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Les terroristes visaient des monuments à l’aide de bombes

La cellule terroriste derrière les attentats de Barcelone planifiaient la destruction des monuments historiques dont l’église de Sagrada, a indiqué un des suspects en Cour. Mohamed Houli Chemlal a été un des suspects arrêtés à avoir donné des informations dans le cadre de l’enquête. Ce dernier et Driss Oukabir ont été tous deux arrêtés pour avoir été membre d’une organisation terroriste et pour meurtre.

Cinq jours après les attaques qui ont fait quinze morts en Catalogne, le processus judiciaire a commencé. Mis en examen pour « appartenance à une organisation terroriste, assassinats terroristes, possession d’explosifs », deux suspects des attentats de Barcelone et Cambrils ont été placés en détention, selon une source judiciaire. La garde à vue d’un troisième suspect a été prolongée de soixante-douze heures.

En revanche, le quatrième individu arrêté dans le cadre de l’enquête a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. La justice a estimé qu’il n’y avait pas « d’éléments suffisamment solides » contre cet homme de 27 ans, suspecté un temps d’être le propriétaire de l’Audi A3 qu’ont utilisé les terroristes de Cambrils. Il reste toutefois inculpé.

Soupçonnés d’avoir joué un rôle dans l’organisation des attentats, cet Espagnol et ces trois Marocains étaient en garde à vue depuis cinq jours.

La cellule d’une douzaine de membres – dont huit sont morts – préparait « un attentat plus important » que les attaques de Barcelone et de Cambrils, une station balnéaire au sud-ouest de la capitale catalane. D’après Mohamed Houli Chemlal,  ils visaient « des monuments » « à l’aide de bombes ».

Devant le juge, l’un des suspects,  Mohamed Houli Chemlal a admis qu’ils avaient initialement un projet de plus grande envergure. Ce dernier, un Espagnol originiare de l’enclave de Melilla, a été blessé dans l’explosion accidentelle – mercredi 16 août – d’une maison à Alcanar, à 200 km de Barcelone, où avaient été préparés les explosifs en vue des attentats.

Plus d’une centaine de bonbonnes de gaz ont été retrouvées dans la maison, ainsi que des traces de TATP, un explosif artisanal particulièrement prisé des djihadistes. Cet accident aurait précipité l’action des djihadistes, qui se seraient rabattus sur des moyens plus « rudimentaires », selon le chef de la police catalane.

Un imam soupçonné d’avoir endoctriné les assaillants

La police catalane a confirmé lundi que l’imam Abdelbaki Es-Satty, soupçonné d’être le cerveau de la cellule terroriste, était mort dans l’explosion de la maison d’Alcanar. Plus âgé que les autres membres du groupe, l’homme de 45 ans est soupçonné d’être à l’origine de leur radicalisation. Deux suspects mis en examen ont mardi « rejeté la responsabilité sur l’imam, les deux autres ont dit ne rien savoir de lui », selon une source judiciaire.

Abdelbaki Es-Satty était connu de la justice pour avoir effectué, entre 2010 et 2014, un séjour en prison pour trafic de drogue. Depuis deux ans, il résidait à Ripoll, où il louait pour « 150 euros » par mois, selon son colocataire, un deux-pièces décrépi.

source lemonde.fr