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Pravind Jugnauth : «Nous ignorons combien de temps, ils resteront dans l’opposition »

Pravind Jugnauth : «Nous ignorons combien de temps, ils resteront dans l’opposition »

«Nous sommes au gouvernement. Nous ignorons combien de temps, ils resteront dans l’opposition » : propos du Premier ministre, Pravind Jugnauth en répliquant au député, Rajesh Bhagwan par rapport à l’éventuelle présentation du Freedom of Information Bill, à l’Assemblée nationale. Rappelant qu’il compte 35 années de députation, le président du MMM a insisté de savoir quand ce projet de loi sera présenté au Parlement.

« Nous sommes en train de travailler sur ce projet de loi. Dès qu’il est fin prêt, nous viendrons de l’avant pour le présenter au Parlement », a rassuré le Premier ministre, également ministre de l’Intérieur, des communications extérieures et du développement national, ministre des Finances et du Développement économique.

Auparavant, en répondant à l’auteur de la question,  le deuxième député de Port Louis Maritime et de Port Louis-Est, Adil Ameer Meea, Pravind Jugnauth a fait référence à sa réponse à la question parlementaire  du 14 novembre 2017 (B / 723), informant la Chambre que des consultations internes sur le premier projet de le projet de loi sur la liberté de l’information, soumis par le bureau de l’Attorney-Generral
étaient en cours. « J’ai également souligné que la présentation du Freedom of Information Bill  nécessite des recherches approfondies, dont, des discussions publiques.
En effet, une législation aussi sensible a de nombreuses
implications administratives, financières, juridiques et institutionnelles qui devraient être
examinée en profondeur.
»
Aussi, il a dit d’avoir souligné qu’il est impérieux d’examiner de près les expériences d’autres pays qui ont déjà adopté une telle législation, cela en vue de « comprendre clairement ce qui n’a pas bien fonctionné et pourquoi les résultats souhaités n’ont pas été atteints. »

Arguant que pour ces, le le processus de consultations internes s’est avéré être long, Pravind Jugnauth a réitéré : « Une fois cet exercice terminé, les
les parties prenantes  seraient également consultées.»

Dans un autre volet de sa réponse, le Premier ministre a tenu à rappeler que Il convient de rappeler que la promulgation d’un tel projet de loi a fait l’objet de questions parlementaires au cours de ces 20 dernières années.
Faisant référence au  programme gouvernemental 2005-2010, Pravind Jugnauth a rappelé que le gouvernement de l’époque avait promis aux citoyens un droit d’accès aux informations personnelles, détenues par des organismes publics et à des informations relatives aux affaires du gouvernement en promulguant une loi sur la liberté de l’information.
Au cours de la période 2005-2010, en réponse à plusieurs
questions sur le sujet, Pravind a souligné que «the then Attorney-General had informed the House of the complex and fundamental issues and far-reaching implications of such a piece of legislation, ranging from constitutional and public interest issues, impact on the working procedures of the public service, preservation of sensitive commercial information, cost implications, among others.»

Aussi, il a fait remarquer que l’Attorney-General de L’Attorney-General de l’époque avait également informé la Chambre d’importants problèmes, auxquels sont confrontés les pays qui ont déjà adopté la législation sur la liberté de l’information. Par conséquent, il a souligné que dans sa réponse à une question parlementaire le 12 avril 2011 ( B/154), l’Attorney-General d’alors «a reconnu dans cette même Chambre qu’aucune mention n’avait été faite
par rapport à l’adoption de la législation proposée sur la liberté de l’Information, figurant dans le programme gouvernemental.»

Pravind Jugnauth a argué que ce projet de loi est «soigneusement étudiée, car nous devons trouver un juste équilibre entre la prestation d’un gouvernement efficace et efficient et le droit de connaître.» Il a avancé l’argumentation : «puisque les consultations internes se poursuivent, il serait prématuré, à ce stade, de donner une indication quant à l’échéance fixée pour l’introduction de ce projet de loi au Parlement.»