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Edito

Roshi Badhain s’est-il trompé dans ses calculs ?

Krsna Coopoosamy

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Roshi Badhain s’est-il trompé dans ses calculs ?

Quel scénario ! Après l’union qui fait la force quelques mois plus tôt, voilà qu’on assiste maintenant à un revirement de situation. L’opposition s’entre-déchire allant jusqu’à accepter « divided we fall ». Depuis la démission de Roshi Bhadain du Parlement, les différents partis politiques de l’opposition sont aussi désemparés qu’une poule face à un boucher.

« Pa koner ki boute pou traper  », ils caquettent, picorent et tournent en rond. En quelques semaines seulement, l’effacement (temporaire) d’une rivalité dans les rangs de l’opposition et la dislocation (durable) des partis politiques traditionnels ont bouleversé la donne. Eh oui, Roshi Bhadain est passé par là ! Il fallait les voir, l’autre jour, assommés par la présentation de leur candidat respectif et de leur trop long discours pour faire les louanges de leurs poulains, hésitant à dénoncer un supposé coup de force ou un prétendu coup pour rien… Inaudibles.

Chassé sans gloire du pouvoir qu’il occupait depuis dix ans, le Parti travailliste s’est vu amputer coup sur coup de son aile droite et de son aile gauche avec les défaites de son leader et de ses plus fidèles lieutenants rouges. Il ne reste aujourd’hui qu’un marais rosâtre dans lequel patouillent des canards sans tête, à l’image de ce député de la capitale qui, tambour battant, se vante de pouvoir changer les choses mais qui se fait petit, la clé… euh pardon… la queue entre les jambes, au moindre petit rugissement du vieux lion blessé. Et dire que ce parti, qui a pour objectif principal de valoriser les jeunes, a finalement opté pour faire du neuf avec du vieux. Navin Ramgoolam a jeté son charme sur le retraité Arvin Boolell. Est-ce une façon d’éliminer ce prétentieux qui avait les yeux sur le « leadership » du parti ? En tout cas, une chose est sûre. Les rouges n’ont pas apprécié l’équation mathématique de Roshi Bhadain (« Ou kapave prend Navin Ramgoolam, ajoute ar Arvin Boolell mutiplier par Nita Deerpalsing, diviser par Patrick Assirvaden, azute ar Cader Syed Hossen, nou guetter si zot reussi manz ek Roshi Bhadhain dan Quatre Bornes »). Le Parti travailliste jure de refaire l’éducation « des chiffres » de celui qui avait la Financial Services Commission sous sa responsabilité en lui infligeant une sanglante défaite à la prochaine élection partielle.

Quelle basse-cour… Le roi coq est très remonté et vexé suite à la déclaration de celui qui, hier, lui refilait des informations afin qu’il puisse attaquer le Premier ministre lors des sessions de PNQ. Une fois de plus, l’ombre de Roshi Bhadain plâne dans les parages. Le leader du Reform Party avait déclaré dans une interview accordée à un quotidien : « Ce qui me déçoit, c’est que Xavier-Luc Duval ne m’a pas suivi… Je pensais qu’il aurait le cran de démissionner lui aussi ». Remarque que Xavier Duval a très mal pris. Et selon ses proches coquelets, désormais, l’objectif des bleus, c’est de faire tomber Roshi Bhadain dans la circonscription no 18. Et comment ? Simple comme bonjour : en alignant un candidat. Mais quel candidat ? XLD faisait des yeux doux à un « kapitaine du littoral Nord » qui s’est balancé lui-même par dessus-bord à Ebène. Mais finalement face à la contestation de quelques coquelets, que XLD a préféré chercher ailleurs. Et selon les dernières nouvelles, c’est Danesh Maraye qui a la côte pour briguer la prochaine élection partielle.

Surprise, surprise… ! Qui s’attendait à ce que le MMM opte pour une néophyte en politique, Nita Juddoo, pour occuper le siège laissé vacant par Roshi Bhadain. Paul Bérenger se moque-t-il du leader du Reform Party ? Deven Nagalingum soutient pour sa part que Nita Juddoo ne se laissera pas impressionner par Roshi Badhain qui est candidat à sa propre succession. « Cette élection partielle coûtera environ Rs 15 millions. C’est une décision irréfléchie de Roshi Bhadain. A lui d’assumer les conséquences maintenant ! »

Même les partis de moindre importance (Rezistans ek alternativ ou la VOH) ont fait du leader du Reform Party leur cible principale. Au grand final, l’ancien ministre de la Bonne gouvernance qui s’attendait au soutien des partis de l’opposition se voit acculé face à ses ex-confrères de l’hémicyle.  Roshi Bhadain s’est-il trompé dans ses calculs au risque de se casser les reins à Quatre-Bornes ?

