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Politique : Allons-nous vers une désintégration du MMM ?

Bam Fareedun

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Politique : Allons-nous vers une désintégration du MMM ?

Le Mouvement Militant Mauricien (MMM) semble aller à la déroute. Du haut de ses 49 ans, le parti est secoué par des turbulences venant de l’intérieur.

Il faut rappeler que depuis son histoire, le MMM fondé par les animateurs du Club des Etudiants en 1969, a été, dès le début, toujours caractérisé par des dissensions et des scissions. La première dissension remonte loin dans les années 70, avec le départ de Jooneed Jeerooburkhan, Heeralall Bhugaloo et autre Dev Virahsawmy, les batisseurs même du MMM.

En remontant dans le temps, on voit que les premières secousses de groupe ont eu lieu en 1983, un peu au lendemain du premier 60-0 de notre histoire politique. Les Mauves perdent des plumes et engendrent le MSM. C’est la première grande défection au sein du MMM quand Sir Aneerood Jugnauth quitte le bateau mauve pour créer son propre parti, le Mouvement Socialiste Militant. C’était le début de la fin du MMM.

La deuxième cassure au sein du MMM avait été provoquée avec plusieurs démissions en 1993 : Prem Nababsing, Jean-Claude de l’Estrac, Jérôme Boulle, pour ne citer que ceux-là. Les démissionnaires avaient donné naissance au RMM. Comme quoi, Paul Bérenger perdait déjà des têtes pensantes de son parti.

Dans un passé plus récent, ce fut au tour d’Ivan Collendavelloo de claquer la porte au MMM, mécontent de l’alliance des Mauves avec les Rouges. Nous sommes en 2014. Le Muvman Liberater prend naissance. Un deuxième bébé des Mauves. Comme on dit jamais deux sans trois, ce fut au tour d’Alan Ganoo de partir pour fonder le Mouvement Patriotique. Le MMM accouche de son troisième enfant.

S’ensuivirent aussi plusieurs défections. Les choses vont mal. Le leader historique des Mauves réprimande certaines têtes qui essaient de faire le malin. Steven Obeegadoo est menacé d’une motion de blâme.  Tout récemment, on a vu la démission de l’ex-Lord Maire, Dorine Chukowry, suivi du long congé de l’adjoint au leader Pradeep Jeeha, sans compter l’inquiétude de Françoise Labelle, ou encore le départ de Swadesh Babajee de la régionale de No 4. Le MMM s’effrite. Ce parti qui avait connu ses meilleurs moments de gloire en 1976, décrochant plus de sièges que le Ptr, est réduit aujourd’hui en une peau de chagrin.

Ceux qui sont partis, parlent de l’arrogance, du mépris ou encore du dédain du leader du MMM. D’autres le qualifient de dictateur incontesté qui est intraitable envers ceux qui ont des opinions politiques différentes. Adversaires politiques ou journalistes, ils ont tous connu les caprices du leader des Mauves.

Pour preuve, pas plus tard que hier, samedi 14 avril, à l’adresse de notre confrère Jean-Marc Poché, journaliste politique du journal Le Mauricien, qui lui posait une question, lors de sa conférence de presse, Paul Bérenger lui a lancé laconiquement : «Aret kwrar dan sa ki to ekrir ! » Comment le leader d’un parti politique et de surcroît, un ancien Premier ministre, peut-il s’arroger le droit d’interpeller un journaliste de carrière de la sorte ? Comment peut-on dialoguer avec une personne qui est toujours sur la défensive ?

Evoquant le «long congé» de Pradeep Jeeha du bureau politique des mauves, Paul Bérenger se montre intraitable. «Se sa coullonnade facebook ek fake news ki finn embrouille la tête Pradeep Jeeha !», a-t-il déclaré à la presse.

Il est allé même jusqu’à devenir menaçant : «Si Jeeha continier koumsa, vraiment pou ena so remplaçant ».

