Actu de l'ile Maurice
Monde

En Egypte, l’industrie pharmaceutique en pleine crise

En Egypte, l’industrie pharmaceutique en pleine crise

L’Égypte a connu une nouvelle vague de pénurie de médicaments, fin décembre 2017. Dans les pharmacies, la pénicilline injectable et une douzaine, d’autres médicaments sans substituts, destinés à soigner la maladie de Parkinson ou des affections cardiaques, hépatiques et rénales, ont disparu des rayons. Une situation devenue précoce dans le pays, depuis 2016, où circulent régulièrement les images d’Égyptiens faisant la queue devant des pharmacies vides et les appels désespérés aux dons d’hôpitaux. La dépréciation de la livre égyptienne (LE) et son flottement face au dollar en novembre 2016 ont affecté le secteur pharmaceutique, qui importe plus de 90 % de ses matières premières.

Vingt-deux multinationales (55 % du marché), onze groupes publics (5 %), 14 000 entreprises et 140 usines de production locale se partagent ce marché de 60 milliards de LE (2,7 milliards d’euros), qui emploie 300 000 personnes. Avec une population de 97 millions d’habitants et un taux de natalité de 2 % par an, l’Égypte – déjà l’un des plus grands du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord – a un fort potentiel de croissance et d’attrait pour les investisseurs.Mais le dollar fort, passé de 8,8 LE à 18 L’a contraint plusieurs entreprises à arrêter des lignes de production. « Entre novembre 2016 et janvier 2017, on a tous souffert. La production a baissé de 30 % à 40 %, car on ne pouvait plus importer affirme Gamal El-Leithy, le PDG de Future Pharmaceutical Industries.