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Maisons de retraite ou couvents, véritable casse-tête pour les SDF

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Maisons de retraite ou couvents, véritable casse-tête pour les SDF

Maisons de retraite ou couvents, véritable casse-tête pour les SDF

Les sans domicile fixe (SDF) sont souvent livrés à leur triste sort. Ce sont les oubliés de la société mauricienne. On a tendance à oublier que ces personnes ont tous une histoire, comme tout être humain. Inside News a mené sa petite enquête pour prendre connaissance des différents services proposés par les maisons de retraite et les couvents.

On se présente comme quelqu’un voulant aider un sans-abri, à un responsable d’une maison de retraite se trouvant à Moka. On demande si c’est possible de faire inscrire le SDF dans l’institution. Ce dernier nous a fait comprendre que « C’est difficile. Le sujet des SDF n’a jamais été abordé. D’autant plus que c’est la prérogative de la direction de décider si cela peut se faire ou non ». D’ailleurs, fait-t-il  ressortir, « l’on ne bénéficie d’aucune aide du gouvernement. On offre un service de qualité, à Rs 60 000 + Rs 5 000 pour les frais additionnelles ».  Quelles sont justement ces frais additionnelles ? « L’assistance médicale 24/7, entre autres… », répond notre interlocuteur.

On a aussi pris contact avec un responsable d’un couvent à Pamplemousses. On se présente encore une fois comme quelqu’un qui veut aider un sans-abri. L’administrateur de l’institution non-gouvernementale nous fait savoir qu’il serait ravi d’accueillir  « notre ami ».

Le responsable du couvent nous déclare que « Normalement, chez nous, la priorité sont les personnes qui sont âgées de plus de 60 ans». Mais d’un coup, il nous avance que « ne vous inquiétez pas, on s’occupera avec attention votre ami, car notre priorité est d’apporter le sourire aux lèvres des personnes… »

Comment faire pour s’y inscrire ?

Le responsable répond que le sans-abri doit produire son carte d’identité et ou son acte de naissance.

Et s’il n’est pas en possession de ces deux preuves d’identité ? « Ce sera un peu difficile ! », souligne-t-il. Par contre, il nous donne rendez-vous pour « geter ki kapave fer… »

A noter que Caritas dispose de deux abris, pour accueillir et accompagner des sans domicile fixe. L’un se trouve à Trou-Fanfaron, et l’autre à Saint-Jean, ayant pour but : la réhabilitation des sans-abris. Tout est gratuit, fait-on ressortir.