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Violence conjugale : 1 483 cas recensés en 2017 et la tendance est à la hausse en 2018

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Violence conjugale

Violence conjugale : 1 483 cas recensés en 2017 et la tendance est à la hausse en 2018

Un fléau qui prend des proportions alarmantes depuis plusieurs années à Maurice, la violence domestique est une réalité que vivent 1 483 personnes, selon Statistics Mauritius.  Le ministère de l’Egalités des Genres, du Développement de l’enfant et du Bien-être de la famille rapporte que 89% des cas rapportés sont contre les femmes.

Selon le socio-psychologue, Satyen Beedasy, la violence conjugale affecte trois axes principaux, dont personnel, social et familial chez une personne. « Une personne peut être une victime sans s’en rendre compte, car la violence conjugale n’est pas limitée à l’aspect physique seulement » explique ce dernier. Une personne qui est constamment menacée, harcelée ou même poursuivie peut subir une dégradation psychologique.

Satyen Beedasy avance que d’autres aspects, tels que l’éducation, la société, la religion entre autres continuent à jouer un grand rôle dans la hausse de ce fléau. Les jeunes ont appris à valoriser les super héros alors que la société voit les postes d’hôtesse et de réceptionniste, réservés aux femmes seulement. Ainsi, ce dernier est d’avis que cette situation doit être remédiée au plus vite ; la loi doit être renforcée, de même que l’éducation de la population doit se faire dès le départ.

Par ailleurse, l’avocat Lovendra Nulliah, avance que même si la loi a été amendée à plusieurs reprises, le nombre de cas continue à augmenter.  Il cite la peur de représailles, de stigmatisation, de mauvais jugements comme raisons. Selon lui, il incombe aux victimes de sortir de l’ombre et de rapporter les cas aux autorités.

L’avocat avance aussi que plusieurs facilités ont été mises à la disposition du public. De plus, dépendant des cas, la cour peut donner une ordonnance de protection d’urgence à la victime.  En outre, un « provisional occupational order » est accordé à la victime, déterminant les personnes interdites d’approcher son voisinage. A noter que cet ordre n’affecte pas l’appartenance de la propriété, mais détermine la durée, dont l’accusé peut vivre dans la maison.