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[Opinion] LGBT: plus jamais ça !

[Opinion] LGBT: plus jamais ça !

[Opinion] LGBT: plus jamais ça !

Les incidents provoqués par la 13e édition de la Marche des Fiertés et la manifestation anti-LGBT, qui ont enflammé le pays et les réseaux sociaux, méritent qu’on s’y attarde pour une réflexion objective. L’image de Maurice qui se proclame d’être un modèle de démocratie et une destination touristique très prisée, a pris un sale coup.

La République de Maurice est une société laïque, prônant des valeurs républicaines. C’est avec fierté et honneur que nous avons célébré le 50e anniversaire de l’Indépendance et le 26e anniversaire de l’accession du pays au statut de la République. La clause 1 de la Constitution qui est la loi suprême du pays, stipule que «Mauritius shall be a sovereign democratic State…» Personne ne peut s’arroger le droit de la mettre en cause et encore moins la contester. Aucun citoyen, aucun groupe social, socio-culturel, socio-religieux ou encore aucun groupuscule religieux ou politique ne peut venir nous imposer son diktat.

D’emblée en vertu du chapitre 2 de la Constitution, la protection des droits fondamentaux et des libertés de l’individu sont guaranties. «Les droits et les libertés fondamentaux de l’individu. Il est reconnu et déclaré qu’à Maurice, il existe et continuera d’exister sans discrimination de race, de couleur, de la croyance ou du sexe, du lieu d’origine, des opinions politiques, mais sous réserve de respect», souligne la clause…de la Constitution. Cela avant de préciser à la clause 3, paragraphe (a). «(…) Que tout individu bénéficiant de ces droits et libertés n’a pas le droit de porter atteinte aux droits et les libertés d’autrui ou l’intérêt public.»

Par conséquent, il faut dire tout haut ce que les autres pensent tout bas. S’agissant de la Marche des Fiertés et la manfestation anti-LGBT, les torts sont partagés. Pendant 12 ans, le Collectif Arc-en-Ciel a organisé sa Marche des Fiertés dans les rues de Port-Louis sans anicroche. Comment expliquer qu’en marge de cette 13e édition, un poste blasphématoire sur Allah a été posté sur facebook ?

Ce qui a piqué au vif bon nombre de Mauriciens de foi islamique et leur a poussé à descendre dans les rues à Place d’Armes pour exprimer leur colère et exaspération. D’autant plus que la police, conjointement avec la Cybercrime Unit n’ont pas jugé nécessaire de retracer et traquer ce Mauricien qui a osé partager ce poste blasphématoire en premier, sans se soucier des conséquences. Les contestataires auraient pu nous épargner de ces outrances, avec toutes les folles rumeurs d’alerte à la bombes aux principaux centres commerciaux du pays.

De même, les LGBT, engagés lors de la démonstration au Caudan Waterfront sont allés trop loin dans leur démarche. Est-ce qu’il a fallu autant d’excentricité de leur part ? Est-ce qu’il a fallu qu’ils s’exhibent aussi dénudés et dévoilés en sa pavanant en public ? Fallait-il retenir les services des bouncers pour se protéger ? Il est un fait que leurs actions qui s’annoncaient pacifiques ont cédé la place à la provocation.

Fort heureusement que le Premier ministre, Pravind Jugnauth, les dignitaires religieux, à l’instar du Cardinal Maurice Maurice, l’Evêque de Maurice, Ian Ernest, le Conseil des Religions, ainsi que le Collectif pour l’Harmonie Sociale et de la Paix Publique, sous la férule de Belall Maudarbux, sont montés au créneau pour calmer les esprits, plus particulièrement les réfractaires.

Notre chère République mérite mieux en vue d’assurer le mieux-vivre ensemble. Plus que jamais, nous disons non à la violence, aux menaces et autres intimidations. Aussi, nul n’a le droit de bafouer les lois du pays ou de transgresser les valeurs républicaines. Mais ils l’ont fait. Des lois n’ont pas été respectées.

Quelqu’un quelque part a fauté de n’avoir pas pu faire respecter la loi. A lui de porter le chapeau ou le képi de tout ce remue-ménage !