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Drogue synthétique : « l’information disséminée peut créer une psychose »

Drogue synthétique : « l’information disséminée peut créer une psychose »

Drogue synthétique : « l’information disséminée peut créer une psychose »

Kunal Naik, Advocacy and Communications officer chez Collectif Urgence Toxida (CUT) estime qu’il y a beaucoup de choses à revoir par rapport à la drogue de synthèse. Il est d’avis qu’il n’y a aucun mécanisme de prévention nationale qui œuvre avec les jeunes, car, ce sont ces derniers qui sont généralement touchés par ce fléau.

Il pense aussi qu’il est important qu’on doit être attentif à l’information disséminée, car cela peut créer une psychose. « Aujourd’hui le problème s’est aggravé car, il y a plus de consommateurs. » Kunal Naik souligne également qu’aucune étude de prévalence n’a été réalisée sur les drogues en circulation à Maurice. « Ce que nous entendons ce n’est que du hearsay. » Il pense que ce n’est bien après qu’on voit des rapports de l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) citant que plusieurs personnes ont été arrêtées.

Il poursuit en expliquant qu’il n’y a eu aucune étude sur la démographie ou sur les consommateurs de drogues, leurs tranches d’âge ou sur les endroits les plus recensés par rapport à la consommation de la drogue. « Avan nu fer kitsoz nu bizin ena sa konsta la. »

Selon l’Advocacy Officer, il est essentiel qu’on commence à prendre en considération les politiques de drogue mises en place à Maurice. Il soutient que la drogue synthétique a fait son entrée au pays car « lalwa ki ena otur sibstans kuma kanabis, dimunn finn devie depi sa pu kapav vane bann sa bann prodwi la. » Kunal Naik indique qu’on doit entreprendre des conversations qui semblent difficiles, surtout concernant le cannabis. Selon lui, nous pouvons contrôler des substances qui sont moins nocives, tel le cannabis.

Il concède que pour avoir de réponses concrètes, il faut avant tout, avoir toutes les données. On pourra ainsi établir les plans qui amèneront à des solutions réelles, poursuit-il. « On continuera d’entendre des cas de ceux décédés par la drogue synthétique. » Pour adresser cela, il faut qu’il y ait un « organisme de coordination » qui se reliera avec toutes les instances concernées.

Pour conclure, il ajoute que la drogue synthétique coûte moins chère et elle est en concurrence directe avec le cannabis. L’Advocacy and Communications Officer du Collectif Urgence Toxida nous explique aussi que Maurice fait partie de ces pays où un gramme de cannabis coûte plus cher qu’un gramme d’or. Il est d’avis qu’on doit avoir recours à ce genre de conversations afin d’avoir des résultats concluants, face au problème de la consommation de la drogue synthétique.