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Violence infantile – Roubina Jadoo-Jaunboccus évoque 6 000 cas rapportés chaque année

Violence infantile – Roubina Jadoo-Jaunboccus évoque 6 000 cas rapportés chaque année

Roubina Jadoo-Jaunboccus participait hier, lundi 28 mai, à un atelier de travail sur le Children’s Bill. C’était au Hennessy Park Hotel à Ebène. La ministre de l’Egalité des Genres a affirmé qu’il y a environ 6 000 cas de violence infantile, soit des abus et des de négligence et d’abandons, qui sont rapportés chaque année. De janvier 2017 à  décembre de la même année, 5 086 cas avaient été enregistrés par le ministère.

Roubina Jadoo-Jaunboccus souligne qu’il est fondamental pour les individus de s’engager dans un dialogue constructif et dynamique sur des différentes thématiques sur lesquels repose l’ébauche du projet de loi. « Il faut les améliorer selon les demandes de la société et de faire des propositions pour réviser la loi pour une meilleure mise en œuvre ».

La ministre estime qu’il est indispensable d’entreprendre des actions afin de mettre un frein et éliminer les abus sexuels et physiques. « Il est essentiel d’établir des partenariats solides afin d’adresser le nombre croissant de ces cas ».

Elle a rappelé que plusieurs événements ont déjà eu lieu dans le cadre de la préparation du Children’s Bill et Adoption Bill. Il y a eu notamment deux ateliers de travail où plusieurs sujets ont été évoqués notamment :

  • l’institution d’un Child Protection Service
  • L’âge du mariage et du consentement
  • L’âge de la responsabilité pénale
  • La maltraitance des enfants et la négligence

Le National Children’s Council avait aussi organisé un atelier de travail consultatif avec les enfants en avril dernier. Un atelier de travail a également eu lieu à Rodrigues.

La ministre de l’Egalité des Genres explique que toutes les parties prenantes sont sur la même longueur d’ondes sur divers aspects :

  • Le besoin de défendre l’intérêt de l’enfant
  • Abolir la notion des « enfants incontrôlables » et le besoin de soutien conciliant et des mesures concernant les délinquances juvéniles.
  • Le respect de la vie privée des enfants impliqués dans des procédures judiciaires.
  • Le besoin d’adresser l’intimidation en tant que problème.
  • Améliorer les services de soutien et la réhabilitation des enfants.

La ministre ajoute que ces deux projets de loi aideraient à promouvoir les soins, la protection et les services aux enfants mauriciens. « Ils aideront aussi à promouvoir l’intérêt supérieur des enfants et développeraient une meilleure santé physique, mentale et émotionnelle ».