Or, Pradeep Jeeha, l’un des quatre leaders adjoint du MMM, dans sa lettre, adressée à Paul Bérenger, le 9 avril, a déploré un « unhealthy state of affairs » qui prévaut au sein du parti ces derniers temps. Il mentionne des faits qui auraient chamboulé les structures du MMM, notamment la décision d’avoir recours à des élections internes; « the ill-advised sanction », votée par le BP à l’encontre de Steven Obeegadoo; le manque de considération à l’égard des membres qui émettraient des opinions divergentes…

Dorine Chukowry est la première femme à avoir été́ élue Lord-maire. Elle a claqué la porte du MMM la semaine dernière. Elle estime qu’il y aurait un « hidden agenda » chez les mauves, ce qui ne ferait pas honneur au parti et encore moins à la politique. Officiellement, la direction du MMM explique que la démission de Dorine Chukowry relèverait d’un problème relationnel avec Ariane Navarre-Marie et Veda Baloomoody dans la circonscription No 1. Or, il n’est un secret pour personne que l’ancienne ministre Navarre-Marie est la protégée de Paul Bérenger.

Pour ce qui est du bouillant ancien ministre de l’Education, Steven Obeegadoo, également, une des têtes pensantes du MMM, il est un fait qu’une motion de blâme, inscrite au nom de Paul Bérenger, a été portée contre lui au comité central en février dernier. Raison évoquée : Steven Obeegadoo avait accordé une interview à un hebdomadaire, dans laquelle il a tranché dans le vif, mettant en exergue les lacunes et autres dysfonctionnements du parti.

Outrée par la situation qui prévaut au MMM, Françoise Labelle, ex-députée a exprimé ses inquiétudes sur une radio privée.

Compte tenu de ses cinq défaites électorales consécutives (élections générales 2005, élection partielle au No 8, en 2009, élections générales 2010, élections générales 2014, le MMM s’est retrouvé toujours dans l’opposition. N’oublions pas sa défaite à la dernière partielle au No 18. Il est révélé que le parti souffre d’un déficit de communication avec la base militante. Exception faite à la conférence de presse hebdomadaire, animée par le leader, aucune activité d’envergure et concrète n’est organisée pour se rapprocher de la masse. Il a été déploré qu’aucune fête de fin d’année n’ait été organisée pour les membres et les principaux dirigeants du parti pour terminer 2017. La direction du MMM est vieillissante.

En conséquence des défections et autres dissensions susmentionnées, il ne reste pas grand-chose de ce parti qui avait donné tant d’espoir aux jeunes des années 70.

Qu’adviendra-t-il du MMM dans les 10 prochaines années ?

Attendons voir.

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Le leader du MNC, Vivek Pursun, convoqué au CCID

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Le leader du MNC, Vivek Pursun, convoqué au CCID

Vivek Pursun, leader du Mauritian National Congress (MNC), a été convoqué par les enquêteurs de la CCID. Cela fait suite à des allégations qu’il aurait postées sur les réseaux sociaux, Facebook, contre Soodesh Callichurn,  ministre du Travail. Il commentait principalement sur l’octroi de permis des travailleurs étrangers.

À noter que Vivek Pursun avait consigné une déposition à l’ICAC pour réclamer une enquête approfondie pour « unexplained wealth » sur :

  1. Prakash Ramchurun, officier au ministère du Travail;
  2. Krishna Chendriah, conseiller du ministre Callichurn;
  3. Feizal Mooniarack, un membre de la VIPSU attaché au service du ministre Callichurn;
  4. Anass Rawoo, ancien conseiller du ministre du Travail.

Ce jeudi 19 juillet, c’est le deuxième jour d’affilée que le leader du MNC répond aux enquêteurs du Cyber Crime Unit attachée au CCID.

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Peine capitale contre les trafiquants de drogue : Les opinions divergent

Sarvesh Bhugowandeen

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Peine capitale contre les trafiquants de drogue : Les opinions divergent

Peine capitale contre les trafiquants de drogue : Les opinions divergent

« Si cela ne tenait qu’à moi, je ré-introduirai la peine de mort pour les trafiquants de drogue! »: tels sont les propos de sir Anerood Jugnauth, ministre Mentor. C’était lors de la tranche réservée à la Private Notice Question, hier, mardi 17 juillet à l’Assemblée nationale.

On a pu remarquer qu’après cette réponse, le Leader de l’opposition s’est montré plus ou moins acculé. Cette déclaration a provoqué de vives réactions de part et d’autres…

Dans une déclaration à Inside News, Bobby Hureeram, le Chief Whip de la majorité adhère à l’opinion de sir Anerood Jugnauth.  Selon lui, le taux de criminalité a beaucoup augmenté, dû à la drogue. « Ces ‘marsans la mort’ ont détruit notre société. Donc, en mon nom personnel, j’estime que ce serait salutaire d’avoir recours à la peine capitale pour les trafiquants de drogue », fait-il ressortir.

