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Contestation des allocations de SAJ : Akil Bissessur désavoué par le chef juge

Contestation des allocations de SAJ : Akil Bissessur désavoué par le chef juge

Les allocations mensuelles de SAJ: Le chef juge très critique à l’égard de Me Akil Bissessur Un “ill crafted motion and affidavit”, “the present application for judicial review was not originally accompanied by a statement of cas”, “the application which was lodged only on the 22 February 2016 cannot be said to have been made promptly”, the applicant had failed to establish that he has sufficient locus standi to bring the present application” et le plus important “the applicant’s affidavit has failed to disclose an arguable case”. Voilà en gros le résumé du ‘ruling’ délivré le mercredi 18 avril par le Chef Juge, Kheshoe P. Matadeen en Cour.

Me Akil Bissessur demandait à la Cour suprême la permission (apply for leave for judicial review) pour contester les allocations perçues par Sir Anerood Jugnauth depuis qu’il est retourné au pouvoir en décembre 2014. Outre SAJ, le ministère des Finances et du Development économique et le bureau de l’Accountant General avaient eu à répondre à cette application. Me Akil Bissessur croyait frapper un grand coup en contestant les allocations perçues (sous la National Assembly Allowances Act de 1973) par SAJ en tant que Premier ministre depuis décembre 2014.

L’avocat, avait retenu les services de l’avoué P. Rangasamy et du senior councel Me Yousouf Mohamed. Pour obtenir un judicial review, il devrait passer l’étape primaire qui est d’entrer une “application for leave” devant la Cour suprême. L’homme de loi était d’avis que SAJ ne pouvait toucher des allocations sous la NAA Act car la section 4(2) de la President’s Emoluments and Pension Act 1992 stipule que: “A retiring President or Vice-President in receipt of a pension under subsection (1) shall not undertake any remunerative employment during the remainder of his life.” SAJ avait été président de la République entre 2008 à 2012 avant de démissionner pour se présenter aux législatives de 2014/. Mais il a été savonné en Cour par le Chef Juge pour plusieurs raisons. Un “ill crafted motion and affidavit” figure en première ligne de ce jugement.

Par la suite le Chef juge a énuméré les raisons qui ont motivé le rejet de cette application. Il y’a d’abord le fait que l’application de Me Akil Bissessur n’était pas accompagnée de son “statement of claim”. Un manquement majeur qui a été corrigé par ce dernier après que “the respondents had mentioned the absence of this document as one of their grounds of objection to the granting of leave that the appellant has caused such a document to be served on the respondents and filed at the Registry.” Les autres raisons sont: 1. …the application which was lodged only on 22 February 2016 cannot be said to have been made promptly 2. …the applicant has failed to establish that he has sufficient locus standi to bring the present application. His claim of being a citizen of Mauritius and a taxpayer does not constitute sufficient interest for the purposes of an application for judicial review 3. …thirdly and most importantly, the applicant’s affidavit has failed to disclose an arguable case. As indicated in the NAA Act itself, Ministers and other Members of the National Assembly are paid an allowance. That legislation does not make mention of remuneration which would have implied an employer/employee relationship under which an employer pays an employee for work done. In fact Members of the National Assembly are not, by virtue of their membership, employed by the State or any other body. \

Voilà un verdict qui servira de jurisprudence et qui devrait faire taire les détracteurs de l’ancien président de la République. Les allocations touchées par SAJ en tant que Premier ministre, et maintenant ministre, sont légitimes tout comme ses pensions en tant qu’ancien président de la République.