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Revue politique (2e partie): Affaire Quantum Global, Affaire Jessica Rosun, congé de Pradeep Jeeha…

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Revue politique [2e partie] : MMM: la crise s’intensifie

Revue politique (2e partie): Affaire Quantum Global, Affaire Jessica Rosun, congé de Pradeep Jeeha…

Alors que l’enquête de l’ICAC initiée sur l’affaire Sobrinho se poursuit à plein régime avec des descentes des lieux chez certains concessionnaires de voitures ( Leal, ABC Motors, Axess…) et l’interrogatoire de grosses pointures, à l’instar de Sydney Bathfield, promoteur de Royal Park et Ken Poonoosamy, ancien CEO de la BOI, l’affaire Quantum Global s’est éclatée au grand jour.

Toujours, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, le samedi 7 avril, Paul Bérenger a qualifié le dossier Quantum Global comme une « deuxième affaire Sobrinho » qui se développe dans le pays. Expliquant que Quantum Global Investment Africa Ltd est une compagnie internationale, basée en Suisse, dont la plus grande base d’opération est à Maurice, il a souligné que le propriétaire Jean-Claude Bastos de Morais assure le contrôle de tout, comme Alvaro Sobrinho.

Paul Bérenger a qualifié l’homme d’affaires comme « un intime du fils du président de l’Angola. » Selon lui, le fils du président angolais qui gérait 85% des fonds souverains du pétrole, d’une valeur de $ 5 milliards, accusé de fraude, a été révoqué en janvier dernier. Outre une interdiction de voyager qui pèse également sur lui, le leader du MMM a soutenu que l’argent a été saisi par la United Kingdom National Crime Agency.

« Bondie kone komie kas ena dan bann labank moris»,  lance t-il. Aussi, il a dénoncé que Jean-Claude Bastos de Morais a déjà été condamné en Suisse en 2011, pour « repeated qualified criminal mismanagement. »

Le leader du MMM a réclamé l’institution d’une enquête de la Financial Services Commission (FSC).  « Pu ena enn pli gran malher ki Sobrinho», a-t-il lancé dans une sévère mise en garde.

Cinq heures, à peine, après ces révélations, l’on apprend que le Quantum Global Group est pris sous le coup d’un gel de Rs 7,8 milliards en banque. Trois banques, à savoir la MCB, la SBM (Mauritius) et AfrAsia Bank, soit un total de 25 comptes bancaires sont concernées par le Freezing Order, émis à 15heures, samedi dernier, par le juge David Chan, à la demande de la Financial Intelligence Unit (FIU). Il est souligné que la FSC qui avait demandé à Jean-Claude Bastos de «Show Causes» depuis le 8 janvier, devrait entériner la disqualification de cet homme d’affaires suisse pour «fausse déclaration.»

Et cette semaine, Marc Hein, l’ancien président de la FSC est venu se défendre.

Les allégations d’attouchement sexuel qui pèsent sur le chef de la délégation mauricienne aux Jeux du Commonwealth, Kaysee Teeroovengadum, également secrétaire-général du Comité National Olympique Mauricien (COM), mis en cause par Jessika Rosun, lanceuse de javelot en marge des XXI Jeux du Commonwealth en Australie, ont éclaboussé le monde sportif mauricien et de surcroît, le COM et terni l’image du pays.

Répondant à une PNQ du leader de l’Opposition, Xavier-Luc Duval, à l’Assemblée Nationale, mardi dernier, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Stephan Toussaint a déploré : « C’est navrant que certains font de la récupération politique sur l’affaire Jessica Rosun.»

Dans sa réponse, Stephan Toussaint a fait une chronologie des évènements précédant ces incidents, qui  ont terni l’image du pays sur la scène internationale.

Le ministre a fait comprendre que son ministère traite cette affaire au sérieux. Le ministre a expliqué qu’une fois sur place en Australie, il a rencontré personnellement Jessica Rosun et cette dernière lui avait dit qu’elle n’avait toujours pas pris de décision concernant une éventuelle déposition à la police.

