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COI : le 1er Forum Régional des Energies Renouvelables à Maurice du 28 au 30 mai

COI : le 1er Forum Régional des Energies Renouvelables à Maurice du 28 au 30 mai

Le 1er Forum Régional des Energies Renouvelables se tiendra à Maurice du 28 au 30 mai prochains, à l’initiative de la Commission de l’océan Indien (COI). En sus d’une forte délégation réunionnaise qui y est attendue, 150 participants, 40 exposants issus des secteurs public et privé sont attendus à Maurice. Cela d’autant plus que les entreprises de la région font de plus en plus confiance aux marchés de l’océan Indien.

Il est à souligner qu’en mars 2017, un partenariat tripartite était signé entre le ministère de l’Énergie et des Utilités publiques de Maurice, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie de La Réunion (Ademe) et l’Agence Française de Développe-ment (AFD).

Les acteurs mauriciens et réunionnais s’engageaient à renforcer l’intégration des énergies renouvelables dans le réseau de l’île Maurice. Cela dans la mesure que les deux îles sont confrontées aux mêmes enjeux dans le secteur de l’énergie. Elles sont encore tributaires d’une production majoritairement basée sur les combustibles fossiles (charbon et fioul lourd).

«Ambition forte»

Il est un fait qu’à la Réunion, le recours aux énergies renouvelables s’est imposé comme une alternance. Compte tenu que la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique électrique local constitue 35% à ce jour, l’objectif fixé est d’atteindre les 50% d’ici à 2020. On fait remarquer que l’île-Sœur souhaite augmenter sa part en énergies renouvelables passant de 20% à 35% d’ici à 2025.

Il faut dire que cette «ambition forte» vise à relever des enjeux simultanément sur les plans institutionnels, socio-économiques et techniques. Ce partenariat prévoyait l’organisation de manifestations conjointes autour des énergies renouvelables au cours de cette année. D’où le 1er Forum Régional des Energies Renouvelables de l’océan Indien à la fin de ce mois.

Cet événementiel, organisée par le programme ENERGIES de la COI et financée par l’Union Européenne (UE), permettra aux entrepreneurs du secteur d’examiner en profondeur les questions liées à la gestion du secteur de l’énergie, l’intégration des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique dans une région où les technologies propres sont en pleine expansion.

Plusieurs thèmes, à savoir la compétitivité des énergies renouvelables en zone insulaire, l’environnement institutionnel et réglementaire des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique à travers des présentations, ateliers et tables rondes seront abordés.

Marchés émergents

Voici deux ans, il est soutenu que la dynamique est bien répartie sur la zone océan Indien. Mention est faite qu’il y a même une émulation avec Maurice.

En coulisses, il se chuchote les entreprises réunionnaises restent très «dépendantes» des appels d’offres lancés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Des appels qui se feraient de plus en plus rares, voire devenant quasi inexistants depuis 2016. De quoi pousser less entreprises à aller voir ailleurs comme Maurice ou la zone océan Indien (Madagascar et les Seychelles) pour exporter leur savoir-faire. Ce sont autant de marchés émergents pour les entreprises réunionnaises et françaises aujourd’hui bridées par la CRE.

Il est souligné que les entreprises Akuo, Green Yellow, Corex Solar ou encore Quadran ont pris pied sur le marché mauricien qui vise à doubler sa part en énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2030 (actuellement aux alentours de 20%).

Du côté de Temergie, il est soutenu que ce forum «permettra de confronter les expériences menées dans chacune des îles et de fixer un cap, une feuille de route pour le développement des énergies renouvelables.» Aussi, on avance l’argumentation que ce forum est «une réelle ouverture pour les entreprises réunionnaises.»

Convention cadre

«Si le mouvement de fond est initié par les entreprises du photovoltaïque, une dynamique importante émerge autour de la Biomasse, qui pourrait être le complément idéal aux énergies renouvelables alternatives pour en finir avec notre dépendance aux énergies fossiles, notamment du charbon», soutient-on. Ici, mention est faite d’Albiona, une entreprise réunionnaise qui est à la pointe dans ce domaine.

Au niveau local, l’entreprise a signé une convention cadre en juin 2017 avec la Région sur sa contribution à la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (2017- 2019). L’objectif fixé est d’atteindre un objectif de 50 % en énergies renouvelables à horizon 2020. Il est souligné qu’Albioma s’est engagée à remplacer progressivement le charbon de ses installations thermiques de Bois-Rouge et du Gol par 100% de biomasse durable d’ici à 2023.

A l’instar de La Réunion, Maurice se voit confronté à la même problématique, «grâce à son potentiel de biomasse lui permettant d’améliorer l’équilibre avec les énergies carbonées.»