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Humeur: Non ! Les ‘Aliens’ ne vont pas nous envahir…

Sunil Gohin

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Non ! Les ‘Aliens’ ne vont pas nous envahir…

« Madam Speaker, on our Transformative Journey it will be imperative and indeed crucial that we further open up our economy and country to the rest of the world ».

Pravind Jugnauth ne pouvait être plus direct pour faire comprendre que Maurice est arrivé à un stade où on dépend du poids économique des autres pour survivre. Remontons à 35 ans en arrière. En 1983, Maurice avait décidé de prendre son destin en main et cela devait résulter à un boom économique incontestable et incontesté. Pour attirer les investissements étrangers, l’Etat leur proposa de nombreuses exonérations fiscales et douanières. On a été aussi chanceux de bénéficier de l’afflux de capitaux de Hong Kong, vu que les hommes d’affaires, de surcroît milliardaires de ce pays, appréhendaient le retour de leur ville à la Chine. Ils sont arrivés, ont investi et créé des milliers emplois dans la zone franche et aujourd’hui, nous avons ce pays dans lequel nous vivons. Les Hongkongais n’ont pas acheté tous les terrains du pays et ne contrôlent pas nos banques non plus.

Cette réflexion est nécessaire, car la démagogie n’a plus sa place dans une société moderne, qui a des aspirations et qui veut ouvrir son économie. Le lynchage médiatique, entourant l’annonce de la vente des passeports à des étrangers, en est une. Pour le leader de l’opposition, Xavier Luc Duval « la mesure » est négative et il en a fait le procès très rapidement. Ce qu’il veut que tout le monde retienne est :

« The first scheme will offer foreigners the opportunity to obtain Mauritian citizenship provided they make a non-refundable contribution of USD 1 million to a Mauritius Sovereign Fund. For their spouse and dependents, they will have to make an additional contribution of USD 100,000 per member of family….The second scheme will offer the opportunity to obtain a Mauritian passport provided they make a contribution of USD 500,000 to the Mauritius Sovereign Fund. For their spouse and dependents, they will have to make an additional contribution of USD 50,000 per passport ».

La politique et autres associations veulent un ralliement de l’ensemble de la population contre cette mesure annoncée, qui fera certainement l’objet des débats et le Premier ministre et ministre des Finances aura l’occasion d’expliquer les avantages et motivations de cette annonce. Nous, à notre niveau, nous retenons ceci du discours budgétaire :

« ..the EDB will manage two schemes to attract High Net Worth individuals who satisfy defined criteria and after due diligence ».

Libre à ceux qui veulent matraquer ou manipuler le peuple à travers des termes qui visent plus à discréditer que d’essayer de comprendre ou faire comprendre :

« le passport mauricien sera bradé comme un timbre à la poste à des milliardaires, qui prendront possession de nos terres, de nos richesses, de nos eaux, de nos plages … »

Libre à ceux qui veulent instaurer une certaine hystérie populaire en nous faisant croire que les étrangers vont venir pour acheter tous les lopins de terre de ce pays.

Il existe déjà à Maurice une loi, la Mauritius Citizen Act.  Sous la section 5, le Premier ministre a le pouvoir discrétionnaire d’accorder la nationalité mauricienne, tout comme dans les cas de demande de permis de résidence, qui marchent de pair avec le permis de travail, aux habitants des pays du Commonwealth.

La section 5 de la MCA se lit comme suit: Registration of Commonwealth citizens

(1) Subject to this section, the Minister may cause any Commonwealth citizen, being a person of full age and capacity, to be registered as a citizen of Mauritius where he makes application in the prescribed manner and satisfies the Minister that—

  • (a) he is of good character;
  • (b) he has an adequate knowledge of the English language, or any other language current in Mauritius, and of the responsibilities of a citizen of Mauritius;
  • (c) he has resided in Mauritius for a continuous period of 5 years, or such shorter period (not being less than 12 months) as the Minister may in the special circumstances of any particular case accept, immediately preceding the date of his application; and
  • (d) he intends, if registered, to continue to reside in Mauritius. Ce qu’on ne vous dit pas aussi, c’est qu’il existe aussi des facilités accordées sous l’Integrated Resort Scheme à des milliardaires.