Sur ce, explique le ministre, il n’avait d’autre choix que d’attendre. Toutefois, Stephan Toussaint a affirmé avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour donner l’encadrement psychologique nécessaire à la victime alléguée.

Par ailleurs, Stephan Toussaint a assuré que des sanctions adéquates ont été prises contre Kaysee Teeroovengadum. Il a soutenu que ce dernier a été remplacé dans toutes les instances décisionnelles desquelles il siégeait.

Xavier-Luc Duval devait revenir à la charge, affirmant que Philippe Hao Thyn Voon, président du COM aurait exercé des pressions pour ne donner aucune suite à l’affaire. Il aurait fait des appels téléphoniques au président du comité d’athlétisme mauricien, Vivian Gungaram.

«Je ne peux répondre pour Philippe Hao Thyn Voon ! Si le président de l’Athlétisme de Maurice voit qu’il y a eu une tentative de cover-up, il sait quoi faire(…)!»  a répliqué le ministre.

Se disant convaincu qu’il y a eu ‘cover-up’ dans cette affaire, XLD a allégué qu’il y aurait des pressions pour que l’athlète ne consigne aucune déposition une fois revenue à Maurice.  D’où sa demande pour l’institution d’une enquête pour faire toute la lumière sur cette affaire.

« Le COM est une institution indépendante et autonome…», a rétorqué Stephan.

De son côté, Kaysee Teeroovengagum qui a retenu les services d’un avocat, d’autant plus qu’il devra comparaître en cour en Australie, le 17 avril, s’est muré dans le silence.

Pour ce qui est de Pradeep Jeeha, il s’est retiré du Bureau Politique (BP) du MMM, le 9 avril dernier. Dans une lettre envoyée au leader du MMM, Paul Bérenger, Pradeep Jeeha déplore qu’un « unhealthy state of affairs » prévaut au sein du parti ces derniers temps. Il mentionne plusieurs faits qui auraient chamboulé les structures du MMM, notamment la décision d’avoir recours à des élections internes; « the ill-advised sanction », votée par le BP à l’encontre de Steven Obeegadoo; le manque de considération à l’égard des membres qui émettraient des opinions divergentes…

Par ailleurs, Pradeep Jeeha déplore, dans sa lettre, le fait que le leader du MMM ait pris une décision «unilatérale» de « restricting important party affairs to a triumvirate composed of yourself, Ajay Gunness and Reza Uteem ». Une telle décision, s’insurge-t-il sous-entend que le MMM  accorderait peu d’importance à l’intelligence collective des autres membres. D’où sa démarche d’en informer Paul Bérenger, « on a question of personal dignity and self-respect » de se retirer le temps d’un changement.

Il faut dire que cette décision est intervenue après que Dorine Chukowry, la première femme à avoir été élue Lord-maire, a claqué la porte du MMM’ la semaine dernière. Dorine Chukowry estime qu’il y aurait un « hidden agenda » chez les mauves qui ne fairait pas honneur au parti et encore moins à la politique.

Interrogé sur la démission de Dorine Chukowry, le secrétaire-général, Ajay Guness a confié à Inside News : « C’est un problème relationnel, rien de plus .» Selon lui, « Elle aurait dû prendre son temps pour étudier d’autres options plus crédibles, comme migrer vers une autre circonscription ! »

Mais le leader du MMM n’a pas caché sa colère et sa tristesse par rapport au «congé» de Pradeep Jeeha. « Pradeep Jeeha a tourné la page, nous allons de l’avant (…) Jeeha s’est rendu coupable d’une trahison », a déclaré en substance, Paul Bérenger, à l’issue d’une réunion de la régionale No 4 (Port-Louis Nord/Montagne Longue. Commentant la lettre que lui a envoyée Pradeep Jeeha, le leader des mauves s’est insurgé : . « Il m’a envoyé cette communication à 10h39 et mardi matin, c’était déjà du domaine public. C’est honteux. Que chacun assume ses responsabilités.»

