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Mali : un djihadiste devant la Cour pénale internationale pour crimes de guerre

Mali : un djihadiste devant la Cour pénale internationale pour crimes de guerre

La Cour pénale internationale de La Haye a arrêté un homme recherché pour des crimes de guerre au Mali, après que les autorités lui eurent remis Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud. Ce dernier dirigeait la police islamique à Tombouctou alors qu’il était sous le contrôle des militants djihadistes il y a cinq ans.

Il est accusé d’avoir victimisé des femmes et des filles en approuvant leurs mariages forcés à des combattants islamistes. Il aurait, également, aidé à détruire d’anciens mausolées à Tombouctou.

Le mandat d’arrêt contre M. Al Hassan a porté sur les crimes contre l’humanité, y compris la torture, le viol et l’esclavage sexuel, la persécution des habitants de Tombouctou pour des raisons religieuses et sexuelles et d’autres actes inhumains.

Le seul autre homme, jugé par la CPI, au sujet du conflit au Mali, a admis avoir détruit des sites culturels à Tombouctou, lors d’un procès historique en 2016. Ahmad al-Faqi al-Mahdi avait plaidé coupable à la destruction de neuf mausolées et d’une mosquée, dans le premier cas de profanation culturelle, entendue par la CPI. C’était la première fois qu’un militant islamiste présumé était jugé par le tribunal des crimes de guerre, et la première fois qu’un suspect avait plaidé coupable.

Les procureurs ont déclaré que Mahdi était un membre d’Ansar Dine, un groupe islamiste qui a occupé Tombouctou pendant des mois.

Il a été emprisonné pendant neuf ans, après avoir déclaré qu’il était «vraiment désolé» pour ses actions et qu’il demandait pardon. En 2017, les juges de la CPI l’ont déclaré responsable de près de 3 millions d’euros de dommages et intérêts.

Il y a une chance qu’il puisse maintenant témoigner en tant que témoin contre M. Hassan.

La comparution initiale de M. Hassan est prévue pour la semaine prochaine.