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Dépénalisation du Cannabis : les opinions politiques divergent

Dépénalisation du Cannabis : les opinions politiques divergent

La semaine dernière, le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, a fait part de son intention d’intégrer la dépénalisation du cannabis dans son programme électoral. Il a soutenu qu’il était temps que les consommateurs du cannabis soient davantage plus respectés, surtout sur la question de moralité, au sein de la société. Inside news a, à cette effet, pris l’avis de certains politiciens .

 «Il faut avant tout penser à notre société. Mo kroir ki Xavier Duval nepli koner ki li pe kozer. Pou cigarette mem Gouvernma pe fer tout pu dimuns aret fimer, aster gandia!”, affirme  Ravi Rutnah, le Deputy Chief Whip de la majorité au parlement. Selon lui, il est essentiel qu’il ait une éducation pour que les jeunes ne sombrent dans le fléau de toutes types de drogue.

Pour sa part, Roshi Bhadain, leader du Reform Party, il ne partage pas le même avis Il se prononce contre la dépénalisation du cannabis pour des raisons économiques. «Si la demande pour le cannabis la est grande, le prix du produit augmente considérablement. Ce qui forcera les jeunes en particulier, à se tourner vers la drogue de synthèse, réputée pour être plus dangereuse pour la santé !», argumente-t-il. En revanche, l’ancien ministre de la Bonne Gouvernance se dit favorable à l’utilisation du cannabis à des fins médicales.

Jack Bizlall, ancien parlementaire, syndicaliste et responsable du Mouvement 1er mai qui est l’auteur de plusieurs ouvrages sur ce sujet, est catégorique : cette mesure électorale suggérée par le leader du PMSD, est purement politique. « Aucun politicien n’a la volonté de donner le respect voulu à un fumeur du cannabis !»,  déplore-t-il. D’ailleurs, Jack Bizlall  se dit être pour la légalisation du cannabis , et non pas à sa dépenalisation. «Il ne faut pas faire l’amalgame entre les deux!», soutient-il.

Jack Bizlall explique que la dépénalisation du cannabis est la supression de sanctions pénales relatives à sa possession ou à sa consommation. Par contre, fait-il ressortir, «la légalisation consiste à ramener sous le contrôle de la loi des activités qui étaient auparavant illégales.»

Tania Diolle, membre du Mouvement Patriotique, nous avoue que son parti n’a toujours pas pris de position sur la question. Cependant sur un plan personnel, elle se dit être pour la décriminalisation du cannabis. “Même si cela ressemble un peu à la dépénalisation, l’infraction n’est pas sanctionnée pénalement. Ce qui veut dire qu’avec la déciminalisation, des infractions liées au cannabis n’affecteront pas le casier judiciaire d’une personne “, précise-t-elle.