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Même 49 ans après…

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Même 49 ans après…

Hier, dans nos établissements scolaires, nos enfants ont chanté à haute voix l’hymne national de l’île Maurice. Comme chaque année, le 11 mars est synonyme de fête pour nos étudiants, histoire d’avoir des boissons gazeuses et des gâteaux gratuitement et surtout parce qu’ils rentreront chez eux plus tôt que d’habitude. Nos jeunes ne sont sans doute pas encore conscients de la valeur, ne serait-ce symbolique, de l’indépendance et surtout, du terme patriotique.

Quand les parents ont à répondre aux sempiternelles questions des enfants, telles que  « ça veut dire quoi ce mot ? », de deux options généralement s’offrent à eux, soit ils leur demandent de consulter le dictionnaire s’ils ont l’âge de le faire, soit ils s’expliquent et donnent des exemples. à l’instar de cet enfant qui demande ce que signifie le mot «prestidigitateur », le parent lui dira que c’est un magicien. Face à un enfant qui veut savoir le sens du mot « naine », le parent lui dira c’est comme Mimie Mathy ou l’un des acteurs des films connus selon les références.

Les mots qu’ils ne connaissent pas viennent de la bouche des enfants parce qu’ils les voient dans les livres, ils les entendent à la radio ou à la télé. Depuis une semaine, les enfants mauriciens ont sans aucun doute entendu à répétition les mots « indépendance », « république », « fête nationale », « patriotisme ». A un enfant qui demandera à ses parents ce que signifient tous ces mots, ils lui diront de regarder le dictionnaire pour le mot « indépendance » et tenteront pour le reste d’expliquer l’inexplicable et ils auront du mal eux-mêmes à donner des exemples, des concepts tellement galvaudés qu’ils ont perdu tout leur sens.

Il est difficile d’expliquer aujourd’hui à des enfants ce qu’est la souveraineté nationale. Par contre, ils risquent de tomber dans l’absurdité quand il s’agit de définir le terme patriote. Un père ou une mère dira « mon fils, ma fille, je ne vais pas te donner une définition du mot patriote, mais je peux te dire que Monsieur X, Y et Z ne le sont pas. Je ne vais pas te donner une définition, mais je peux te dire ce que sont des égocentriques… Je ne vais pas te donner une définition ou un exemple de patriote, mais je peux te donner des exemples-types de personnes insensées. Je ne vais pas te donner une définition du patriote, mais je cherche un qualificatif pour désigner ces trois personnes qui de par leur ego surdimensionné, leur mégalomanie, leur ineptie ou leur égoïsme prennent en otage la vie de leurs concitoyens…”

Et avant que l’enfant ne demande ce qu’est une « ineptie », le père ou la mère mettra le film « The Patriot” ou “Les Chemins de la liberté » si l’enfant a l’âge recommandé  et ensemble peut-être qu’ils découvriront ce qu’est un patriote et ce qu’est le patriotisme… et comprendra enfin pourquoi et comment Monsieur X, Y et Z sont aux antipodes du patriotisme. Oui, je le concède, il est dur d’être parent pendant la fête de l’indépendance. Même 49 ans après…

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Aie aie, docteur j’ai mal !

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Aie aie, docteur j’ai mal !

Aie aie, docteur j’ai mal. Et non, il n’y a pas de médecins, ils sont tous en grève. C’est un peu caricatural, je le reconnais mais il est clair que lorsque les médecins se mettent en grève, c’est la panique general.  Un médecin m’a confié qu’en cas de grève, les patients doivent s’armer de patience jusqu’à attendre entre 7 et 8 heures avant de se faire ausculter. Vous vous rendez compte ? Je me pose donc la question suivante : Cette grève est-elle justifiée ?

Un médecin a, envers ses patients, une responsabilité très étendue. Elle couvre tous les actes qu’il peut poser mais peut aussi parfois couvrir les directives qu’il donne à ses auxiliaires, telles le personnel infirmier, les externes et les résidents. Là, à ce qu’on peut conclure, le médecin a une vie humaine entre ses mains.

