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Femmes cleaners: « Si la ministre de l’Education n’intervient pas, que Pravind Jugnauth prenne les choses en main. »

Femmes cleaners: « Si la ministre de l’Education n’intervient pas, que Pravind Jugnauth prenne les choses en main. »

C’est ce qu’a déclaré Narendranath Gopee, secrétaire de la National Trade Union Confederation (NTUC). Il a réitéré sa solidarité envers ces femmes cleaners qui, selon lui « font face à un drame humain. » Il condamne l’indifférence du gouvernement face à ces travailleurs. Par ailleurs, il déplore que certains politiciens sont venus rendre visite à ces femmes pour exploiter la situation. Il déplore que ces politiens veulent développer une virginité politique.

Il critique aussi Leela Devi Dookhun-Luchoomun. Elle devait, en tant que ministre de l’éducation, faire un cabinet paper et le faire passer à l’Assemblée Nationale. « Li ti bizin met de kote so larogans. » Narendranath Gopee lance que si la ministre de l’Education ne veut pas intervenir, alors c’est le Premier ministre qui doit prendre les choses en main.

« Où est le ministre du Travail ? » lance-t-il.  « Enn posizyon li pa pran ? »

Le secrétaire de la NTUC demande à ce que Pravind Jugnauth vienne de l’avant et ouvre toutes les négociations avec le CTSP. Il demande aussi qu’on mette fin à tout emploi sous contrat.

Radhakrishna Sadien, président de la confédération, affirme que le travail contractuel et précaire ne fait que se poursuivre. Il soutient que les femmes cleaners ont dû avoir recours à une grève de la faim pour faire comprendre au gouvernement qu’elles sont dans la souffrance. Il déclare également que ce problème date de plus de dix ans.

Il parle aussi du rapport de l’audit qui mentionne chaque année qu’il y a une exploitation des travailleurs par des compagnies privées. « Se zot ki fer profi ladan. » Toutefois, chaque année, le gouvernement donne son aval aux nouveaux contracteurs. De plus, il déclare que ces derniers sont payés deux fois plus.

Radhakrishna Sadien dit qu’il est inacceptable que certaines personnes touchent des salaires d’un millions de roupies alors que certains ne perçoivent que Rs1500. Il demande à ce que le gouvernement intervienne au plus vite.