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Divali 2017 : Kavish Gobin nous ramène à la terre

Divali 2017 : Kavish Gobin nous ramène à la terre

Apprivoiser l’argile pour lui donner les formes qu’il souhaite. Kavish Gobin, s’y connait du bout de ses doigts.  Ce jeune homme de 24 ans s’est retrouvé avec une passion pour cet « art de la terre ».

La poterie est une histoire de famille. De père en fils, ce talent a été légué aux générations à venir.  C’est ainsi que Kavish Gobin, habitant de Laventure, s’est retrouvé avec cette passion. « Je m’étais inscrit pour des cours en ingénierie automobile. Toutefois, j’avais des craintes quant aux possibilités d’emploi que cette filière pourrait m’offrir. Après mûres réflexions, je me suis tourné vers la poterie, car c’est un métier qui se fait rare de jour en jour. »

Aujourd’hui son choix lui donne raison. Kavish a de nombreux clients chaque jour. « Alors que Divali approche, j’ai en ce moment quelques 35 milles lampes à réaliser. Les commandes viennent des clients habituels mais surtout des commerçants. Le prix varie selon les modèles et le lieu de livraison. Il faut compter entre Rs 1.35 à Rs 1.50 l’unité».

Entre ses études et son travail de poterie, Kavish n’a pas beaucoup de temps libre. Sa journée commence très tôt. Faire de la poterie demande toute une préparation. Il commence par tamiser la terre pour enlever les cailloux. Ensuite, l’argile est préparée en une pâte homogène. La terre à potier est ensuite moulée en diverses formes. Au four pendant huit heures, les objets sont ensuite mis à sécher. Les prix varient selon la taille et le modèle. Une vase de 60 cm par 30 cm peut coûter entre Rs 400 et Rs 500.

Toutefois, le maître de la terre ne se confine pas entre ses quatre murs. Pour cause, il a participé à diverses expositions et projets englobant le monde de la poterie. «  J’ai fait des sculptures pour un musée dans le nord de l’ile, où différentes personnalités de l’époque coloniale étaient mis en valeur. De plus, j’ai  participé à une exposition organisée par le directeur de Laventure Technical School for Disabled, Yogesh Ancharaz.

Comme son travail est très apprécié, Kavish aspire à agrandir son entreprise.  « J’ai déjà investi dans la machinerie à un coût élevé. Maintenant je pense agrandir mon emplacement et employer plus de main-d’œuvre. »

Pour la fête de Divali, quand on va allumer le diya pour les rituels, nous pourrons avoir une pensée spéciale pour ceux qui ont façonné cette petite merveille simple, faite de la terre cuite….par Kavish, peut-être