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Synthèse du Budget : Maurice veut devenir un pays à revenu élevé

Synthèse du Budget : Maurice veut devenir un pays à revenu élevé

L’île Maurice doit être un pays à revenu élevé d’ici 2023, a déclaré le Premier ministre et ministre des Finances et du Développement économique, Pravind Jugnauth, lors de la présentation du budget 2017-2018 au Parlement.

Cette ambition repose sur cinq défis centraux: favoriser une croissance plus élevée pour de meilleurs emplois, investir massivement dans l’infrastructure du futur, améliorer le niveau de la population, établir un nouveau paradigme social et consolider des fondamentaux macroéconomiques.

“Notre objectif est de faire que l’île Maurice soit un pays à revenu élevé d’ici 2023, avec un revenu par habitant d’environ 13 600 dollars contre le niveau actuel de 9 740 USD”, a déclaré Pravind Jugnauth à l’Assemblée nationale.

En vue de renforcer la capacité institutionnelle à soutenir les objectifs de croissance, le budget prévoit un Conseil du développement économique qui assurera une plus grande cohérence et efficacité dans la mise en oeuvre de nos politiques et actions. “Maurice renforcera son empreinte diplomatique dans le secteur de l’exportation et les investissements transfrontaliers en Afrique. Nos ambassades et nos consulats canaliseront davantage leurs ressources à l’exportation et la diplomatie axée sur les investissements sur les marchés stratégiques”, a déclaré le Premier ministre.

Le budget 2017-2018 mise sur le rôle clé de la recherche et du développement en tant que fondement de l’innovation pour atteindre une compétitivité mondiale accrue, une production à plus forte valeur ajoutée et la création de meilleurs emplois. Pour encourager les Petites et moyennes entreprises (PME) à accroître leurs capacités d’exportation et à chercher de nouveaux marchés, les bénéfices des exportations de marchandises seront imposés à 3%, au lieu de 15%. Un congé fiscal de 8 ans sera fourni aux nouvelles entreprises engagées dans de nouveaux pôles de croissance tels que la fabrication de produits pharmaceutiques, les dispositifs médicaux et les produits de haute technologie.

Le budget décrit la stratégie pour assurer la viabilité à long terme de l’industrie de la canne à sucre, stimuler les activités de l’économie océanique avec un grand potentiel d’exportation et des opportunités d’emploi. Pour consolider le secteur des entreprises mondiales afin de relever les défis émergents et assurer le respect des normes internationales, des normes et de la conformité, un plan directeur axé sur les 10 prochaines années sera élaboré, a annoncé Pravind Jugnauth.

Le gouvernement veut également donner plus d’importance au secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC). Ainsi le prix des services de circuits privés loués au niveau international et de la commutation multiprotocole par étiquette connaîtra une baisse de 15 % à partir du 1er juillet 2017.

Le gouvernement va aussi investir massivement dans les projets d’infrastructures. Outre le projet Metro Express qui est en cours, 140 millions USD seront investis au cours des trois prochaines années dans divers projets d’infrastructure, y compris un Plan directeur de la Régénération urbaine et rurale.

D’autres travaux majeurs comprennent l’augmentation de la capacité du Terminal de conteneurs de Maurice et un nouveau bâtiment de terminal de passagers maritimes à Les Salines (au sud de Port-Louis).

Le gouvernement veut aussi continuer le nouveau paradigme social pour lutter contre la pauvreté absolue et réduire les inégalités. Plus de 8 000 familles bénéficient maintenant d’une indemnité de subsistance dans le cadre du Plan Marshall contre la pauvreté, a rappelé le Premier ministre.

Il a en outre annoncé un système d’impôt négatif sur le revenu qui fournira un soutien financier à quelque 150.000 employés à temps plein avec un revenu mensuel inférieur à 10.000 roupies mauriciennes (soit 285 USD). Cette politique entrera en vigueur à compter du 1er janvier 2018 et coûtera environ 37 millions USD.

Enfin, dans le but de construire des fondements macroéconomiques plus résilients, tous les revenus et les dépenses du Fond Bâtir Maurice et du Fond national de résilience seront consolidés dans le budget national et la législation sur la gestion de la dette publique sera modifiée afin d’établir la dette brute plutôt que la dette nette en tant que plafond de la dette publique.