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A Camp-de-Masque : la fermeture du cimetière de l’Unité provoque la grogne

A Camp-de-Masque : la fermeture du cimetière de l’Unité provoque la grogne

A Camp-de-Masque : la fermeture du cimetière de l’Unité provoque la grogne

Cela fait des mois déjà que le cimetière de l’Unité, à Camp-de-Masque est fermé au public. Selon certains habitants de la région, les autorités évoquent que le terrain est une propriété privée. Mention est faite pour trouver un site alternatif pour être utilisé comme cimetière.

Kadressen Murday, habitant de la région déplore que cela fait plus d’un an que les résidents ont tiré la sonnette d’alarme que ce cimetière sera fermé, mais que rien n’a été fait pour trouver une solution Il explique qu’un autre endroit a été identifié pour les inhumations, à Médine, soit à environ 4 km plus loin. Selon lui, ce site n’est pas approprié pour les enterrements, surtout par rapport à la distance. Il ajoute également qu’après trois ans, d’autres morts pourront être enterrés dans la même fosse. « Qu’arriverait-il si un membre de la même famille décède après trois ans ? Où l’inhumerons-t-il ? » se demande Kadressen Murday. Ce dernier insiste que les habitants de la région n’étaient pas au courant de la fermeture du cimetière.

Nous avons contacté Vikram Hurdoyal, Président du conseil de district de Flacq. Il nous explique que ce cimetière est une propriété privée appartenant au groupe Alteo. De plus, il fait savoir qu’il n’y a désormais plus de places disponibles dans ce cimetière. « Terin in plin, pa pu kapav fer la fouye, » indique-t-il.

Il rappelle qu’après avoir inhumé une personne, ce n’est qu’après 5 ans qu’une autre personne peut être enterrée. Dans le cas du cimetière de l’Unité, il n’y a aucun dossier ou de registre qui pourrait donner des informations sur l’identité des personnes qui ont été inhumées dans le passé. « On ne sait si un individu été atteint du virus Ebola ou de la malaria, » fait-il savoir.

Vikram Hurdoyal ajoute également que des réunions avaient eu lieu avec toutes les parties prenantes à ce sujet. Il affirme que toutes les personnes concernées savaient déjà que le cimetière allait fermer, car il n’y avait plus de places. Selon lui, les habitants avaient été informés qu’un cimetière régional d’une superficie d’environ 4 arpents serait mis à leur disposition à Médine. Le président du conseil de district de Flacq explique par ailleurs, qu’un autre endroit avait été identifié à Petite Cabane. Mais après des examens du sol, il a été établi que la région est parsemée de roches. « Ce terrain n’est pas convenable, d’où le choix du site de Médine » déclare-t-il.

Vikram Hurdoyal réitère que les habitants de la région étaient bel et bien au courant de cette situation. « Ils étaient d’accord, » lance-t-il. Ce dernier ajoute également que si seule une poignée de personnes n’est pas d’accord, « li pu difisil. »