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L’expressgate: Une journée pas comme les autres pour les médias

L’expressgate: Une journée pas comme les autres pour les médias

Des journalistes, accompagnés de leurs photographes ou cameramen qui prennent racine devant les locaux du CCID pendant toute une journée, cela n’a rien d’anormal. Nous l’avons vécu avec l’arrestation ou, tout simplement, l’interpellation de certains politiciens. Rien de mieux pour alimenter les tabloïds.

Nous l’avons témoigné quand feu Sir Gaëtan Duval, fut interpellé à sa descende d’avion, dans l’affaire Moorgesh Shummogum… Ou encore quand Pravind Jugnauth avait été arrêté un certain 31 décembre. Le cas le plus récent remonte à février 2015 quand l’ex premier ministre Navin Ramgoolam avait été arrêté à son domicile à la rue Desforges. Du pain sur la planche pour les journalistes. La presse se lèche les babines quand de tels évènements se produisent.

Mais aujourd’hui, mardi 26 septembre 2017, les journalistes ont, encore une fois, campé devant les locaux du CCID….Un exercice qui avait débuté depuis hier matin pour prendre fin tard dans la soirée. Mais cette fois-ci, les données ont changé. La presse est toujours là, au même lieu. Pas pour flasher sur des politiciens, mais pour connaître le sort réservé aux hommes de la presse impliqués dans l’Expressgate. Des journalistes de la Sentinelle sont là, bien évidemment, pour couvrir l’évènement, mais aussi pour soutenir leurs collègues.

D’autres journalistes sont également présents. Leurs confrères sont en danger. C’est comme les sardines attaquées sous la mer. Il faut se serrer les rangs, se mettre coudes à coudes, pour effaroucher les prédateurs. A souligner ici que les prédateurs ne sont pas la police, mais tout le système dans lequel nous fonctionnons. Une occasion en or, ici, pour montrer combien il est indispensable de se solidariser en temps de guerre ou de disette.

Mais le plus beau reste à venir. Quand toute l’affaire sera terminée. Quand tout le monde sera rentré dans les rangs. Que restera-t-il de cette solidarité d’un jour ? Les journalistes redeviendront-ils des carnivores, des vautours qui se déchirent pour gagner les nouvelles en primeur et faire de la sensation ?

Ce serait dommage que la solidarité entre journalistes prenne une formule Ad Hoc.