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Faut-il avoir un Deputy leader de l’opposition ?

Faut-il avoir un Deputy leader de l’opposition ?

Xavier-Luc Duval a brillé par son absence à l’Assemblée nationale, hier mardi 8 mai. Par conséquent, il n’y avait pas de Private Notice question, adressée au Premier ministre, à l’ordre du jour. Bon nombre d’observateurs sont d’avis que l’absence de cet exercice est anticonstitutionnel.

« Ce n’est pas normal qu’une PNQ ne peut pas se poser parce que Xavier-Luc Duval est absent ! », déplore Ravi Rutnah, le Deputy Chief Whip de la majorité. Il argue sur la nécessité de nommer un remplaçant au poste de leader de l’opposition en l’absence de celui-ci. «  Dans un contexte, où  il y a plusieurs sujets qui dominent l’actualité locale, à l’instar de la drogue, Quantum Global, une PNQ s’avère nécessaire » 

Pour sa part, Kushal Lobine, le nouveau porte-parole du PMSD, ne partage pas le même avis que Ravi Rutnah. « Une PNQ n’est pas une obligation. D’ailleurs, Paul Bérenger, dans le passé ne posait pas systématiquement des PNQs,  contrairement à  Xavier-Luc Duval ». Donc pour lui, il n’y a aucune nécessité d’avoir un suppléant au poste du leader de l’opposition. En revanche, il estime qu’il faut revoir  le fonctionnement du Parlement.

Shakeel Mohamed, le chef de fil du Ptr au parlement abonde dans le même sens. Pour lui, il n’y a pas lieu d’avoir un leader de l’opposition-adjoint. « Je suis toujours pour le système west-ministèrien », soutient-t-il.  Toutefois, il affirme que dans une situation où le leader de l’opposition prend un congé prolongé, « peut-être qu’on pourra se pencher sur la question, mais on n’en est pas encore arrivé là ! »

On a tenté d’avoir la réaction d’un membre du MMM, mais en vain.