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Solea parie sur l’Afrique pour maintenir sa rentabilité

Solea parie sur l’Afrique pour maintenir sa rentabilité

Le tour-opérateur mise sur une production revue et sur l’ouverture de nouvelles destinations pour poursuivre son redressement.

“Même si les chiffres définitifs seront connus en novembre, on peut déjà dire que Solea a retrouvé la rentabilité sur l’exercice juillet 2016/juin 2017”, se réjouit Alexandre Espitalier Noël, le directeur général du TO, sans plus de précisions. En effet, Solea est la propriété du groupe hôtelier mauricien Sun Resorts, dont l’actionnaire majoritaire, la holding CIEL, possède de nombreux intérêts dans l’océan Indien. Sa cotation en bourse oblige les équipes à tenir secrets des bilans qui n’ont pas été définitivement validés.

C’est donc tout naturellement que Solea ouvre des destinations inédites en Afrique Australe dans sa nouvelle brochure déjà disponible en ligne et en cours de distribution dans les agences de voyages. L’Afrique du Sud, la Namibie, le Botsawana – trois destinations tendances du marché – intègrent le catalogue du TO, tandis que le Kenya y fait son grand retour et que des extensions pointues sur les chutes Victoria complètent la nouvelle production sur le continent africain. “L’avantage de toutes ces nouvelles destinations, c’est qu’elles sont combinables avec l’île Maurice, les Seychelles ou les Maldives”, précise Fanny Borny, la directrice de production du TO, nommée en mars.

Du luxe des Maldives aux campements du sultanat d’Oman

Sur toutes ses destinations, y compris les plus historiques, Solea référence des offres très diverses, allant du séjour dans un hôtel de luxe à des produits plus insolites, comme des nuitées en tente dans le désert du sultanat d’Oman. Le voyagiste propose des circuits déjà packagés, adaptés aux familles ou aux couples, mais fait aussi dans le sur-mesure. Ainsi, les autotours présentés sont privatisables avec chauffeur moyennant supplément. “On est une équipe de passionnés et d’experts, des artisans du voyage, et ça nous permet de réaliser les produits sur-mesure les plus pointus”, assure Alexandre Noël Espitalier.

En plus de ces nouvelles destinations, Solea a revu l’ensemble de sa production sur ses terrains de jeux préférés. Par exemple, sur l’île Maurice (5 000 clients en 2016), le TO couvre un large spectre d’hébergements, y compris chez les concurrents de son propriétaire Sun Resorts. “Il faut être sur toute l’île, sinon, on perd des ventes. La marge de progression sur Maurice est énorme”, analyse Alexandre Noël Espitalier.

Nouveaux effectifs

Comme l’identité visuelle de la marque l’année dernière, la brochure a été repensée et offre, en quelques lignes, descriptions des produits, arguments de ventes et autres détails particuliers entre catégorie de chambres. “Le but, c’est de simplifier le travail des agents de voyages, notamment pour l’Afrique, qui est un continent qui intéresse les clients mais qui paraît toujours compliqué à monter”, estime Fanny Borny. En 2016/2017, Solea a largement investi dans l’humain (l’effectif de l’équipe a augmenté de 20%, portant le nombre total de salariés à 27), et sur la technologie. Le site B2B offre en effet de nouvelles fonctions et d’autres seront ajoutées en septembre et novembre.

Avec tous ces outils, l’entreprise ambitionne de réaliser en 2017/2018 une croissance globale de 43% par rapport au chiffre d’affaires de l’année précédente. “Nous sommes encore en reconstruction, mais on veut prolonger la rentabilité retrouvée”, conclut Alexandre Noël Espitalier. Solea a fait voyager un peu plus de 11 000 clients en 2016/2017.