Actu de l'ile Maurice
Edito

On aura tout vu (ou presque)…

On aura tout vu (ou presque)…

Le contraire nous aurait, sans doute étonné si, jadis, l’ancien Premier ministre, Navin Ramgoolam, s’était présenté aux Casernes centrales, dans un total anonymat. Ce qui s’est passé lundi aux abords des Casernes centrales, était tout à fait prévisible. Patrick Asirvaden, Yatin Varma et consorts n’auraient pu faire autrement que d’aller débaucher quelques partisans et un allié en manque de publicité pour faire croire « ki pe faire dominer » avec leur leader, celui qui détenait Rs 220 millions dans ses coffres-forts et des liasses de dollars américains toutes neuves.

Seul un demeuré pourrait penser que Navin Ramgoolam, qui s’accroche manifestement à des cures de jouvence virtuelles, n’aurait pas à répondre de la provenance de tout cet argent. Ce serait être déconnecté de la réalité. Dans tout ce cirque devant le Square Guy Rozemont, il y a, en contrepartie, une réalité qui afflige : celle par rapport à la notion de « dominer ».

Si interroger quelqu’un qui possède des coffres-forts bourrés d’argents douteux est « faire dominer », alors quoi penser de ce pauvre gars qui, pour avoir volé quelques grappes de letchis chez le Commissaire de police, a été condamné à six mois de prison le même jour de son arrestation. N’en déplaise à certains, ça c’est du « dominer » !

Le peuple mauricien n’est pas dupe. Ce n’est pas quelques opportunistes plus ambitieux que malins qui lui feront croire que le leader du PTr est un « martyr »… Contrairement au pauvre voleur de letchis, Navin Ramgoolam a le privilège d’être encadré d’une armada d’hommes de loi pour le défendre et… répondre aux questions à sa place. Si cette poignée d’agitateurs veut continuer à faire le clown dans les rues de la capitale, eh bien libre à eux. Car, une chose est sûre, on aura tout vu, lundi aux abords des Casernes centrales. A l’instar d’un ancien ministre de la Jeunesse et Sports (Devanand Rittoo) qui montre à nos jeunes comment agresser un policier ; un  représentant de la VOH qui se rend au CCID, le jour où Navin Ramgoolam est convoqué  pour porter plainte contre un groupe d’individus à Quatre-Bornes ; ou des dirigeants qui vont déposer une lettre pour dire au CP « arret fer dominer »…La liste est longue, mais une petite correction de dernière minute s’impose. Il fallait lire, en fait, on aura presque tout vu. Il ne manquait que la dame « Ou koné ki senla mwa ? », celle qui se la coule douce à Parme, pour compléter le tableau…