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Fête de l’indépendance : les trois rêves du père Jean-Maurice Labour

Fête de l’indépendance : les trois rêves du père Jean-Maurice Labour

A l’occasion du 49e anniversaire de l’Indépendance du pays, le père Jean Maurice Labour, vicaire général, partage ses rêves à la nation.

Selon le religieux, un pays ressemble à un homme de cinquante ans : il est encore assez jeune pour rêver, il est assez mûr pour ne pas commettre des erreurs irréversibles. « Alors, pour ce pays qui, dans un an, va célébrer son cinquantième anniversaire, je rêve », dit-il.

L’administrateur du diocèse rêve en premier lieu d’une nation de justice sociale où il n’y a plus de personnes qui vivent dans des «lacaz boit zalimet », où les poches de pauvreté seront définitivement éliminées. «  Il n’est pas possible qu’aujourd’hui encore, dans l’île Maurice moderne, 100 000 personnes vivent avec un salaire au-dessous de Rs 6 500 par mois. Alors que le minimum vital pour une famille de quatre personnes est aujourd’hui de Rs 17 000 », confie le père Jean-Maurice Labour.

Une nation écologique est le deuxième souhait du prêtre. « Aujourd’hui, 100 000 touristes qui viennent à Maurice bénéficient de 8 km de plages alors que 100 000 Mauriciens, eux, peuvent disposer seulement de 4 km de plage », estime-t-il. Le père Jean-Maurice Labour estime que le pays devrait avoir une « préoccupation écologique pour chaque centimètre carré”.

D’autre part, plusieurs questions lui trottent en tête. « Qu’est-ce que nous attendons pour faire le tri des déchets ? Qu’est-ce que nous attendons pour faire une ceinture de verdure autour du littoral pour continuer à accueillir les cedntaines de milliers de touristes qui équilibrent notre budget ?» s’interroge le religieux.

Le troisième rêve de Jean-Maurice Labour est de réaliser  une vraie nation arc-en-ciel. « Nous y sommes déjà, nous vivons dans un pays de paix. Nous ne connaissons pas toutes les guerres que malheureusement d’autres pays connaissent », relate le vicaire général. « Mais nous avons besoin d’enraciner notre pays dans un vrai respect des différentes cultures. Nous avons encore du chemin à faire », poursuit-il.