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Madagascar: Réunion secrète entre Ravalomanana et Rajoelina

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La presse malgache a révélé jeudi qu’il a eu une réunion secrète entre les deux anciens chefs d’État, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, dans une résidence à Belle Vue à Ambatobe, une première depuis la crise de 2009. Rien n’a transpiré à l’issue de cette rencontre entre les deux hommes. Des membres de la délégation de l’Union africaine, dépêchée dans la grande île auraient également été présents.

Depuis le début de la crise, les émissaires tentent de trouver une solution entre les opposants, soit les députés pour e changement et le pouvoir. Mais jusqu’ici, toutes les négociations se sont soldées par des échecs.

Pour contourner la situation et devant le refus des députés, les émissaires essayent donc de convaincre les chefs des deux principales formations politiques dont sont issus les frondeurs soit le Tiako i Madagasikara (TIM) et le groupe des partisans de Andry Rajoelina (Mapar) pour un compromis.

Mercredi, la commission électorale nationale indépendante (CENI) est sortie de son silence. Pris entre deux lois électorales, la CENI exige une prise de décision rapide concernant ces lois pour un retour à la stabilité avant d’établir le calendrier électoral. Le président de la CENI, Hery Rakotomanana a proposé trois possibilités, soit l’organisation d’une élection anticipée, le respect du prescrit constitutionnel et le report des élections en 2019.

Pour l’heure, c’est le statu quo entre les opposants et le pouvoir et les médiateurs nationaux et internationaux ne parviennent pas à les réunir tous autour d’une table. En attendant, la crise perdure.

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Ile de la Réunion : un homme poignardé à mort

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Ile de la Réunion : un homme poignardé à mort

Ile de la Réunion : un homme poignardé à mort

Un homme de 41 ans a été poignardé à mort, dimanche soir, dans une épicerie de Romainville (Seine-Saint Denis) et dix personnes ont été interpellées après le meurtre.

Peu avant minuit, la victime se trouvait dans l’épicerie “en compagnie d’un ami” lorsqu’une dispute a éclaté avec un groupe de personnes pour un motif encore inconnu, ont indiqué ces sources. “Une personne lui a porté un coup de couteau au niveau du c?ur” avant de prendre la fuite, a précisé une source policière, ajoutant que la scène avait été filmée par les caméras de vidéosurveillance du magasin.

Dix personnes ont été interpellées à proximité de l’épicerie. Le parquet de Bobigny a indiqué à l’AFP avoir confié l’enquête à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis.

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Annick Girardin à Mayotte, dans un contexte tendu avec les Comores

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Annick Girardin à Mayotte, dans un contexte tendu avec les Comores

La ministre des Outre-mer Annick Girardin s’est rendu à Mayotte depuis le dimanche 13 mai, un mois après la fin des barrages routiers et dans un contexte tendu par les relations diplomatiques conflictuelles avec les Comores sur la question de l’immigration clandestine.

La ministre des Outre-mer, dont la dernière visite les 11 et 12 mars, en plein conflit social, s’était déroulée sous haute tension, vient annoncer des “mesures sociales” pour la population. Mais ses annonces risquent d’être parasitées par l’absence de solution dans le conflit qui oppose depuis le 21 mars les Comores et la France, lorsque Moroni a décidé d’interdire les reconduites des Comoriens entrés illégalement à Mayotte.

Mayotte connaît depuis février une crise sociale majeure, la population dénonçant une immigration clandestine massive venue des Comores voisines, source selon elle d’insécurité. Menés par une intersyndicale et un collectif de citoyens, les Mahorais ont ainsi érigé pendant près de six semaines des barrages qui ont paralysé la circulation et l’économie. Malgré la levée totale des barrages début avril, la situation n’est pas apaisée.

Après une “réponse d’urgence sur la sécurité” en avril, “cette fois-ci, je viens avec une réponse sur les questions plus sociales et économiques, parler logements, aménagement du territoire, éducation, santé”, a expliqué Annick Girardin sur franceinfo. Ces mesures, destinées à “rattraper un certains nombre de retards”, ont en partie été annoncées par le Premier ministre le 19 avril, lors d’une réunion à Matignon avec des élus mahorais, mais seront “confortées d’un certain nombre d’autres réponses”, a assuré la ministre, qui reste jusqu’à mardi.

