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La COI obtient le soutien des Nations Unies pour promouvoir la sécurité dans la région

La COI obtient le soutien des Nations Unies pour promouvoir la sécurité dans la région

La COI obtient le soutien des Nations Unies pour promouvoir la sécurité dans la région

La United Nations Division of Political Affairs (UNDPA) et  la Commission de l’Océan indien (COI) ont signé ce vendredi 15 juin 2018 un protocole d’entente sur la sécurité. L’accord a été signé par le ministre des Affaires étrangères et Président du Conseil de la COI, Vishnu Lutchmeenaraidoo, et le Sous-Secrétaire général des Nations Unies, Tayé-Brook Zerihoun.

Le Chef de la diplomatie mauricienne s’est félicité de ce développement et a situé le rôle primordial de Maurice et de la COI pour promouvoir un environnement sécurisant dans la zone. Il a, à cet effet, exprimé son appréciation à l’UNDPA pour son soutien et son intérêt à collaborer avec la COI.

La COI abritera une cellule régionale de l’UNDPA dans le cadre de cette nouvelle coopération qui bénéficiera à la région en terme de stabilité et de sécurité.

Pour le ministre Vishnu Lutchmeenaraidoo, « la signature de ce protocole d’entente avec le Secrétariat général des Nations unies s’inscrit dans un mouvement plus large visant à améliorer la sécurité et la stabilité globale de la région ». Ainsi, ce document pose un nouveau jalon dans l’action de la COI en faveur de la sécurité en Indianocéanie et « est une reconnaissance de la crédibilité et de la valeur ajoutée de notre organisation de la part des Nations unies ».

Le ministre des Affaires étrangères a rappelé la tenue de la conférence ministérielle sur la sécurité à Maurice au mois d’avril de cette année et qui a débouché sur des actions concrètes face aux risques sécuritaires de la région dont le trafic de drogue, des armes et de des humains, la piraterie, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), le terrorisme, la pollution maritime et le pillage des ressources marines.

Le nouvel accord UNDPA – COI va dans le droit fil du renforcement des moyens de la région pour lutter contre la criminalité organisée et favoriser les conditions d’un développement durable et serein des Etats membres de la COI.

Avec ce protocole d’entente qui suit celui signé avec l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime lors de la Conférence ministérielle sur la sécurité maritime en avril dernier, c’est la coopération globale de la COI avec le système des Nations unies qui s’amplifie et s’approfondit.

Dans le même souffle, le ministre Vishnu Lutchmeenaraidoo qui préside le Groupe de contact sur la piraterie au large des côtes somaliennes (GCPCS) maintient que cette structure qui a été instituée par le Conseil de sécurité des nations unies pour combattre la piraterie dans la région, devienne une instance permanente et que son mandat soit élargi pour tenir compte d’autres menaces qui ont émergé au fil des années.

Les iles de la région sont touchées de plein fouet par le trafic illicite de stupéfiants, indique le ministre. L’effort international est nécessaire pour contrer la progression de ce trafic international dans la zone.

Pour Maurice qui revendique résolument son statut d’Etat océan, l’enjeu sécuritaire est de taille. De même que pour l’ensemble des pays membres de la COI, compte tenu de leur vulnérabilité insulaire et leurs capacités inadéquates face aux conditions d’insécurité.

En raison de ces spécificités, le ministre Vishnu Lutchmeenaraidoo plaide pour une considération spéciale qui doit être accordée aux Etats insulaires en Afrique mais aussi pour les SIDS (Small Island Developing States) en général.

Maurice, dit le ministre, joue dorénavant un rôle actif auprès de la communauté internationale pour que la voix des petits Etats insulaires soit entendue comme il se doit.

« Tout ne peut être pensé et piloté depuis New York », a indiqué de son côté Tayé-Brook Zerihoun, soulignant ainsi « l’importance fondamentale d’une coopération poussée avec les organisations régionales pour répondre concrètement aux enjeux spécifiques de chaque zone ». A cet égard, il a mis en exergue le « focus spécifique qui pourrait être donné aux Etats insulaires » de l’Afrique australe membres de la Commission de l’océan Indien.