Revenu à la charge, à la mi-journée, jeudi 12 avril, Pradeep Jeeha campe sur sa position. « Je demeure toujours un leader adjoint du MMM et suis toujours un militant, » lance-t-il à Inside News. Ainsi, c’est la guerre ouverte entre Pradeep Jeeha et la direction du MMM. Pradeep Jeeha nous fait comprendre qu’il reste toujours un des dirigeants du MMM et insiste qu’actuellement il est en congé.

« C’est ziss enn conze. Mais le MMM c’est mo parti, mo touzour enn militant ! », clame-t-il. Il nous fait également savoir qu’il s’exprimera en long et en large sur sa marche à suivre, la semaine prochaine. Il réitère qu’il fait toujours partie des mauves.

Par conséquent, en début d’après-midi du 12 avril, Françoise Labelle, un autre membre du MMM est montée au créneau pour exprimer ses craintes publiquement. «Je suis attristée et très bouleversée par ce qui passe au sein du parti », confie-t-elle à l’antenne d’une radio privée. En tant que membre du comité central, elle déplore l’interprétation donnée à la lettre de Pradeep Jeeha et au départ de Dorine Chuckowry.

En revanche, Françoise Labelle refuse de blâmer Paul Bérenger. Se montrant critique à l’égard de l’entourage du leader des mauves, elle affirme qu’elle envisage d’exprimer ses inquiétudes lors de la prochaine réunion du comité central. « Le MMM a une vision, un passé glorieux et un leader qui n’a aucun cas judiciaire. Il n’a aucun soupçon de corruption. J’avais déjà évoqué les problèmes au comité central. Il faut travailler en se serrant les coudes et retirer ce grain de sable dans l’engrenage pour mieux avancer », déclare-t-elle.

Pour ce qui est de la bataille entre le clan Dulull et celui de Mohamed au No 3, il nous revient que les tiraillements trouvent leurs sources par rapport à l’organisation d’un dîner en marge des célébrations marquant les 50 ans de l’indépendance, sans l’approbation du Constituency Labour Party (CLP) no 3, dirigé par Shakeel Mohamed.

« Sa bann zafer la regler en interne », insiste Patrick Assirvaden dans une déclaration à Inside News. Il a révélé que depuis un certain temps, il y a une tension palpable qui règne parmi les partisans des rouges de la circonscription no 3 (Port-louis Maritime/Port-louis Est. Pour sa part, Shakeel Mohamed a refusé à tout commentaire.

Au bout du compte, la direction du Parti Travailliste s’est réunie sous la présidence du leader, Navin Ramgoolam, a donné gain de cause à Shakeel Mohamed. Le Ptr par la voix de Patrick Assirvaden, a condamné les propos d’Asraf Dulull qui s’en était pris au député Mohamed sur les ondes d’une radio, mercredi. Pour ce qui est du dîner, le président du Ptr a été catégorique: « Ce dîner a été organisé sans l’aval du parti et l’emblème du parti a aussi été utilisé à l’insu de la direction. »

 

 

 

 

 

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Revue politique [2e partie] : MMM: la crise s’intensifie

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Revue politique [2e partie] : MMM: la crise s’intensifie

Revue politique [2e partie] : MMM: la crise s’intensifie

La crise au sein du MMM s’intensifie avec plusieurs défections et autres frustrations. Pradeep Jeeha, un des quatre leaders du MMM est pris sous les coups d’une motion de suspension de toutes les instances du parti pour une durée indéterminée. Cette décision a été par le biais de vote par le Bureau Politique des mauves, jeudi dernier.

De même quelques membres de la régionale du MMM au No 4, dont le président, Swadesh Babajee ont été suspendus pour une durée indéterminée. Raison évoquée : ils ont tenu une conférence de presse, qualifiée d’«insultante», jeudi 19 avril..

