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Politique

[1ère partie] Revue politique : nomination de Shamila Sonah-Ori, réforme électorale…

Georges Alexandre

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[2e partie] Revue politique : altercation Bhagwan-Obeegadoo,  plateforme pour un nouveau MMM…

[1ère partie] Revue politique : désistement de Shamila Sonah-Ori, réforme électorale…

En sus du poste de la présidence de la République qui a été au cœur des débats, l’actualité politique cette semaine a été largement dominée par la nomination de Shamila Sonah-Ori à  l’Electoral Service Commission et à  l’Electoral Boundaries Commission, suivie de son désistement par la suite. Alors que l’opposition parlementaire contestait cette nomination par le président de la République par intérim en avancant plusieurs argumentation, le Premier ministre, Pravind Jugnauth, est monté au créneau pour mettre les points sur les «i», voire donner la réplique aux contestataires et détracteurs. Il y a aussi le dossier de la réforme électorale qui avance.  

«D’enn point de vue legal, li pa disqualifier», a lancé Pravind Jugnauth sans ambages, à la presse. Cela avant d’ajouter :«Sa nomination à été faite en consultation avec le président, le leader de l’opposition et moi. C’est le président qui en décidera !» C’était mercredi 30 mai, à la Cyber Tower 1, à Ébène, le Premier ministre répondait,  aux questions de la presse après la célébration de l’anniversaire d’un an d’existence de la mise en place de la Citizen Support Unit,

Liens de parenté

Pravind Jugnauth a soutenu qu’il n’a aucune d’objection à cette nomination, car, dit-il, «tout à été fait, selon les provisions de la Constitution. Donc elle n’est pas disqualifiée!»  Répondant à une question sur sa proximité avec l’avouée, le Premier ministre a révélé que d’autres personnes, à l’instar de Dev Cowreea, Nargis Bundhun…ayant  des liens de parenté avec certains hommes politiques, qui ont été nommés à cette commission.

Il faut dire qu’en conséquence de la prise de position de l’opposition, couplée de virulentes critiques à son égard, le président de la Républque, Barlen Vyapoory a eu une série de consultations avec Xavier-Luc Duval, leader de l’Opposition, Paul Bérenger, leaderd u MMMA lan Ganoo, président du MP, entre autres, dans le cadre de la nomination de Shamila Sonah-Ori.

Mais revirement de la situation, tard dans la soirée de jeudi. Shamila Sonah-Ori, s’est désistée à ce poste. Elle a adressé une lettre dans ce sens au président de la République p.i. Elle s’est insurgée contre une «politisation à outrance» de ce dossier.

Priorités

Le dossier de la réforme électorale a été abordée par le Premier ministre, vendredi 25 mai.  La réforme électorale constitue une de ses «priorités» après la présentation du Budget 2018-2019, le 14 juin prochain.

C’est l’assurance donnée par Pravind Jugnauth, en réponse à question de la presse, à la Tour Koenig. Cela d’autant plus que le comité interministériel sur la réforme électorale, présidé par le ministre Mentor, sir Anerood Jugnauth, lui a déjà soumis son rapport.

«Ils m’ont soumis le rapport. Actuellement, je suis pris avec le Budget.  Ce sera une de mes priorités après la présentation du Budget», a rassuré Pravind Jugnauth. «La réforme électorale est un sujet compliqué qui nécessite un travail de fond. Elle fera l’objet de discussions au niveau du gouvernement. Il y a encore du travail à accomplir là-dessus», a-t-il ajouté.

Lors de sa conférence de presse, samedi 26 mai, Paul Bérenger, leader du MMM a dit avoir pris note de cette déclaration premierministérielle.

Classification communautariste/ethnique

Toujours dans la perspective de la réforme électorale, les membres de Rezistans ek Alternativ  ont comparu en Cour suprême, jeudi 24 mai. Ils faisaient face aux représentants de l’Etat pour contester la classification communautariste/ethnique des candidats en marge des élections générales. « Nou pou les enn dernie sans a  bann parti politik ki pe siez dan lasanble»  a prevenu Ashok Subron, porte-parole de Rezistans ek Alternativ dans une déclaration à la presse.

Le poste de la présidence de la République, faisant l’objet de débats, le député indépendant, Ravi Ramano qui intervenait lors d’une émission radiophonique, mardi 29 mai, a avancé :  «L’idée d’un président élu sur deux tours est bonne pour la démocratie. Cela signifie que le président sera investi de pouvoirs exécutifs.» Il a exprimé son scepticisme sur la volonté du gouvernement de venir avec la réforme électorale.

Deux jour auparavant, soit le 27 mai, dans une interview de presse, accordée à un quotidein, Me Antoine Domingue, ancien président du Bar Council, a insisté : «Il faut revoir la façon de désigner le président de la République» Pour ce qui est des réformes qu’il faut, Me Domingue a déclaré : «Ce qui s’est passé à l’occasion des 50 ans d’Indépendance a provoqué des bouleversements (…) Il y a une crise de confiance. S’il faut choisir un nouveau président, il faut faire attention.»

