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Une tonne de déchets médicaux et domestiques dans la nature : le contracteur visé

Une tonne de déchets médicaux et domestiques dans la nature : le contracteur visé

Est-ce que ce sont des déchets provenant des hôpitaux publics ou des cliniques privées ? Toujours est-il que le principal concerné ne serait nul autre que le contracteur qui avait pour mission de les canaliser vers Mare Chicose et non dans un ravin dans une forêt au Calodyne, dans le Nord. La police le recherche pour une enquête.

Le ministère de la Santé a été informé en début de soirée de vendredi que des déchets médicaux mélangés avec des déchets domestiques, gisaient au fond d’un ravin à plus de 30 pieds de profondeur. Comme il faisait nuit déjà, decision a été prise de descendre sur le terrain samedi matin.

Ainsi, une équipe de la Special Mobile Force (SMF), une autre du département des sanitaires du ministère de la Santé (MOH) de Rivière-du-Rempart, du Soco, du CID de Piton et de la force régulière de Grand-Gaube sous la supervision du Surintendant de police Cally, ont innvesti les lieux.

Avec l’aide d’une pelleteuse et d’un JCB, les déchets, environ une tonne, ont été enlevés et conduits vers Mare Chicose. Selon le ministère de la Santé, il y a des échantillons qui ont été prélevés par le Soco aux fins d’analyse et le CID dde Pito a initié une enquête. Il nous revient qu’il y avait énormément des tubes intraveineuses remplies de sang, ce qui laisse présager que ce sont des seringues utilisées pour les dialyses.

Au niveau du ministère de la Santé, “après le choc, une enquête interne a été initiée pour voir dans quelle mesure une institution tombant sous sa tutelle aurait pu être négligente, car tous les déchets médicaux qui partent vers Mare Chicose doivent être traçables à travers des documents en provenance du centre d’enfouissement que le contracteur doit remettre au ministère. Si tel n’a pas été le cas, il y aura des sanctions”, nous dit-on. Le ministère condamne sans reserve cet acte qui aurait pu causer des dégâts à la santé publique et à l’environnement.

Toutefois, le principal concerné demeure le contracteur qui devra s’expliquer sur les reçus. La police est sur sa piste.