Selons nos renseignements, lors du vote par bulletin secret, 23 voix ont voté pour la motion de suspension de Pradeed Jeeha contre deux contre et deux abstention. Les décisions arrêtées seront soumis au Comité central ce samedi 21 avril pour être débattues.

S’agissant de Pradeep Jeeha, il est révélé que l’interview accordée à une radio privée, le mardi 17 avril, a été «damning» pour lui.

Répondant à une question sur les ondes d’une radio privée, hier matin, sur le fait qu’il courait le risque d’être privé de l’investiture du MMM aux prochaines élections générales, Pradeep Jeeha a lâché laconique : «Sa na pa pou sanz narien pou mwa.»

Il faut dire que Pradeep Jeeha qui avait écrit une lettre au leader du MMM, demandant un congé du BP, a lors d’une interview accordée à un journal a martelé: «La politique ne se fait pas de 9 heures à 16 heures». Cela par rapport à l’heure tardive qu’il avait envoyé un courrier électronique à Paul Bérenger. «J’ai toujours respecté Paul Bérenger. Ce n’est pas la première fois que je lui envoie un courrier après 22 heures. Je lui ai déjà envoyé des emails à des heures plus tardives, dans les cas d’Omega Ark et Sobrinho. La politique ne se fait pas de 9 heures à 16 heures»,  a soutenu Pradeep Jeeha.

Dans cette interview, le leader adjoint du MMM, sur qui pèse une motion de suspension, a donné la réplique à Paul Bérenger point par point. Pour ce qui est du soutien des membres du parti à son égard, Pradeep Jeeha renvoit à ce qu’il a posté sur sa page facebook :  « You may write me down in history with your bitter, twisted lies. You may trod me in the very dirt… but still, like dust I’ll rise… You may shoot me with your words, You may cut me with your eyes, You may kill me with your hatefulness, But still, like air, I’ll rise. »

S’agissant du cas de Swadesh Babajee qui a été suspendu, ainsi que deux ou trois militants de la régionale No 4, il faut dire qu’il doit cette sanction pour avoir «boycotté» une réunion de la régionale, animée par Paul Bérenger. Animant une conférence de presse, jeudi, en signe de réplique, Swadesh Babajee a lancé une mise en garde : «Mo ena dossier lor bane camarade Bureau politique»

Se proclamant comme un «militant colta», il dit continuer à vouer loyauté au MMM. Pourtant Swadesh Babajee s’est dit très remonté contre le leadership de Paul Bérenger et ses proches collaborateurs.

Il a dénoncé ceux qui le qualifient de «vendeur» et affirme que «ça va très mal au niveau de la direction des Mauves.» Figure de proue de la régionale No 4, il a déploré que des sanctions soient prises contre des membres qui osent parler des maldonnes au parti.

Swadesh Babajee a cité l’article 16 de la constitution du MMM, qui stipule, selon lui, que c’est le Comité Central seulement qui est habilité à sanctionner un membre, et non le leader ou toute autre personne.

De son côté, Dorine Chukowry, l’ancien Lord maire de Port-Louis qui vient de démissionner du MMM, dans une déclaration à une quotidien, a exprimé le voeux : «Que mon sacrifice serve de leçon»

Tout en dénoncant les coups bas de certains membres de Port-Louis Ouest / GRNO (No 1), elle s’est confiée : « Je suis triste de quitter le parti, grâce auquel j’ai été élue conseillère municipale, adjointe au lord-maire et première femme lord-maire. Mais il y a une unité ‘façade’ et trop de clans». Cela avant d’ajouter : « C’est blessant de voir ceux et celles qui ont fait tout pour m’humilier et me détruire politiquement car ils se sentaient menacés, vu que j’étais une candidate potentielle pour les prochaines élections ». Selon elle, le « hidden agenda » de certains ne fait honneur ni au MMM et encore moins à la politique.

