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Politique

2017: La politique a fait son show

2017: La politique a fait son show

L’année 2017 promettait beaucoup sur le plan politique, surtout avec la démission de l’allié de l’Alliance Lepep, le PMSD, en décembre 2016. Une nouvelle configuration politique, avec un remaniement ministériel était en vue.

Un nouveau départ, dès janvier pour le gouvernement en place. Le premier ministre d’alors, SAJ, annonce son retrait du poste de Premier ministre et le 23 janvier, c’est le leader du MSM, Pravind Jugnauth, qui succède à son père. Avec seulement le MSM et le ML qui forment le gouvernement, un remaniement ministériel est de mise. Si de nouvelles têtes sont appelées à occuper des marocains, la grande surprise viendra de Roshi Bhadain, qui brillait par son absence lors de l’annonce de la nouvelle composition du conseil des ministres. Ce qui devait arriver arriva. Roshi Bhadain claque la porte au MSM, au parlement et fonda son propre parti, le Reform Party.

Une partielle est à l’horizon. Il y a eu aussi des protestations de parts et d’autres concernant le rôle du ministre Gayan autour de la nomination et des conditions de contrat de Vidya Samputh à la tête de la Cardiac Unit. Elle touchait trop, selon l’opposition. Finalement elle avait dû plier bagage.

Après Gayan, d’autres parlementaires commençaient à faire des siennes. L’ex ministre Soodhun s’en prenait à tous ceux qui font obstacle à sa philosophie propre à lui. Il chassait une dame qui lui tenait tête lors d’une réunion ayant trait à un syndic de la NHDC. Déjà il faisait des mécontents. Pour montrer encore combien il chérissait ses amis arabes, le voilà qui regrettait de n’avoir pas eu une arme pour abattre le leader de l’opposition. Le bouchon était poussé très loin, mais pas assez loin pour l’ex ministre. Plaisanter avec un leader de l’opposition, ça peut passer, mais on ne badine pas avec le tissus fragile du communalisme. Concernant la résidence de Bassin, l’ex ministre Soodhun devait émettre des propos incendiaires, ce qui le noya dans le bassin du sectarisme. Il devait finalement soumettre sa démission comme ministre.

Le gouvernement de Pravind Jugnauth en prit un autre mauvais coup avec le PPS Tarolah. Comme Soodhun, il ne pouvait pas garder sa langue dans sa poche et voilà que le scandale lalangue gate alimenta l’actualité. Comme-ci ce n’était pas suffisant pour agacer le premier ministre, le député Ravi Ruthna ajouta son grain de sel. Personne n’approuvait ses qualificatifs de femelle lichien, même pas la MSAW.

Après Dayal et Bhadain, un autre ministre défraya la chronique. L’affaire Bet 365 montra le chemin de sortie à Ravi Yerigadoo. Sur allégation d’utilisation de son bureau pour faciliter un blanchiment d’argent, Pravind Jugnauth n’avait d’autre choix que de lui demander de partir, pour ne pas dire le révoquer, tout simplement.

L’année 2017 a aussi vu deux parlementaires défiler devant la commission d’enquête sur la drogue, en l’occurrence Sanjeev Teeluckdharry et Rubina Jaddoo Jaunbaccus. Ils avaient visité trop de détenus en trop peu de temps.

Le tout dernier gros événement politique  pour 2017 demeure la partielle au No 18. Celui-là même qui a causé cette élection, Roshi Bhadain, mordit la poussière et le candidat Rouge Arvin Boolell remporta haut la main cette joute électorale. Cette victoire a propulsé le Ptr au-devant de la scène. Le grand perdant demeure le PMSD, dont le candidat Dhanesh Maraye ne sauva même pas sa caution. Avec toutes ces péripéties politiques de 2017, 2018 promet encore plus.