducation pose problème sans pourtant parler des conditions de vie. Il faudrait donc prendre en charge ceux qui sont beaucoup plus exposés à la criminalité. Il faut faire en sorte que les gens apprennent, que plus vous avez un niveau intellectuel développé moins vous recourez à l’acte criminel ou à un acte de déviance du moment où il y a un rapport entre crime et cerveau.

La pauvreté est l’une des causes de la criminalité. Elle gagne de plus en plus les sociétés modernes. Ce qui fait que les jeunes sont laissés à eux même avec, comme point de chute, la délinquance qui est source des agressions notées ça et là mais aussi des meurtres. On doit combattre le mal à la racine en créant des emplois et en éduquant les masses . Le travail de conscientisation doit commencer par les cellules de bases, c’est à dire chez les familles. C’est ici que l’importance de l’éducation entre en jeu. Force est de constater que la violence qui sévit dans notre société a bien atteint son paroxysme avec les meurtres répétés.

Ainsi, la recrudescence des meurtres effraie plus d’un. D’où l’urgence de réfléchir sur des moyens de répression plus sévères afin de stopper le phénomène. Parce que trop c’est trop !

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