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Création d’emploi: Faire mieux qu’en 2017

Création d’emploi: Faire mieux que les 6 500 qui ont rejoint le monde du travail en 2017
Création d’emploi

Création d’emploi: Faire mieux qu’en 2017

La création d’emploi pour caser de nombreux jeunes en mode d’attente devrait probablement être une des priorités du Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth pour la nouvelle année financière. Il s’agira de continuer sur la lancée de 2017 où on avait noté l’arrivée de 6 500 personnes sur le marché du travail (538 600 employés en 2016 contre 545 100 en 2017).  On prévoit le recrutement de 6 000 personnes, rien que dans la fonction publique en 2018 alors les secteurs TIC/BPO, construction et hôtellerie devraient également assurer des embauches dans le privé.

Le taux de chômage au dernier trimestre de 2017, selon les donnés de Statistics Mauritius, était de 6.7 %, soit légèrement supérieure à 2016 (6.6 %) en dépit du recrutement de 6 500 nouvelles têtes dans les différents filières. Le nombre de personne techniquement salarié est de 548 000 mais il existe tout de même beaucoup de personnes qui travaillent dans des petites commerces sans être des « employés ».

En janvier, il y a eu l’entrée en vigueur du salaire minimum et aussi un contrôle rigoureux à travers des visites chez les employeurs. Le gouvernement espérait bien qu’à travers le Special Allowance Scheme assurer un salaire minimum de Rs 9 000. Cette démarche avait probablement aussi pour but de connaître le chiffre réel sur le taux de chômage à Maurice.

Selon les indicateurs officiels, fin 2017, 39 600 mauriciens soit 16 300 hommes et 23 300 femmes étaient à la recherche d’un emploi. Le nombre des jeunes au chômage se chiffrait à 16 700, un chiffre qui a certainement augmenté après les résultats du HSC en début d’année et aussi l’arrivée des universitaires en dernière année.

Il est difficile de se faire embaucher à Maurice car l’enquête de Statistics Mauritius confirme, par exemple, que quelque 32 900 personnes (dont 14 100 pour la première fois) étaient à la recherche d’un job pendant au mois 12 mois.

La mission du gouvernement pour assurer un « job for everyone » paraît, à priori, difficile dans un marché compétitif où on mise beaucoup sur la compétence et les diplômes. Deux questions majeurs surgissent. Comment et où caser ce 9 % qui ne disposent même pas d’un CPE et les 12 900 qui ont échoué lors de leurs examens de School Certificat ? Quelle sera donc la formule qu’adoptera le ministre des Finances pour la création d’emploi destinée à des personnes avec des profiles différents ?

Dans les coulisses du ministère des Finances, on dit que Pravind Jugnauth va miser sur les gros projets qui sont en chantier ou qui seront en chantier, dont le secteur de la construction, pour canaliser les jeunes demandeurs.

Le dernier budget du Premier ministre et ministre des Finances, qui portait sur un plan stratégique de trois ans avait cinq objectifs majeurs:

  1. fostering higher growth for more and better jobs;
  2. investing massively in the infrastructure of the future;
  3. improving the quality of life of our people;
  4. ushering in a new social paradigm and;
  5. consolidating macro-economic fundamentals.

Le Grand Argentier avait clairement fait ressortir que notre population doit s’adapter avec les nouvelles exigences économiques. « Success in achieving higher growth and lower unemployment rates lies also in our capacity to adapt our workforce. The skills of our manpower must evolve with the new needs of our economy, » avait déclaré Pravind Jugnauth.

Une enveloppe de Rs 310 millions avait été alloués pour rehausser les facilités de centres de formations en sus des Rs 130 millions remis dans les caisses des centres de Polytechnics car le ministre des Finances considérait que « they will have a vital contribution to better connect the world of learning with the world of work, especially in the fields of tourism, ICT, nursing and paramedics. » Sur les deux dernières années quelques 5 000 jeunes ont suivi des cours de formation sous le National Skills Development Programme.

En 2018, les offres d’emplois avec des salaires intéressants émanent surtout du secteur TIC (développeurs surtout), le tourisme et la restauration et la construction.

Pour les spécialistes et agents recruteurs, les perspectives 2018 étaient plutôt bonne avec la diversification de notre économie, l’ouverture vers de nouveaux marchés internationaux, l’arrivée de nouveaux opérateurs etc. Pour ces derniers, les secteurs pourvoyeurs d’emplois sont principalement la technologie de l’information et de la communication (Tic) et BPO, l’hôtellerie, la restauration, le tourisme, la construction, le commerce et les finances.

On devrait s’attendre à ce que le ministre des Finances suit cette tendance avec des recrutements massifs, on parle de 6 000, dans la fonction publique.