Et voilà que maintenant ce même médecin qui abandonne ses responsabilités allant jusqu’à abandonner ses patients et cela pour entamer une grève. Messieurs les médecins, vous êtes des gens éduqués, pourquoi privilégier des actions irresponsables au lieu d’entamer un dialogue. Pourquoi abandonner vos devoirs en jouant avec des vies ?

Une grève, surtout de la part d’un médecin, je trouve cela inadmissible, irresponsable. Je pese mes mots. Le seul acteur à ne pas être lésés est l’assurance-maladie car les patients se rueront certes dans les cliniques privées ! Et pourtant, les médecins adhèrent massivement à cette grève. Quand toute une profession fait quelque chose d’idiot, c’est que forcément cela concerne son argent…

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Vivre et laisser vivre !

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Vivre et laisser vivre !

LE CRIME… Ce mot résonne comme un écho sinistre. Son nom est innommable. La criminalité gagne du terrain à Maurice… Des cas de vols, d’agressions et surtout de meurtres sont de plus en plus récurrents. Il est vrai qu’une société sans criminelle est inconcevable, mais trop c’est trop.

Cette semaine écoulée, notre île paradisiaque a été témoin de trois meurtres commis de sang froid. Les uns plus atroces que les autres. Ce qui amène à des questions qui restent trop souvent sans réponses. Surtout quand on demande comment un père de famille peut enlever la vie à celle qui lui a donné trois enfants ? Comment une jeune adolescente, qui est déjà maman à l’âge de 17 ans, peut frapper son bébé de trois mois jusqu’à lui ôter la vie ? Comment trois indivius qui ont pour but de voler, ont finalement battu et étouffé à l’aide d’un oreiller une écossaise et cela en présence du fils de la victime.

Oui, c’est choquant ! Et il est grand temps de tirer la sonnette d’alarme. « Sommes-nous en sécurité ? », cette question est d’une véracité consternante, car elle relate parfaitement l’inquiétante réalité quant à l’ampleur des vols avec violence et des meurtres. Pour s’imprégner de cette réalité, il suffit de lire les quotidiens qui rapportent quotidiennement des cas d’actes de barbarerie par ci ou de meutre avec sang froid et préméditation par là.

Si on veut véritablement réduire les cas de meurtres, ou réduire le taux de criminalité  pour ne pas dire éliminer complètement la criminalité, il faudrait faire en sorte que les gens ne se retrouvent pas dans des situations favorables à la criminalité : Pauvreté, crise économique, pertes de repères, manque d’éducation. Il est évident que tout cela peut faciliter le passage à l’acte criminel. C’est ce qui fait d’ailleurs que les zones ou la prévenance est beaucoup plus élevé sont souvent des quartiers populaires ou l’éducation pose problème sans pourtant parler des conditions de vie. Il faudrait donc prendre en charge ceux qui sont beaucoup plus exposés à la criminalité. Il faut faire en sorte que les gens apprennent, que plus vous avez un niveau intellectuel développé moins vous recourez à l’acte criminel ou à un acte de déviance du moment où il y a un rapport entre crime et cerveau.

La pauvreté est l’une des causes de la criminalité. Elle gagne de plus en plus les sociétés modernes. Ce qui fait que les jeunes sont laissés à eux même avec, comme point de chute, la délinquance qui est source des agressions notées ça et là mais aussi des meurtres. On doit combattre le mal à la racine en créant des emplois et en éduquant les masses . Le travail de conscientisation doit commencer par les cellules de bases, c’est à dire chez les familles. C’est ici que l’importance de l’éducation entre en jeu. Force est de constater que la violence qui sévit dans notre société a bien atteint son paroxysme avec les meurtres répétés.

Ainsi, la recrudescence des meurtres effraie plus d’un. D’où l’urgence de réfléchir sur des moyens de répression plus sévères afin de stopper le phénomène. Parce que trop c’est trop !

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Roshi Badhain s’est-il trompé dans ses calculs ?

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Roshi Badhain s’est-il trompé dans ses calculs ?

Quel scénario ! Après l’union qui fait la force quelques mois plus tôt, voilà qu’on assiste maintenant à un revirement de situation. L’opposition s’entre-déchire allant jusqu’à accepter « divided we fall ». Depuis la démission de Roshi Bhadain du Parlement, les différents partis politiques de l’opposition sont aussi désemparés qu’une poule face à un boucher.

