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Remaniement ministériel et nominations : Un exercice difficile et complexe

Remaniement ministériel et nominations : Un exercice difficile et complexe

Le départ de SAJ comme Premier ministre pour demain matin devrait être suivi de l’intronisation de Pravind Jugnauth et d’une cérémonie de prestation de serment pour les nouveaux ministres. Théoriquement, six postes sont à pourvoir au sein du Cabinet ministériel, notamment avec la promotion de Pravind jugnauth qui libère ainsi les Finances ; le départ de quatre ministres du PMSD ; et le portefeuille de l’Environnement supplée par Alain Wong après le départ forcé de Raj Dayal.

L’exercice de reconstitution du cabinet n’est pas aussi simple pour Pravind Junauth, car il doit tenir en compte plusieurs facteurs, d’une part l’équilibrage ethnique et d’autres part les exigences de son partenaire, le Mouvement Liberater, et la possible récupération de Marie-Claire Monty et d’Alain Wong, deux démissionnaires du PMSD.

Si Alain Wong semble être toujours en mode réflexion, Marie-Claire Monty ne crachera manifestement pas sur une offre du gouvernement. Il est certain qu’au moins un de ces deux ex-membres du PMSD rejoindra le gouvernement.

Du côté du ML, le nom d’Eddy Boissezon est cité comme un ministrable, il ne faut pas pour autant écarter Sangeet Fowdur, qui n’a jamais caché sa frustration de n’avoir pu rejoindre le premier cabinet de l’alliance Lepep.

Dans cette course, on retrouve aussi des députés MSM qui ont patiemment attendu d’obtenir un maroquin ministériel en jurant sur leur fidélité. Il s’agit en premier lieu de Mahen Jhugroo, un « ultra-fidèle » qui n’a jusqu’ici pas été ministre sous la bannière du MSM. Maneesh Gobin, Stéphane Toussaint, Roubina Jadoo-Jaunbocus sont parmi ceux qui figurent en bonne place.

Il est certain également que d’autres postes, non moins importants, sont à remplir. Notamment celui de Deputy speaker, qui était occupé par Adrien Duval. Deux postes de Private Parliamentary Secretary (PPS), laissés vacants par Salim Abbas-Mamode et Thierry Henry du PMSD, sont également disponibles dans le cadre de cet exercice de nomination.

Il reste en dernier lieu, le Mouvement patriotique d’Alan Ganoo et les cinq indépendants qui, laisse-t-on entendre, tentent de jouer leurs dernières cartes. Alan Ganoo est le seul leader de l’opposition qui n’a pas commenté ouvertement l’annonce du départ de SAJ. Ceci pourrait laisser comprendre qu’il conserve ses chances d’intégrer le gouvernement surtout en l’absence d’un élu de la communauté marathi au sein du gouvernement.

Quoi qu’il en soit, la journée sera longue. La nuit de dimanche à lundi sera encore plus longue. Celle qu’on appelle souvent la nuit des longs couteaux où tout se joue souvent à la dernière minute.