Toujours en ce qui concerne le MMM, il se chuchote qu’en marge des prochaines élections gérnérales, un membre a confié à un quotidien qu’il y aurait une douzaine de membres, dont certains députés, ne souhaiteraient pas se présenter comme candidats si le MMM envisageait  à se présenter seul à ces élections. Selon lui, « la frustration gagne du terrain au sein de la famille mauve».

Pour ce qui est de la situation chez les autres partis politiques, il est mentionné que Cader Sayed-Hossen, ancien ministre et ancien élu au No 10 (Montagne Blanche-GRSE), serait pressenti pour être possible leader adjoint du Parti travailliste.

Il est un fait que ce poste est demeuré vacant depuis le départ de Rashid Beebeejaun en marge des élections générales de 2014.

Interrogé, le président du PTr, Patrick Assirvaden, a insisté que rien n’a été décidé. «Cette question sera abordée lors de notre prochain congrè.», dit-il.

Du côté du PMSD, le secrétaire général, Mahmad Khodabaccus : «Le PMSD fera partie du prochain gouvernement.» Arguant que les élections générales seraient derrière la porte, il a soutenu qu’après les «prochaines élections le PMSD trouvera sa place au gouvernement». Il a fait cette déclaration en marge d’un déjeuner dans la circonscription No 19.

Quant au Reform Party, il est révélé que le leader, Rashi Bhadain désertera la circonscription No 18 ( Belle Rose/Quatre-Bornes) pour migrer au No 20 ( Beau-Bassin Petite Rivière)

« C’est complètement faux ! J’ai des membres dans les 20 circonscriptions qui travaillent à travers le pays. Mais moi en tant que leader du Reform Party, je fais un travail de terrain dans deux circonscriptions, soit au no 18 et au no 20 », a-t-il assuré à Inside News. Ainsi, il a  démenti cette rumeur.

 

 

 

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Revue de la semaine politique (1ère partie) : projet d’affermage de la CWA…

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Revue politique [2e partie] : MMM: la crise s’intensifie

Revue de la semaine politique (1ère partie) : projet d’affermage de la CWA…

Cette semaine politique a été marquée par le projet d’affermage de la CWA, dont nombreux sont ceux qui parlent de privatisation, la participation de Maurice au Sommet du Commonwealth et la crise au sein du MMM.

S’agissant de la situation à la CWA, c’est le leader du MMM, Paul Bérenger en premier qui a abordé toute la question de privatisation, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, samedi 14 avril. Il a réclamé le gel du projet de privatisation de la CWA et de la hausse du tarif d’eau.

Se référant à l’intervention d’Ivan Collendavelloo, ministre des Utilités publiques et de l’Energie au Parlement, le mardi  10 avril, il s’insurge que celui-ci a été «adamant». «Collendavelloo a induit le Parlement en erreur en disant qu’il ira de l’avant avec le projet d’Affermage pour assurer la gestion de l’eau sur une période de 15 ans. Il a induit les journalistes, également, en erreur », déplore-t-il. Selon lui, c’est un pretexte pour privatiser la CWA.

Répondant à une PNQ du leader de l’Opposition, mardi dernier, le Premier ministre suppléant et ministre des Utilités publiques et de l’Energie a défendu le projet de privatisation de la CWA. Il a précisé que «la CWA ne sera pas tout à fait privatisée en elle-même», assurant que l’organisme maintiendra le contrôle sur toute la gestion de l’eau.

En revanche, le PM suppléant a concédé qu’un opérateur privé sera nommé pour assurer la fourniture d’eau sous un contrat d’affermage de 15 ans. Tout en insistant qu’il n’y aura aucune rupture de contrat pour les employés et que les acquis ( temps de service et pension) seront préservés, Ivan Collendavelloo a expliqué que son ministère travaille de concert avec la CWA pour finaliser la structure du nouveau tarif d’eau. Chose qui sera chose faite dans deux à quatre semaines, a-t-il affirmé.