Pour sa part, Ravi Rutnah, le Deputy Chief Whip du gouvernement a fait savoir qu’il est contre cette pratique. « Je respecte le point de vue de sir Anerood Jugnauth. Mais, en tant qu’avocat des droits humains, je ne peux être pour la peine de mort dans le sens élargi », soutient-il.   Cependant, le député de la circonscription no 7 estime qu’il est essentiel de revoir le système carcéral. Ravi Rutnah estime qu’il faut trouver un moyen pour réinsérer les personnes dans la société.

Pour sa part, Me Jacques Laval Panglose, un dirigeant du PMSD lance : « Je suis viscéralement contre la peine de mort. Cela ne peut pas se faire dans une société. C’est barbare !» Il ajoute que  « ce n’est pas la peine de mort qui résoudra les problèmes. Si ça existait, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus vie sur terre».

Poursuivant sur sa lancé, Jacques  Panglose soutient « Quand on inflige une punition à quelqu’un, c’est par rapport à un délit commis». Cela avant de s’interroger «Qui est de taille à pouvoir infliger la mort ? Cela relève d’une arrogance incroyable que de croire qu’on peut infliger la mort. Celui qui inflige la mort se croit égal au créateur. C’est impossible !»

De son coté, Me Ritesh Ramphul, député travailliste, estime qu’il faut avant tout « prendre en considération le contexte international. Même les Nations Unies sont contre cette pratique. Cela ne résoudra pas le problème de la drogue dans le pays ! »

Le député rouge est d’avis qu’il faut surtout revoir le fonctionnement des limiers de l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU). Le parlementaire du PTr dit attendre les retombées du rapport de la Commission d’enquête sur la drogue avant de tirer des conclusions.

Une réflexion lance un nouveau débat : est-ce que la peine capitale a été efficace dans le passé ?

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Parlement : le MMM solidaire ou pas d’Alan Ganoo ?

Georges Alexandre

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PParlement : le MMM solidaire ou pas d’Alan Ganoo ?

Parlement : le MMM solidaire ou pas d’Alan Ganoo ?

Le Mouvement Militant Mauricien (MMM) s’est-il montré solidaire ou pas du député Alan Ganoo ? Ce dernier a été suspendu pour le reste de la journée, d’hier et les deux prochaines séances de l’Assemblée nationale.

A la reprise des travaux en début d’après-midi d’hier, marquée par le ruling de la Speaker, Maya Hanoomanjee, seuls les parlementaire du MMM et deux ou trois menbres du PMSD, dans le camp de l’opposition, qui ont fait leur retour dans l’Hémicycle. Ce n’est qu’après la pause déjeuner vers 14h45, que Xavier-Luc Duval, Aurore Perraud, Malini Sewocksing et Adrien Duval ont brillé par leur absence et ce jusqu’à la fin de la séance.

Cette présence du MMM pour le reste des travaux est perçue par nombre d’observateurs politiques comme étant un manque de solidarité à l’égard du président du Mouvement Patriotique et une solidarité envers la majorité gouvernementale.

Sollicité à pour un commentaire, le secrétaire général du MMM, Rajesh Bhagwan, dans une déclaration à Inside News en début d’après-midi, ce 18 juillet, se défend : «Il n’y a personne d’autre que le MMM qui dénonce le plus la manière de faire de la Speaker. Et hier encore, au Parlement, nous nous sommes fait entendre. Mais, en dehors de l’Hémicyle, il n’y a pas eu de coordination comme il se doit. Nous ignorons de ce qui s’est passé»

Le secrétaire général du MMM soutient : «Nous n’avons pas obtenu d’invitation du leader de l’Opposition pour assister à la conférence de presse» Il laisse entendre que le leader du MMM, Paul Bérenger reprendra toute la question lors de sa conférence de presse hebdomadaire, samedi 21 juillet.

De son côté, intervenant sur une radio privée, ce matin, le député Ganoo, a rappelé que lorsque Rajesh Bhagwan était expulsé du Parlement, récemment, le MP et l’ensemble de l’opposition parlementaire s’étaient montrés solidaires de celui-ci.

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