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La déforestation menace une biodiversité unique à Madagascar

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La déforestation menace une biodiversité unique à Madagascar

44 % des forêts naturelles ont disparu ces 60 dernières années à Madagascar. Et depuis 2005, le rythme de la déforestation s’accélère. Ces résultats sont le fruit d’une nouvelle étude publiée dans Biological Conservation. Avec près de 90 % d’espèces endémiques, c’est une biodiversité unique qui est mise en péril. D’autant plus que les forêts restantes sont gravement fragmentées. Les auteurs tirent la sonnette d’alarme !

Déforestation et fragmentation

Une nouvelle étude vient de mettre à jour les chiffres de la déforestation à Madagascar. L’analyse de l’évolution du couvert forestier sur six décennies a montré que Madagascar a perdu 44 % de ses forêts naturelles depuis les années 1950. Autre inquiétude, les massifs forestiers restants sont extrêmement fragmentés, 46 % des zones forestières se situant désormais à moins de 100 mètres d’une lisière où d’un espace ouvert. Ces chiffres sont issus d’une étude coordonnée par Ghislain Vieilledent, écologue au Cirad, et publiée dans l’édition de juin de la revue Biological Conservation.

Danger sur une biodiversité unique au monde

Déforestation et fragmentation menacent gravement la biodiversité singulière de la Grande Ile. Car à Madagascar, près de 90 % des espèces, tous groupes taxonomiques confondus, sont endémiques ! Outre les écosystèmes, la disparition des forêts impacte fortement les Malgaches eux-mêmes. « Des populations sont très dépendantes de la forêt, pour le bois d’une part (énergie, construction, fibres), mais également pour les produits forestiers non ligneux (gibier, fruits et noix, miel, plantes médicinales…) utilisés pour se soigner ou pour s’alimenter, notamment pendant les périodes de soudure, entre deux saisons de récolte  », affirme Ghislain Vieilledent. Rappelons également que les écosystèmes forestiers offrent plusieurs services environnementaux comme la protection des sols ou la régulation du climat, aussi bien à l’échelle mondiale en constituant des « puits de carbone », qu’à l’échelle locale en jouant le rôle de « château d’eau ».

« Il faut réagir, et vite »

Pour toutes ces raisons, il est urgent de sauver les forêts restantes de l’île, mais aussi d’entreprendre des projets de reforestation. Car à Madagascar, contrairement aux régions tempérées, l’érosion des sols est importante après déforestation et les zones laissées à l’abandon sont difficilement recolonisées spontanément par la forêt. Il faut donc aider à la réimplantation des espèces forestières.
Dans l’île, la principale cause directe de la déforestation est l’agriculture. Mais la démographie galopante, la mauvaise gouvernance et le non-respect des lois environnementales sont des facteurs indirects qui expliquent pour beaucoup la situation actuelle. Pour Ghislain Vieilledent, « il faut réagir, et vite, pour stopper la déforestation. Cela passera nécessairement par une sensibilisation accrue, une augmentation de l’aide internationale, et surtout une reconsidération des stratégies de conservation et de développement à Madagascar. »

Une approche originale

Pour dresser ces constats, l’écologue et ses partenaires ont développé une méthodologie originale. Depuis 1953 et jusqu’en 2000, il existait des cartes du couvert forestier qui ont facilement permis aux chercheurs d’évaluer la déforestation sur cette période. Mais depuis 2000, des cartes exhaustives du couvert forestier à l’échelle nationale n’avaient plus été publiées. Les chercheurs ont alors pensé à utiliser des données issues de Global Forest Watch. Cette plateforme en ligne assure un suivi de la perte du couvert arboré. Ces données géoréférencées appliquées sur la dernière carte disponible en 2000 ont permis d’établir des cartes détaillées d’évolution du couvert forestier sur l’île jusqu’en 2014. « Cette méthodologie est à la fois plus rapide et plus aisée à mettre en œuvre que les approches classiques par analyse d’images satellites. Par contre, elle est moins précise en zone sèche où le couvert arboré est déjà généralement faible rendant la perte d’arbres difficilement détectable  » souligne Ghislain Vieilledent. Cette approche pourrait être répliquée à d’autres pays tropicaux comme le Cameroun et la République centrafricaine, qui disposent d’anciennes cartes du couvert forestier. Les cartes produites permettent d’identifier les hotspot de déforestation, d’évaluer l’efficacité des programmes de préservation des forêts et de prioriser les actions de conservation dans le futur, en particulier dans le cadre de l’initiative internationale REDD+.

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