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Judiciaire

SMS abusifs et menaçants à un policier: Peine maintenue en appel pour Vinay Sujeeun

SMS abusifs et menaçants à un policier: Peine maintenue en appel pour Vinay Sujeeun

Vinay Sujeeun aura bel et bien à payer une somme de Rs 50 000 et une sécurité de Rs 30 000. Il devra avoir un comportement exemplaire pendant deux ans, sans quoi il purgera six mois de prison. Il a perdu son appel contre la décision de la Cour qui l’a trouvé coupable de violation des sections 46(h) (ii) and 47 de l’Information and Communications Technologies Act (ICAT). Vinay Sujeeun avait envoyé des sms abusifs et proférés des menaces contre un policier entre le 27 et 28 mars 2014.

Les messages se lisaient comme suit: “P fer 1 conte rendu ki mo pou deposé dans ICAC ……..”; “Mo pou alle dans radio Plus………..”; “Dir Ramasawmy fer vit vine ramasse moi avant ki zot chef suspan zot……”; “bientôt C zot meme pou bien vulnerable devan mèm la loi”; “u’l both get wat u deserv by law wiz assistance frm abroad”. Ce sont les contenus des messages envoyés.

En appel, il contestait la décision du magistrat et a présenté 14 points pour tenter d’expliquer que ce dernier a été “wrong” dans son jugement. Un des points de sa défense se lit comme suit : “The learned Magistrate was wrong in acting on the mere words of the police officer, witness No. 5 for the prosecution, that “the messages were disturbing, stressful and caused prejudice to him” to find the “messages to be clearly abusive, threatening and were disturbing when they were received in that context and at such time of the night” and that “they were sent for the purpose of causing inconvenience to Mr. Burjoo” without taking into consideration other aspects of the case.

Durant l’enquête, l’accusé V. Sujeeun avait avoué avoir envoyé ces textos au policier car ils se sont parlés avant et qu’il avait établi une relation avec lui d’autant plus qu’ils s’étaient échangés leurs numéros de téléphones. Pour la défense, le magistrat a commis une erreur en considérant que “the messages were“clearly abusive, threatening and were disturbing when they were received in the context and at such time of the night”, which was a finding for an offence under section 46(h)(i) of the Act, and in thereby concluding that the messages were sent for the purpose of causing inconvenience

En appel, la juge Gaitree Jugessur-Manna cite la section 46(h)(ii) de l’ICTA Act qui se lit comme suit: 46. Offences – Any person who (h) uses an information and communication services, including the telecommunication service ((ii) for the purpose of causing annoyance, inconvenience or needless anxiety to any person; shall commit an offence. La juge a alors pris le verdict en appel dans l’affaire DPP v Collins pour confirmer que c’est à la Cour de déterminer la nature des messages en citant une section du jugement“…the offence was complete when the message was sent; that it was for the Court to determine as a question of fact whether the message was grossly offensive; that it was necessary to show that the defendant intended his words to be grossly offensive to those to whom the message related, or that he was aware that they might be taken to be so; that the defendant’s messages were grossly offensive and would be found by a reasonable person to be soʺ. Elle est aussi d’avis que la poursuite n’avait qu’à prouver trois choses:

Le message a été envoyé afin de causer des inconvénients

  1. l’accusé a utilisé un téléphone portable et une sim card pour envoyer un message à une autre perso
  2. le message a été envoyé afin de causer des inconvénients à la personne concernée et
  3. whether a reasonable person will objectively find that the messages would cause inconvenience to the recipient. Pour la juge, il était clair que “the appellant sent those unsolicited messages” et que le magistrat a été bien inspiré en écrivant ceci: “it will be most preposterous to say that because he is a police officer, he should receive abusive messages at night when he was not working”. Les autres points avancés par la défense n’ont pas également convaincu la juge qui a rejeté cet appel.