Le leader de l’Opposition qui est revenu à la charge, le mercredi 18 avril, lors d’une conférence de presse, a expliqué sa position. Insatisfait des responses d’Ivan Collendavelloo, Xavier-Luc Duval a allégué : «Collendavelloo pe koz menti lor ca dossier la», s’est-il insurgé. Tout en a épluchant les recommandations de la Banque Mondiale concernant la privatisation de tous les services de l’eau à Maurice, Xavier-Luc Duval a martelé : «La CWA regroupe 352 000 abonnés. J’ai été surpris par Ivan Collendavelloo, hier au Parlement, notamment son manque de maîtrise du dossier de la CWA et encore moins les finances. Il est inadmissible que ce sont les consommateurs qui paieront les pots cassés.»

Exprimant ses inquiétudes par rapport à l’échéance fixée pour la concrétisation de l’affermage de la CWA,  Xavier Duval a affirmé avoir eu des pourparlers avec des représentants de la Banque Mondiale qui lui ont dit que ce projet en prendra entre 14 et 18 mois. «Ce calendrier est irréalisable. Ce sera le premier projet PPP (Public Private Partnership). Les procédures échapperont au contrôle d’Ivan Collendavelloo»,  a-t-il maintenu avant d’ajouter. «Quant à moi, je travaille à la lumière du rapport 2015 de la CWA . Une compagnie qui a des réserves de Rs 2,7 milliards n’est pas en faillite…», a argue Xavier-Luc Duval.

De même, le Parti Travailliste est monté au créneau pour faire entendre sa voix par rapport à la CWA. «En 2013, le gouvernement a tenté de privatiser la CWA à travers un contrat provisoire», a déclaré Arvin Boolell lors d’un point de presse le mardi 17 avril. Le député rouge est revenu sur la PNQ, axée sur une éventuelle privatisation de la CWA. Il s’est référé à une déclaration de sir Anerood Jugnauth qui aurait dit que Maurice n’allait pas jouer le jeu du Fonds monétaire international (FMI).

«Nous avons les ressources et les talents nécessaires pour mener une réforme. Il existe une formule où le gouvernement revoie le tarif et enclenche une réforme pour qu’une firme privée vienne gérer la compagnie», a soutenu Arvin Boolell. Il dit attendre le rapport final de la Banque Mondiale.

En marge du Sommet du Commonwealth qui se tient sur deux jours ( les 19 et 20 avril), à Londres, c’est le Premier ministre, Pravind Jugnauth à la tête d’une délégation d’officiels qui représente Maurice.

Durant le sommet des 53 Chefs d’Etat du Commonwealth, jeudi, le Premier ministre a affirmé que Maurice subit non seulement un déclin au niveau des prises de la pêche artisanale, mais des dégâts à l’environnement marin. «Plus de 75% de nos barrières coralliennes sont endommagées », a révélé Pravind Jugnauth. En conséquence de l’érosion côtière, il a souligné que ajouté que «Maurice a perdu environ 10% de ses plages que durant ces dernières décennies»

Arguant que la gestion et surveillance de la Zone économique exclusive (ZEE) de Maurice constitue un enjeu important, le Premier ministre a maintenu : « Notre détermination est plus forte que jamais pour relever ces défis et de combattre ces changements.» C’était lors de la session dédiée à l’adoption du Commonwealth Blue Charter . Ce document préconise des actions en vue de permettre aux pays membres de se tourner vers une exploitation soutenable des ressources océaniques.

Pour ce qui est de l’adoption du Commonwealth Cyber Declaration, Pravind Jugnauth a fait ressortir que les pays du Commonwealth doivent focalisés sur leur détermination pour combattre le « cybercrime ». Pravind Jugnauth a suggéré la mise en place d’un Régional Capacity Building Centre for Cybercrime à Maurice. Il a, également signé la déclaration sur le  Commonwealth Connectivity Agenda on Trade and Investment.

Toujours dans le cadre du Sommet du Commonwealth, Pravind Jugnauth, a rencontré, pour la première fois, le nouveau président de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, à la Lancaster House, jeudi. En outre des relations entre Maurice et Afrique du Sud, ils ont eu des pourparlers sur les Chagos.

