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Edito

À bas le stress !

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À bas le stress !

Un projet de réforme dans le monde de l’éducation a finalement vu implémentation cette semaine. Là où plusieurs anciens ministres de l’Education ont failli dans cette tâche, la titulaire en poste sous la bannière de l’Alliance Lepep, Leela Devi Dookun-Luchoomun a présenté l’ébauche du projet de « Nine Year Continuous Basic Education ». Une réforme éducative d’ailleurs très bien accueillie tantôt chez les parents, tantôt chez les acteurs du secteur éducatif, ou encore par les anciens ministres de tout bord politique. C’est désormais le « Nine Year Continuous Basic Education » qui prendra le relais en 2017. Le terme « Continuous » en lui-même veut tout dire et se décrit comme une séquence d’événements qui est continue sans interruption ou reprise. Exit donc le Certificate of Primary Education (CPE), « enter » le Primary School Achievement Certificate (PSAC)…

Fini également le stress de la CPE ponctuée par une compétition malsaine ou encore les recalés en fin de cycle primaire. Ce remplacement du CPE par le PSAC ne constitue en rien qu’un moyen de plus d’évaluer les acquis de l’enfant qui va passer cette étape et entrer en septième, qu’il ait atteint le niveau attendu ou non. Il aura la possibilité d’être suivi de près et de façon continue dans les petites classes et surtout avoir la chance de développer ses connaissances et aptitudes, donc de se rattraper si jamais il n’a pas « trop brillé » en cycle primaire. De ce fait, avec le nouveau système mis en place, on peut graduellement voir la disparation de la fameuse notation d’A+ et l’hystérie qu’elle arrive à générer chez certains parents. Donc à bas le stress !

La ministre a également souligné que tous les enfants seront égaux, et donc pas de stigmatisation. Une nouvelle approche pédagogique – « child-centered » – verra ainsi le jour avec des enseignants employant des méthodes différentes et adaptées à l’élève. Une démarche fort louable, qui démontre une réelle volonté de prendre en main nos enfants, les décideurs de demain.

Dans cette présente édition que vous tenez dans vos mains, la rédaction d’Inside News a analysé le concept du « Nine Year Continuous Basic Education » afin de vous éclairer davantage sur les points techniques dudit réforme. Les anciens ministres de l’Education donnent également leur point de vue sur la question et nous avons concocté plus loin une infographie  – Comprendre le Nine Year Schooling en 10 minutes – pour vous expliquer son fonctionnement et les points essentiels.

Sur ce, je vous souhaite une ‘continuous’ lecture…

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[Edito] Pardon Asifa !

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[Edito] Pardon Asifa !

Haro sur les monstres. Cette semaine, la planète a été choquée par le cas d’Asifa Bano. Elle a été violée par plusieurs hommes en Inde. Puis, son corps a été retrouvé dans une forêt. Asifa Bano avait 8 ans à peine. Violée, droguée, maltraitée et tuée.

Les agressions sexuelles contre des enfants sont des crimes particulièrement odieux. Il faut beaucoup de courage pour l’admettre et dans la foulée, vérifier le bien fondé de certaines rumeurs ou accusations concernant des personnes qu’on voudrait au-dessus de tout soupçon.

Mais, dans le cas d’Asifa Bano, il n’est pas question de minimiser ce que Benoît XVI lui-même a nommé « un crime atroce ». Le corps battu et sans vie d’une fillette de huit ans, Asifa Bano, a été découvert dans une forêt aux alentours d’Hiranagar, dans le district de Kathua du Jammu et Cachemire. La presse locale rapporte qu’Asifa Bano aurait été violée, puis torturée avant d’être tuée, et qu’il y avait des traces de morsures humaines sur son corps.

Selon l’enquête de la police, durant 3 jours, les deux hommes la violent, encore et encore. À la fin, ils l’étranglent, après qu’un des hommes ait insisté pour la violer une dernière fois. Ils racontent aux enquêteurs que leur motivation était de chasser la communauté nomade d’Asifa de la région.

Et que dire des plus grands titres comme Zee News, Times Now et Republic, connus pour généralement prendre partie pour le gouvernement, n’en n’ont pas pipé mot. De telles histoires alimentent souvent des débats majeurs accompagnés de hashtags populaires, ainsi que d’éditoriaux, en particulier lorsqu’elles se passent en milieu urbain. Mais dans ce cas précis, dans lequel la victime provient d’une région éloignée au Jammu-et-Cachemire et appartient à une communauté minoritaire, la réaction et la prise de conscience nationale ont été relativement silencieuses.

Sur Facebook, le journaliste Majid Hyderi a critiqué les médias locaux qui n’ont pas couvert ce crime atroce : « Un journal local qui ne rapporte pas le viol et meurtre horrible d’une fillette de 8 ans sur sa première page, ne peut être considéré comme rien d’autre que du journalisme bas de gamme ou Dalla-e-Sahafat [nom d’un journal pakistanais]. La tragédie d’une fillette gujjar, dont la famille n’est pas assez riche pour demander justice, se retrouve reléguée dans une page intérieure comme un meurtre quelconque, sans même mention de viol. »

Et maintenant, baissons la tête dans une honte collective. Désolé Asifa, nous n’avons rien fait pour toi, car ton viol et ton meurtre ne servent pas nos intérêts !

