Actu de l'ile Maurice
Politique

Réforme électorale : le dossier avance lentement, mais sûrement

Réforme électorale : le dossier avance lentement, mais sûrement

«Qui va lentement, va sûrement, et qui va sûrement va loin», comme dit le dicton. Ainsi, le dossier de la réforme électorale avance lentement, mais sûrement. La réforme électorale constitue une des «priorités» du Premier ministre après la présentation du Budget 2018-2019, le 14 juin prochain.

C’est l’assurance donnée par Pravind Jugnauth, en réponse à question de la presse, à la Tour Koenig, vendredi 25 mai. Cela d’autant plus que le comité interministériel sur la réforme électorale, présidé par le ministre Mentor, sir Anerood Jugnauth, lui a déjà soumis son rapport. Et en cour Suprême, jeudi dernier, il est souligné que le gouvernement s’est engagé à établir les conditions visant à éliminer la déclaration ethnique en marge des élections générales.

«Ils m’ont soumis le rapport. Actuellement, je suis pris avec le Budget.  Ce sera une de mes priorités après la présentation du Budget», a rassuré Pravind Jugnauth. «La réforme électorale est un sujet compliqué qui nécessite un travail de fond. Elle fera l’objet de discussions au niveau du gouvernement. Il y a encore du travail à accomplir là-dessus», a-t-il ajouté.  Ainsi, il a promis qu’il se penchera sur ce dossier après l’échéance du Budget.

Lors de sa conférence de presse, samedi 26 mai, Paul Bérenger, leader du MMM a dit avoir pris note de cette déclaration premierministérielle.

Toujours dans la perspective de la réforme électorale, les membres de Rezistans ek Alternativ  ont comparu en Cour suprême, jeudi 24 mai. Ils faisaient face aux représentants de l’Etat pour contester la classification communautariste/ethnique des candidats en marge des élections générales. « Nou pou les enn dernie sans a  bann parti politik ki pe siez dan lasanble»  a prevenu Ashok Subron, porte-parole de Rezistans ek Alternativ dans une déclaration à la presse.

Il a soutenu que, désormais, la balle serait dans le camp du gouvernement «pour apporter cette réforme électorale et de par la même occasion débarrasser le pays de tous les residus de communalisme» que Maurice a hérités depuis l’indépendance. Ashok Subron a argué que cette réforme est cruciale pour le pays.