En fin d’après-midi, soit vers 17heures, le Premier ministre mauricien, Pravind Jugnauth, a été reçu en tête-à-tête par son homologue indien, Narendra Modi.

En prélude du Sommet du Commonwealth, Pravind Jugnauth qui était déjà à Londres, depuis le wek-end dernier, s’est penché sur plusieurs brûlants dossiers, dont celui de Chagos.

«Le dossier Chagos étant pris devant la Cour Internationale de Justice de la Haye, nous travaillons d’arrache-pied», a soutenu Pravind Jugnauth dans une déclaration à la MBC à Londres, diffusée au JT de 19h30, le lundi 16 avril. «Nous avons eu une session de travail avec nos conseillers légaux. Nous devons pouvoir faire avancer la cause chagossienne tant au niveau légal que politique», a-t-il ajouté. Répondant à une autre question par rapport à son optimisme, le Premier ministre a souligné : «Nous sommes en train de préparer notre cas, surtout nos arguments.»

Pour sa part, Philips Sands, l’avocat du gouvernement mauricien, il a confié : «Nous sommes en train de préparer notre cas avant l’échéance du 15 mai 2018.» En marge d’une rencontre au préalable, regroupant une trentaine de pays de l’Union Africaine, il a fait remarquer qu’en septembre 2018, tous les pays auront droit de participer à la phase orale. «Est-ce que la phase orale durera un jour, ou une semaine, nous l’ignorons. L’important est que Maurice bénéficie d’un appui global. Il y a du travail à faire. Cela, petit à petit», a-t-il souligné.

Dans l’après-midi de mercredi 18 avril,  le Premier ministre est intervenu lors du Heads of Government Roundtable, à l’Intercontinental,où il a une fois de plus réitéré ses craintes par rapport aux possibles bouleversements que pourrait causer un retour au protectionnisme. «Maurice se tourne vers la technologie afin de booster sa croissance», a affirmé Pravind Jugnauth.

Il a insisté que le libre échange est indispensable au développement, à la création d’emplois et à l’élimination de la pauvreté dans le monde. Abordant le cas de Maurice, il a ajouté qu’ «ayant pour objectif de rejoindre le groupe de pays à revenu élevé d’ici à 2023, l’expansion des secteurs liés à l’exportation est crucial».

Auparavant dans la matinée de mercredi 18 avril,  Pravind Jugnauth est intervenu dans un autre atelier sur le thème, Is the Africa growth story still alive and well?, présidé par le Lord Marland, Chairman du CWEIC.

«Le commerce intracontinental représente un potentiel énorme pour le développement économique de notre pays et celui de nos voisins. C’est une opportunité pour nous de nous rendre plus résilients face aux secousses externes. Or, le commerce intracontinental ne pèse que 13% du commerce Afrique-Monde», a affirmé Pravind Jugnauth.

 

 

 

 

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Port du Tikka: «Pendant qu’on y est, pourquoi ne pas interdire le rouge à lèvre et autres maquillages ?»

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Port du Tikka: «Pendant qu’on y est, pourquoi ne pas interdire le rouge à lèvre et autres maquillages ?»

C’est la question que pose le leader du Muvman Travayis Militan, le Dr Vasant Bunwaree.

Intervenant sur Inside News, il a exprimé toute sa colère par rapport à la décision de l’hôtel Residence d’interdire le port du Tikka. L’ex ministre de l’éducation est d’avis qu’il faut alerter l’opinion internationale sur cette affaire. Il affirme que si les autorités tolèrent cette décision d’un établissement hôtelier, d’autres règlements plus inconfortables pourraient surgir.

Par rapport aux célébrations de la fête du Travail, le Dr Bunwaree a déclaré que son parti tiendra une journée de réflexion sur le thème des droits de travailleurs.

Dans la même foulée, il annonce la finalisation d’un projet de société, travaillé par un groupe de jeunes du MTM.

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