En achetant des villas de luxe à Maurice pour plus de 500 000 USD, ils se voient aussi garantir d’un ‘occupation permit’ ou d’un permis de résidence sur le sol mauricien. Après 5 ans, ils peuvent toujours faire une application au bureau du Premier ministre sous la Mauritius Citizen Act.

  1. Saviez-vous qu’entre 2006 (introduction du Occupation Permit et du IRS) à 2014, 17000 Occupation and Residence Permit ont été émis et qu’il y a actuellement 4585 « active occupation and residence permit holders » dans le pays?
  2. Saviez-vous que sur les 4,585, 3,373 sont des professionnels, 602 des investisseurs, 429 des personnes à la retraite et 181 des ‘self employed’?
  3. Saviez-vous que Maurice est parmi les dix pays au monde avec le Portugal, la Malaisie, le Maroc, l’Espagne, l’Indonésie, la Thailande, le Sénégal, la République Dominicaine et la Tunisie, qui attirent le plus de retraités?
  4. Saviez-vous que sous les plans IRS/RES/PDS, un ressortissant étranger peut acquérir un bien résidentiel à Maurice à condition que la propriété immobilière est supérieure à 500 000 dollars et que ce dernier a droit à un permis de résidence valable aussi longtemps qu’il conserve la propriété?
  5. Saviez-vous que sous l’IRS, les personnes à la retraite et les milliardaires bénéficient d’une fiscalité légère et que tout Foreign Ultra High Net Worth Individual, capable d’investir un minimum de 25 millions de dollars, bénéficient d’une exemption fiscale sur 5 ans?
  6. Saviez-vous que hors des plans IRS/RES/PDS, un étranger peut acheter un appartement d’un immeuble d’au moins trois niveaux à un prix supérieur à Rs 6 millions ou une résidence dans un projet Smart City quoique cela ne lui donne pas droit à un ORP?

Tout porte à croire que la logique des opposants à cette annonce se résume à cela: « On veut bien de l’investissement des étrangers, on veut bien leur accorder un ORP, on veut bien qu’ils vivent chez nous dans les villas de luxe…Mais on ne veut pas qu’ils intègrent notre société et deviennent un des nôtres ». Ailleurs, de nombreux Mauriciens ont été accueillis par les peuples canadiens et australiens et ont obtenu la nationalité dans ces pays sans grande difficulté à travers leurs politiques de migration respectives. C’est donc tout un “mind set” qu’on doit changer à Maurice.

Ces milliardaires, qui ont investi dans les IRS ont probablement des sous pour développer des secteurs ici. Ils ne peuvent le faire car ils respectent nos lois et les critères imposés sous leur OP/ou PR. Or, ce que nous voyons, nous, c’est que l’État veut assurer plus de confort à ces gens-là d’abord, ceux qui souhaitent probablement investir dans d’autres filières et créer des emplois, mais ils n’ont pas le droit de le faire actuellement. D’ailleurs, beaucoup ont déjà fait des investissements dans l’offshore mauricien.

Il est clair qu’il est le devoir et la responsabilité l’Etat mauricien de s’assurer que chaque demandeur satisfait des critères spécifiques et vérifie les informations communiquées par celui-ci, selon les principes fondés sur la rigueur administrative et préventive de toute organisation ou département étatique,. Cela se fait déjà sous les conditions de l’IRS (*voir ci-dessous) pour les permis de résidence tout comme celles observées dans certains pays européens à travers leur Citizenship by Investment Programmes dans la cadre du processus de validation du dossier. Ce qui sous-entend un exercice de « screening » et de « due diligence » en bonne et due forme. L’identité et la crédibilité de la personne, la provenance de son argent, la pertinence de son projet d’investissement et son potentiel en matière de création d’emploi et de développement à Maurice, de même que son impact social sur un point de vue régional ou communautaire sont, comme on le dit, des conditions sine qua non et indissociables à l’obtention de ce passeport.