Modèle inspiré des Etats-Unis

Il suggère la mise en place d’un modèle inspiré des Etats-Unis. A son avis lorsqu’une personne est pressentie comme président et vant qu’une motion ne soit adoptée au Parlement, «il faut passer par un select committee et faire une audition publique, pour voir si la personne est ‘fit and proper’» Il souligne que par la suite, des  recommandations sont  soumises au Parlement pour le vote. «Il ne faut pas que le choix relève d’une décision purement politique. C’est dans cette direction que nous devons aller. Il faut aussi revoir les privilèges et la pension. La population ne comprend pas comment une personne, qui est restée peu de temps à ce poste, puisse toucher autant d’argent», a affirmé Me Antoine Domingue.

A suivre…

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Débats budgétaires – Anil Gayan: «C’est un budget de confiance»

Georges Alexandre

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Débats budgétaires – Anil Gayan: «C’est un budget de confiance»

Débats budgétaires – Anil Gayan: «C’est un budget de confiance»

«Lorsque jette un coup d’œil au Budget, nous constatons que c’est un budget de confiance. Il offre le feel good factor» : propos d’Anil Gayan, ministre du Tourisme lors de son intervention sur le Budget 2018-2019, ce lundi 18 juin au Parlement. Selon lui, les jeunes se réjouissent de la dotation budgétaire de Rs 1 million, destiné à la formation.

«Nos jeunes auront la formation nécessaire, des aptitudes et des connaissances dans tous les secteurs de l’économie. Cela d’autant plus que n’avons pas de personnel qualifié. Par exemple, nous n’avons pas de bons sommeliers», a affirmé Anil Gayan. Soulignant que ce programme de formation touchant les jeunes «across the board» s’inscrit dans une perspective de donner l’opportunité de réussir à tout un chacun.

«Maurice est en marche ! Toujours est-il que nous sommes confrontés au problème de mis-match par rapport à l’acquisition de connaissances», a-t-il concédé.

Auparavant, soit au début de son intervention, le ministre du Tourisme a répliqué le leader de l’Opposition sur son argumentation sur la vente de nationalité mauricienne aux étrangers.

Abordant le dossier tourisme, Anil Gayan a soutenu qu’un travail  se fait pour attirer davantage de visiteurs chinois à Maurice. «Le récent forum organisé en Chine est la résultante de la mission que j’y avais dirigée l’an dernier. Nous avions évoaué l’arrivée des touristes chinois à Maurice. Cela d’autant plus que la Chine constitue une source majeure en terme des arrivées touristiques pour Maurice», a mainetenu le ministre du Tourisme.

Dans ce contexte, il a fait état de l’arrivée de 150 membres de la presse chinoise qui s’inscrit dans une perspective d’accorder plus de visibilité au marché mauricien.

Pour ce qui est de la baisse de touristes réunionnais à Maurice, Anil Gayan a soutenu que depuis l’année dernière l’accent est mis sur le Principe Territorial. «Avec Charter Blue, le Réunionnais peut se rendre en France avec 350 euros que lui offre la Région. Ainsi, le Réunionnais ne débourse que 50 euros pour aller en France», a-t-il expliqué.

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Quand la fièvre de la Coupe du monde gagne nos politiciens…

Sarvesh Bhugowandeen

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Quand la fièvre de la Coupe du Monde gagne nos politiciens…

Quand la fièvre de la Coupe du monde gagne nos politiciens…

La Coupe du monde de la FIFA, qui est organisée en Russie est un événement qui suscite de l’engouement  partout, à travers le monde. A Maurice, on ne déroge pas à la règle. Pour l’occasion, Inside News a interrogé des politiciens pour savoir comment ils vivent cet évènement planétaire.

Showkutally Soodhun, président du MSM, dit qu’il suivra la coupe du monde avec les mandants de sa circonscription. Son équipe favorite ? Il dit être toujours indécis. « Je supporterai l’équipe que la majorité des mandants soutiendront», confie-t-il. Le député de la circonscription no 16 pense qu’il se peut qu’il ait une surprise. « Pourquoi pas une petite nation qui soulève la coupe en juillet ?», rêve-t-il.

Bobby Hurreeram, Chief Whip du gouvernement,  pour sa part concède qu’avec les débats parlementaires, qui se succèderont, suivant la présentation du budget. « Je ne pourrai pas la suive dans son intégralité, mais je ne raterai certainement pas les matchs entre les grandes nations du football !», souligne-t-il. Son équipe favorite est l’Angleterre. Le chief Whip dit avoir un faible pour les équipes africaines, car dit-il, « mo ress tres africain dan l’ame».

Ravi Rutnah, député de la circonscription no 7, affirme qu’il suit la Coupe du monde avec son épouse. Il regrette par contre, que le football n’ait pas son ampleur à Maurice, « nou oblizer sipport lekip dehor». Tout comme Bobby Hurreeram, Ravi Rutnah se dit confiant que les Trois Lions feront un très bon tournoi.  Pourquoi ? « Parski zot pe rent en aksyon tard, alor zot pu gagne buku letem travay lor zot banes stratezi pou contrer so banes opposant !», précise-t-il.

