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Cinq credits – La qualité de l’Education, l’exigence du futur

Cinq credits – La qualité de l’Education, l’exigence du futur

La décision du ministère de l’éducation continue à faire des vagues. Les avis divergent, même parmi les syndicalistes du domaine de l’éducation. Si l’UPSEE se dit contre, le syndicat du primaire se montre tout à fait pour. Vinod Seegum, président de la Government Teachers Union, a émis un communiqué en ce sens, que nous vous présentons ci-dessous

Il est réconfortant d’entendre la Ministre de l’éducation annoncer qu’elle ne transigera pas sur la qualité de l’éducation qu’elle veut promouvoir. Il y a longtemps ou très rarement qu’on l’a entendu mettre autant d’accent sur la qualité de l’éducation. La GTU y souscrit pleinement et statue que la qualité de l’éducation doit être la « policy » à tous les niveaux : pré- primaire, primaire, secondaire. Le pré-primaire mérite une meilleure considération et le primaire ne doit aucunement être banalisé dans le cadre du Nine Year Schooling. L’admission de tous les élèves au grade 7 ayant réussi le PSAC ou pas, peut être perçu comme une atteinte certaine à la qualité de l’éducation, voire à un nivellement par le bas. La récente position ferme de la ministre en faveur de la qualité de l’éducation arrive comme un stimulus, une bouffée d’air frais.

C’est basé sur ce principe sacrosaint de la promotion de la qualité de l’éducation que la GTU souscrit à l’exigence de cinq credits pour passer au HSC. Il faut qu’il y ait un niveau acceptable pour passer à un niveau supérieur. C’est la condition sine qua non pour avoir un « All Graduate Force » digne et crédible.

Quant à la décision prise par le Dr Bunwaree en 2011 pour ramener les critères d’admission à trois credits, tout semble indiquer qu’il y a eu maldonne, voire de la malhonnêteté. Sinon, cette mesure aurait dû être accompagnée, simultanément, par une révision des critères pour intégrer la fonction publique où l’exigence de cinq credits est toujours de mise, dans la plupart de cas. Bravo à ces étudiants qui ont persévéré pour réussir leur HSC mais quid de leur recrutement dans la fonction publique ou ailleurs ? L’actuelle ministre de l’éducation est plus réaliste dans le sens qu’elle reconnaît qu’on ne peut procéder vers l’amendement des critères de la PSC aussi facilement et ne pas être en contradiction avec la volonté d’avoir une fonction publique plus performante. Et sait-on que tous les ‘Schemes of Service » demanderaient à être amendés, avec tous les problèmes inhérents à cet exercice sans précédent, si on l’entame toutefois ?

On arguera à satiété qu’on ne fait pas justice à ceux ne possédant que trois credits.

On ne peut les leurrer à monter au HSC, pour le réussir et ensuite se retrouver chômeur une fois sur le marché du travail. Il y a toujours la filière professionnelle, que le ministère professionnalise encore plus. Toujours est-il que certains élèves redoutent la filière professionnelle. Pour faire justice à ceux-ci, le ministère doit amender les règlements pour ouvrir le créneau des « A Level Classes » dans tous les collèges. Ainsi, ceux n’ayant que 1 ou 2 ou 3 credits pourront s’y enrôler, et prendre part aux examens du « A Level ». Toutes les universités réclament « 2 A Levels » pour une admission. Jusqu’à présent, les élèves prennent le «  A Level » sur une base « private », justement pour avoir accès à des universités.

Chercher un emploi avec moins de cinq credits sera alors une autre paire de manches. L’on reviendra alors sur la Circulaire de 2012 qui préconise le « Highest Qualification ». Toutefois ce n’est qu’une circulaire qui n’a pas force de loi.

Nul ne peut empêcher un employeur de considérer les qualifications pré-degré

Toutefois, l’ex ministre de l’éducation, le Dr Vasant Bunwaree, est intervenu sur Inside News, pour donner son opinion sur la question, d’autant plus que c’est lui qui avait ramené le critère d’admission en lower VI à trois credits.

Pour lui, c’est une preuve d’insouciance de la part du gouvernement. Il affirme que sa décision de ramener l’exigence à trois credits avait ouvert la voie à beaucoup d’enfants en leur permettant d’avoir accès au HSC. Pour le Dr Bunwaree, “Kan une enfant Pena 3 credits sa veut pas dire li une zero, au contraire li kapav fer mieux.”

Il ajoute de plus : “En 2011 kan mo ti met sa la loi la, buku pas ti dakor ek zordi, kan madame la met sa la loi la, tout seki pas ti dakor zortdi dir ki zot dakor,  l’exemple mo capav donner c’est le president de l’UPSEE, Yayah Paraouty!”