« Pa koner ki boute pou traper  », ils caquettent, picorent et tournent en rond. En quelques semaines seulement, l’effacement (temporaire) d’une rivalité dans les rangs de l’opposition et la dislocation (durable) des partis politiques traditionnels ont bouleversé la donne. Eh oui, Roshi Bhadain est passé par là ! Il fallait les voir, l’autre jour, assommés par la présentation de leur candidat respectif et de leur trop long discours pour faire les louanges de leurs poulains, hésitant à dénoncer un supposé coup de force ou un prétendu coup pour rien… Inaudibles.

Chassé sans gloire du pouvoir qu’il occupait depuis dix ans, le Parti travailliste s’est vu amputer coup sur coup de son aile droite et de son aile gauche avec les défaites de son leader et de ses plus fidèles lieutenants rouges. Il ne reste aujourd’hui qu’un marais rosâtre dans lequel patouillent des canards sans tête, à l’image de ce député de la capitale qui, tambour battant, se vante de pouvoir changer les choses mais qui se fait petit, la clé… euh pardon… la queue entre les jambes, au moindre petit rugissement du vieux lion blessé. Et dire que ce parti, qui a pour objectif principal de valoriser les jeunes, a finalement opté pour faire du neuf avec du vieux. Navin Ramgoolam a jeté son charme sur le retraité Arvin Boolell. Est-ce une façon d’éliminer ce prétentieux qui avait les yeux sur le « leadership » du parti ? En tout cas, une chose est sûre. Les rouges n’ont pas apprécié l’équation mathématique de Roshi Bhadain (« Ou kapave prend Navin Ramgoolam, ajoute ar Arvin Boolell mutiplier par Nita Deerpalsing, diviser par Patrick Assirvaden, azute ar Cader Syed Hossen, nou guetter si zot reussi manz ek Roshi Bhadhain dan Quatre Bornes »). Le Parti travailliste jure de refaire l’éducation « des chiffres » de celui qui avait la Financial Services Commission sous sa responsabilité en lui infligeant une sanglante défaite à la prochaine élection partielle.

Quelle basse-cour… Le roi coq est très remonté et vexé suite à la déclaration de celui qui, hier, lui refilait des informations afin qu’il puisse attaquer le Premier ministre lors des sessions de PNQ. Une fois de plus, l’ombre de Roshi Bhadain plâne dans les parages. Le leader du Reform Party avait déclaré dans une interview accordée à un quotidien : « Ce qui me déçoit, c’est que Xavier-Luc Duval ne m’a pas suivi… Je pensais qu’il aurait le cran de démissionner lui aussi ». Remarque que Xavier Duval a très mal pris. Et selon ses proches coquelets, désormais, l’objectif des bleus, c’est de faire tomber Roshi Bhadain dans la circonscription no 18. Et comment ? Simple comme bonjour : en alignant un candidat. Mais quel candidat ? XLD faisait des yeux doux à un « kapitaine du littoral Nord » qui s’est balancé lui-même par dessus-bord à Ebène. Mais finalement face à la contestation de quelques coquelets, que XLD a préféré chercher ailleurs. Et selon les dernières nouvelles, c’est Danesh Maraye qui a la côte pour briguer la prochaine élection partielle.

Surprise, surprise… ! Qui s’attendait à ce que le MMM opte pour une néophyte en politique, Nita Juddoo, pour occuper le siège laissé vacant par Roshi Bhadain. Paul Bérenger se moque-t-il du leader du Reform Party ? Deven Nagalingum soutient pour sa part que Nita Juddoo ne se laissera pas impressionner par Roshi Badhain qui est candidat à sa propre succession. « Cette élection partielle coûtera environ Rs 15 millions. C’est une décision irréfléchie de Roshi Bhadain. A lui d’assumer les conséquences maintenant ! »

Même les partis de moindre importance (Rezistans ek alternativ ou la VOH) ont fait du leader du Reform Party leur cible principale. Au grand final, l’ancien ministre de la Bonne gouvernance qui s’attendait au soutien des partis de l’opposition se voit acculé face à ses ex-confrères de l’hémicyle.  Roshi Bhadain s’est-il trompé dans ses calculs au risque de se casser les reins à Quatre-Bornes ?

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