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Utilisation des pesticides : les planteurs pas contre mais……

Utilisation des pesticides : les planteurs pas contre mais……

Le Pesticide Bill sera présenté en première lecture, ce mardi 22 mai, à l’Assemblée nationale. Le but étant de réduire l’utilisation des pesticides dans les cultures vivrières. Le planteur ne s’oppose pas à la production d’aliments sains et à l’utilisation efficace et efficiente des pesticides et des produits chimiques.

Kreepaloo Sunghoon, secrétaire de la Small Planters Association, affirme qu’aucune étude sérieuse n’a été entreprise jusqu’à présent ni aucun rapport officiel, établissant une quantité excessive de pesticides utilisés dans les produits locaux. Le rapport mensuel, publié par le ministère de l’industrie agro-alimentaire, selon l’intervenant, prouve ce qui précède.

Il affirme aussi que le projet de loi établit une discrimination entre les importateurs et les producteurs locaux: les importations sont soumises à des tests MRL (Maximum Residue Limit) tandis que les producteurs locaux sont interrogés sur le processus de production ainsi que le MRL.

Les agriculteurs sont d’avis que le projet de loi ne parvient pas à cibler son objectif principal qui est de “minimiser les risques pour la santé humaine”. Plus de 15% des produits volés, affirment-ils, se retrouvent sur le marché. « Produits probablement pulvérisés récemment et donc nocifs à la consommation.»

Kreepaloo Sunghoon affirme que le sentiment général des planteurs est que le gouvernement essaie de chasser les petits planteurs de ce secteur « et de faire de la place pour les plus gros joueurs, étant donné que les chaînes de distribution sont mieux organisées de nos jours. » Le projet de loi dit-il, peut compromettre la sécurité alimentaire.

Pour atteindre les objectifs, le gouvernement devrait selon Kreepaloo Sunghoon ;

1. Soutenir ce projet de loi et par la suite entreprendre une consultation générale avec tous les ‘stakeholders’ afin de favoriser la production de cultures vivrières plus sûres. Ceci afin que les consommateurs bénéficient d’un approvisionnement sain, adéquat et à faible coût.

2. (a) Responsabilité : une formation continue et une mise à jour sur les moyens chimiques, biologiques et autres de lutte anti-parasitaire. Doit être responsable de la qualité du produit.

(b) L’officier technique doit être adéquatement équipé. Il doit être à jour sur des informations efficaces et efficientes. Cela afin de conseiller les planteurs sur demande. Il doit aussi être responsable de la prescription transmise.

(c) Le vendeur de pesticides doit être un chimiste avec un minimum d’expérience pour vendre et conseiller sur les pesticides prescrits.

3. L’échantillon à analyser doit être prélevé à la fin de la chaîne de distribution. Cela afin d’assurer que le consommateur obtienne des produits sains. Tout échantillon recueilli à un stade antérieur à la possibilité d’être frelaté, avant qu’il n’atteigne le consommateur.

4. Il est grand temps que le ministère présente le projet de loi sur la traçabilité. Pour cibler ceux qui sont constamment fautifs et que les biens volés (15%) arrivent sur le marché au lieu de soupçonner tous les planteurs d’être des citoyens irresponsables.

Ce sont autant de points soulevés par la communauté des petits planteurs.