L’exemple de la Malte nous vient d’ailleurs à l’esprit. En 2013, la Maltese Citizen Act avait été amendée pour inclure l’ « Individual Investor Programme of the Republic of Malta » (IIP), où les investisseurs et leurs familles sont naturalisés après avoir satisfait les critères démontrant leur contribution au développement du pays. Cette République est membre de l’Union européenne depuis 2004 et le détenteur dudit passeport circule librement dans 160 pays du monde. Si cette démarche de la Malte n’a pas fait trembler l’Europe, pourquoi donc autant de crainte et d’appréhensions ici?

Disons le comme il se doit ou de par la façon dont « certains » ont présenté cette mesure à la population juste pour les besoins d’exister (opposition)  : Non ! Un étranger, peu importe son origine, son patronyme ou sa fortune, ne se présentera pas devant un guichet du gouvernement mauricien avec un chèque ou une quelconque preuve de paiement acceptable, pour obtenir un passeport mauricien illico presto ! Cela n’arrivera jamais, avec ce gouvernement ou celui qui le succèdera. Comprenez par cela que c’est de la démagogie pure et simple venant d’une « Opposition» en perte de vitesse. Ou si vous voulez, une« Opposition» qui, manifestement en manque d’inspiration, finit, dans da maladresse habituelle, par insulter l’intelligence des Mauriciens.

Ces personnes ont pris des risques d’investir dans les IRS à Maurice. Ils croient dans notre stabilité politique et notre harmonie sociale. Ils méritent qu’on les traite avec dignité et respect. Ils ne sont surtout pas des Aliens qui vont envahir notre petite île !

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Budget 2018-19: Une “kitchen soup” au goût des ti-dimounes

Sunil Gohin

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Budget 2018-19-opinion

L’ensemble de la population affiche une certaine satisfaction après le discours budgétaire puisque certaines mesures visent à alléger les fardeaux des “ti-dimounes”. La vie est chère, personne ne peut le nier. C’est le résultat d’une politique de ‘high income” prônée par le gouvernement.

Tout est relatif. À la Réunion, les gens touchent un salaire moyen de 1000 à 1600 euros, soit entre Rs 40 000 à Rs 65 000 mensuellement. Mais un ‘samoussa’ se vend à Rs 25.00 l’unité, un plat de mine frit à Rs 300. À Maurice, malgré la hausse du coût de la vie, les Mauriciens, débrouillards, font des petits boulots supplémentaires pour arriver à rejoindre les deux bouts. Ils font des économies ici et là, veillent les “promos” dans les grandes surfaces. Et quand le ministre des Finances annonce une série de mesures visant à améliorer la vie de ces ‘ti-dimounes’, tout le monde se réjouit au final…sauf l’opposition.

À entendre les réactions des députés de l’opposition et ceux des ‘ti-dimounes” sur les antennes radio, on a l’impression qu’on vit dans deux mondes différents. Ce qui est vrai quelque part, car les ti-dimounes font de gros efforts pour vivre et faire vivre sa famille alors que beaucoup de nos députés sont bien lotis, touchent pas un mais deux voir trois salaires mensuellement, circulent en “bmw” ou “mercedes” et fréquentent les restos huppés du pays. Donc, dans le fond, ils ne comprennent pas, ou font semblant de ne pas comprendre que ces mesures, aussi minimes soient-elles, sont appréciées à sa juste valeur par le citoyen lambda. Les ‘ti-dimounes” en ont marre de ces réactions post-budgétaires, car l’opposition et député de l’opposition sont payés pour “critiquer” et “chercher” ces petits détails pour noyer ces mesures qui touchent au final la “cuisine” des gens. Le gouvernement Jugnauth a marqué des points, l’opposition et la presse le savent. «Sé enn bidzé panadol. Il y a plusieurs mesures électoralistes”…ou encore “pou fer labous dou”» dit Bérenger. Pour Xavier Luc Duval, c’est un “budget à demi-cuit préparé par des novices”.