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Aie aie, docteur j’ai mal !

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Aie aie, docteur j’ai mal !

Aie aie, docteur j’ai mal. Et non, il n’y a pas de médecins, ils sont tous en grève. C’est un peu caricatural, je le reconnais mais il est clair que lorsque les médecins se mettent en grève, c’est la panique general.  Un médecin m’a confié qu’en cas de grève, les patients doivent s’armer de patience jusqu’à attendre entre 7 et 8 heures avant de se faire ausculter. Vous vous rendez compte ? Je me pose donc la question suivante : Cette grève est-elle justifiée ?

Un médecin a, envers ses patients, une responsabilité très étendue. Elle couvre tous les actes qu’il peut poser mais peut aussi parfois couvrir les directives qu’il donne à ses auxiliaires, telles le personnel infirmier, les externes et les résidents. Là, à ce qu’on peut conclure, le médecin a une vie humaine entre ses mains.

Et voilà que maintenant ce même médecin qui abandonne ses responsabilités allant jusqu’à abandonner ses patients et cela pour entamer une grève. Messieurs les médecins, vous êtes des gens éduqués, pourquoi privilégier des actions irresponsables au lieu d’entamer un dialogue. Pourquoi abandonner vos devoirs en jouant avec des vies ?

Une grève, surtout de la part d’un médecin, je trouve cela inadmissible, irresponsable. Je pese mes mots. Le seul acteur à ne pas être lésés est l’assurance-maladie car les patients se rueront certes dans les cliniques privées ! Et pourtant, les médecins adhèrent massivement à cette grève. Quand toute une profession fait quelque chose d’idiot, c’est que forcément cela concerne son argent…

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Vivre et laisser vivre !

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Vivre et laisser vivre !

LE CRIME… Ce mot résonne comme un écho sinistre. Son nom est innommable. La criminalité gagne du terrain à Maurice… Des cas de vols, d’agressions et surtout de meurtres sont de plus en plus récurrents. Il est vrai qu’une société sans criminelle est inconcevable, mais trop c’est trop.

Cette semaine écoulée, notre île paradisiaque a été témoin de trois meurtres commis de sang froid. Les uns plus atroces que les autres. Ce qui amène à des questions qui restent trop souvent sans réponses. Surtout quand on demande comment un père de famille peut enlever la vie à celle qui lui a donné trois enfants ? Comment une jeune adolescente, qui est déjà maman à l’âge de 17 ans, peut frapper son bébé de trois mois jusqu’à lui ôter la vie ? Comment trois indivius qui ont pour but de voler, ont finalement battu et étouffé à l’aide d’un oreiller une écossaise et cela en présence du fils de la victime.

Oui, c’est choquant ! Et il est grand temps de tirer la sonnette d’alarme. « Sommes-nous en sécurité ? », cette question est d’une véracité consternante, car elle relate parfaitement l’inquiétante réalité quant à l’ampleur des vols avec violence et des meurtres. Pour s’imprégner de cette réalité, il suffit de lire les quotidiens qui rapportent quotidiennement des cas d’actes de barbarerie par ci ou de meutre avec sang froid et préméditation par là.

Si on veut véritablement réduire les cas de meurtres, ou réduire le taux de criminalité  pour ne pas dire éliminer complètement la criminalité, il faudrait faire en sorte que les gens ne se retrouvent pas dans des situations favorables à la criminalité : Pauvreté, crise économique, pertes de repères, manque d’éducation. Il est évident que tout cela peut faciliter le passage à l’acte criminel. C’est ce qui fait d’ailleurs que les zones ou la prévenance est beaucoup plus élevé sont souvent des quartiers populaires ou l’éducation pose problème sans pourtant parler des conditions de vie. Il faudrait donc prendre en charge ceux qui sont beaucoup plus exposés à la criminalité. Il faut faire en sorte que les gens apprennent, que plus vous avez un niveau intellectuel développé moins vous recourez à l’acte criminel ou à un acte de déviance du moment où il y a un rapport entre crime et cerveau.

La pauvreté est l’une des causes de la criminalité. Elle gagne de plus en plus les sociétés modernes. Ce qui fait que les jeunes sont laissés à eux même avec, comme point de chute, la délinquance qui est source des agressions notées ça et là mais aussi des meurtres. On doit combattre le mal à la racine en créant des emplois et en éduquant les masses . Le travail de conscientisation doit commencer par les cellules de bases, c’est à dire chez les familles. C’est ici que l’importance de l’éducation entre en jeu. Force est de constater que la violence qui sévit dans notre société a bien atteint son paroxysme avec les meurtres répétés.

Ainsi, la recrudescence des meurtres effraie plus d’un. D’où l’urgence de réfléchir sur des moyens de répression plus sévères afin de stopper le phénomène. Parce que trop c’est trop !

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