De son côté, Malini Sewocksingh, la députée du PMSD dit avoir le football dans le sang depuis son enfance. « Mon papa, Rajen Seewocksingh, qui était un joueur de foot professionnel dans les années 60, m’a instruit la culture footballistique depuis ma tendre âge» affirme-t-elle.  Pour elle, la Coupe du monde « nous donne l’occasion de passer un peu de temps avec la famille et aussi de se socialiser». Son équipe préférée ? «L’Allemagne, depuis toujours !», répond-t-elle.

Tania Diolle, membre du Mouvement Patriotique, dit qu’elle ne ratera pas les matches de la Coupe du monde. «Ce sera en famille, ou entre amis, c’est un moment pour nous tous de s’unir et de vivre des moments extraordinaires !», dit-elle. Son équipe favorite ? « Je suis actuellement en mode observatrice, mais j’ai pu constater que le Perou m’a séduit un peu…».

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Revue politique : pleins feux sur le rapport du JTC sur le sucre

Georges Alexandre

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Revue politique : pleins feux sur le rapport du JTC sur le sucre

Revue politique : pleins feux sur le rapport du JTC sur le sucre

L’actualité politique cette semaine a été dominée par la présentation du Budget 2018-2019, certes, mais en prelude du grand oral du Premier ministre et ministre des Finances, le rapport du Joint Technical Committee sur l’industrie sucrière était au centre des débats.

Le leader u MMM, Paul Bérenger est revenu sur le sur le rapport du Joint Technical Committee, qui s’est penché sur la situation actuelle et l’avenir du secteur sucre, lors de sa conférence de presse, samedi 10 juin. «Le rapport du Joint Technical Committee est mauvais», a déploré Paul Bérenger.

Il faut dire la crise, à laquelle est confrontée l’industrie sucrière inquiète Paul Bérenger. «La méthodologie utilisée dans ce rapport est mauvaise, car les droits acquis des travailleurs sont touchés. On risque un effondrement », a-t-il soutenu. Affirmant que c’était la priorité économique du moment, Paul Bérenger a rappelé :  « J’avais dit que la priorité des priorités, c’était d’aider les planteurs afin de freiner l’abandon des terres. »

Selon le leader du MMM, un éventuel crash du secteur sucrier est susceptible d’entraîner les autres secteurs économiques du pays dans son sillage.

Le Mouvement Patriotique (MP), également, a commenté le secteur sucre lors de sa conférence de presse de samedi 9 juin. «Les propositions du rapport frisent l’indécence», s’est insurgé Alan Ganoo, président du MP. Selon lui, ce rapport du JTC sur le sucre serait en faveur du patronat. «Ce document document est bon pour être jeté aux oubliettes», a martelé Alan Ganoo.

«Une escroquerie envers les laboureurs…»

Du côté du Parti Travailliste, le leader, Navin Ramgoolam  a  aussi commenté ce JTC sur le sucre lors de la conférence de presse du parti, samedi 9 juin. « C’est un rapport qui est bon pour la poubelle. Ashok Subron a raison. Ce rapport est celui du patronat. Il y a une surreprésentation de la Chambre d’Agriculture et aucun représentant des artisans et laboureurs », s’est insurgé l’ancien Premier ministre.

Il s’est demandé : « Pour quelles raisons les représentants du gouvernement ont-ils accepté un rapport qui est totalement en faveur du gros capital et qui est au détriment des laboureurs et artisans ?»

Selon lui, ce rapport serait «une escroquerie envers les laboureurs et autres artisans travaillant dans le secteur du sucre.» Par conséquent, il a suggéré :  «Une commission totalement indépendante, disposant d’un mandat élargi et impliquant les stakeholders, les représentants syndicaux et autres planteurs, doit être instituée pour revoir le secteur du sucre » Il a, également, réclamé une étude sur les profits générés par la production énergétique et par celle de l’éthanol.

Bonne santé économique

En revanche dans le camp de la majorité gouvernementale, le trio Bobby Hurreeram, Zouberr Joomaye et Joe Lesjongard a tenu une conférence de presse, vendredi 8 juin, pour donner la réplique aux détracteurs. «L’économie ne peut que se porter mieux avec Pravind Jugnauth», a renchérit le Chief Whip, Bobby Hurreeram.

Ainsi, il a répondu aux critiques qui accusaient le Premier ministre et ministre des Finances de cacher les vrais chiffres. « Les chiffres de la dette publique sont connus de tous », a insisté Bobby Hurreeram.

Ainsi, il a énuméré une liste de preuves de bonne santé économique, soulignées par des experts étrangers. « Le FMI et Moody’s disent que Maurice fait très bien », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Moody’s a mis en exergue notre forte croissance économique. Ces experts disent que la dette publique s’est stabilisée. »

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