Le simple citoyen apprécie lui que:

  1. le gaz ménager coûte Rs 30.00 moins cher depuis jeudi. En l’espace de deux ans, le gaz, utilisé dans des nombreuses cuisines, est passé de Rs 330 à Rs 240, soit une baisse de Rs 90.00. La pension de vieillesse, qui touche plus de 180000 de nos grands-parents, est passée à Rs 5000 après les élections de 2014 pour atteindre la barre de Rs 5810 en janvier 2018.
  2. nos parents et grands-parents seront assurés d’un meilleur traitement puisque les allocations destinées aux maisons de retraite passent de Rs 6071 à Rs 8500. L’âge d’éligibilité pour Incontinence Allowance est ramené à 70 ans et le carer’s allowance, soit ceux qui occupent des handicapés, va augmenter par Rs 500.
  3. le prix de l’essence est redescendu sous les Rs 50.00 (passant de Rs 52 à Rs 49,75) alors que le diesel baisse par Rs 1.90 (de Rs 41.90 à 40). Ceux qui prévoyaient de frapper la population par des hausses à valeur ajoutée doivent revoir leur copie. Il n’y aura pas d’effet domino.
  4. 1000 familles pourront compter sur des revenues additionnelles de Rs 14000 si un de leur enfant gradué est embauché par les petites entreprises à travers le SME Employment Scheme. C’est une porte qui s’ouvre pour les responsables des SME, qui ne déboursera pas grande chose, à part les frais de transport, et les gradués peuvent rejoindre le marché du travail.
  5. la population ne paiera pas plus cher pour l’électricité et l’eau. Le tarif d’eau (depuis six ans, frappés alors par une hausse de 35%) et le tarif d’électricité sont restés le même depuis 2007 (15% pour les ménages).
  6. 3041 maisons low cost, qui seront destinées aux plus pauvres, sont en construction sur 17 sites.

Chacun a le droit de juger le budget de Pravind Jugnauth mais il semble de plus en plus évident que “ces novices” dont parle Xavier Luc Duval ont su bien cuisiner ce budget 2018-19.

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[Édito] Au nom de tous les miens

Krsna Coopoosamy

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[Édito] Au nom de tous les miens

Pourquoi ces politiciens font-ils ce choix de parler de famille pour désigner leur parti ou le courant politique auquel ils appartiennent ? Si on y regarde d’un peu plus près, on découvre, au MMM qu’il est aussi dorénavant question de la « famille ». Pourtant, ce même Paul Raymond Bérenger avait employé autant de mots —  « dangereux » , « malsain » ou encore « illégal » à l’égard de Pravind Jugnauth et son père, sir Anerood Jugnauth. Et si on creuse davantage, on peut découvrir des égratignures plus ou moins similaires envers Navin Ramgoolam, Arvin Boolell, Shakeel Mohammed ou encore le jeune coquelet, Adrien Duval.

Et voilà que maintenant Paul Bérenger nous démontre une fois de plus sa créativité, son ingéniosité dans des situations critiques et sa capacité à garder la tête haute. Comme dans de nombreuses familles, certains membres s’investissent auprès de leurs frères ou cousins germains pour les soutenir jusqu’à la cicatrisation des blessures après une séparation avec les Jeeha, Obeegadoo, Labelle, Veerabadren, et autres « fidèles » lieutenants.

Et maintenant ! Quoi de mieux de se faire épauler par son propre sang. Le vieux routier peut compter énormément sur le soutien de sa fille Joanna Bérenger. Et… et… de son gendre Frédéric Curé ainsi de sa belle soeur Dany Perrier. Quelle dynastie, venant de quelqu’un qui n’épousait pas cette pratique. Comme on dit en créole : « seki kras dans ler  tombe lors nene… »

Désormais, le MMM consolide sa base sur une « histoire de famille », dirait-on. Cet étrange glissement dans l’usage de ce terme est une inquiétante réalité. Car, le parti n’est plus vu comme un élément de la vie politique qui contribue à former l’opinion, à animer le débat intellectuel. Mais hélas comme une machinerie plus que dédiée à celui ou celle qu’on espère parachuter au pouvoir !

Certains diront que leader emblématique du MMM prépare déjà sa sortie en rédigeant son testament « au nom de tous les miens »…

Il n’est d’ailleurs – dans cette « histoire de famille » – nullement question de militants de base. La « famille » ne comprend que les dirigeants, ceux et celles qui peuvent prétendre obtenir, en cas de succès, la juste rémunération de leur loyauté sous la forme de prébendes ministérielles. Ils ont fait le choix absolu, celui d’abdiquer leur liberté, d’étouffer la voix de leur conscience, de sorte qu’être fidèle à des convictions de leur chef de meute ou à ses valeurs serait une trahison ?

Ont-ils le choix ? N’est-ce pas que faire autrement serait de se mettre « la famille »… à dos !

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