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Dev Sunnassy : « Dommage que le YEP ne soit plus accessible à ceux n’ayant pas réussi leur HSC  »

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Dev Sunnassy : « Dommage que le YEP ne soit plus accessible à ceux n’ayant pas réussi leur HSC  »

Dev Sunnassy : « Dommage que le YEP ne soit plus accessible à ceux n’ayant pas réussi leur HSC  »

Dev Sunnasy, président de la Mauritius Information Technology Industry Association (MITIA) nous livre ses impressions au sujet du Budget 2018/2019. Il nous explique que plusieurs mesures « intéressantes » ont été annoncées et cite certains exemples, dont l’assistance à l’employabilité des jeunes ou le work from home pour les femmes.

« Dommage que le YEP ne soit plus accesible à ceux n’ayant pas réussi leur HSC »

Cependant, il regrette que le Youth Employment Program (YEP) ne soit plus accessible aux jeunes qui n’ont pas réussi leur HSC. « D’autant plus qu’on sait que plus de 50% de jeunes chômeurs sont dans cette catégorie », indique-t-il. Ce dernier est d’avis qu’il est indispensable d’apporter son soutien à ces jeunes.

Le président de la MIPIA accueille favorable les propositions en ce qui concerne l’Artificial Intelligence ou les nouvelles technologies Blockchain. Il se dit aussi satisfait que le Budget 2018/2019 ait fait provision pour accueillir plus d’étudiants en Computer Science and Software Engineering à l’Université de Maurice.

« Il est temps que les grands projets soient alloués à des consortiums locaux »

Il cite en même temps l’allocation des Rs 100 millions pour le projet E-Health. Cependant, il espère que cela ne soit pas de gouvernement à gouvernement (G2G), avec des sociétés étrangères où les Mauriciens ne bénéficieront de rien. Pour Dev Sunnasy, il est temps que les grands projets soient alloués à des consortiums locaux, avec pour but, la création de compétences locales et l’opportunité d’exportation.

« Certaines institutions devraient être « dissoutes et reformatées »

Toutefois, il reste sceptique par rapport à la digitalisation des services publics. Il déclare que « l’intention est là, mais pour réussir, il est indispensable de réorganiser plusieurs institutions. » Il cite les départements du ministère des TIC, dont, le National Computer Board (NCB), le Central Information Board (CIB), la Central Information System Division (CISD), entre autres. Selon lui, ces institutions devraient être « dissoutes et reformatées » afin de pouvoir réussir dans la digitalisation des services du gouvernement.

Il ne trouve rien d’innovant en ce qu’il s’agit du soutien aux Petites et Moynnes Entreprises (PMEs), « sauf le retour de la Development Bank of Mauritius (DBM). » Il ajoute aussi que le budget devait booster le secteur manufacturier. « Je me demande si nous voulons réellement faire grandir la part des PMEs et de l’entreprenariat. » Il déplore qu’il n’y ait pas eu de mesures pour aider nos entreprises et les PMEs à exporter pour réduire notre Trade Balance Deficit.

Il ajoute également que le gouvernement épaulera les jeunes qui souhaiteraient démarrer leurs entreprises. « Avec à l’appui, un budget confortable de Rs 1 milliards qui permettra d’aider à la fois les jeunes et les PMEs via la formation, » nous lance-t-il.

« Confusions pour certains budgets »

Le Président de la MIPIA parle de « confusions » pour certains budgets, dont ceux de l’Agro-industrie et de la Mauritius Cane Industry Authority (MCIA), qui passent de Rs 2,5 milliards à Rs 3 milliards et de Rs 80 millions à Rs 340 millions. Il explique également que le sucre représente au moins 1% de notre PIB, mais il a un budget supérieur aux PMEs, qui eux, représentent 40% du PIB. « On se demande quels en seront les heureux bénéficiaires ? »

Cependant, Dev Sunnasy estime qu’une vraie réforme du secteur public ne pourra être achevée à la veille des élections.

« Je ne vois pas des mesures pour combattre la corruption institutionnelle…une gangrène du monde des affaires », nous lance-t-il.

Pour lui, l’exercice budgétaire a toujours été une « opération marketing avec des effets annonces comptables. » Selon lui, il faudrait plutôt s’attaquer à la racine en misant sur un service public de haut niveau si Maurice veut jouer dans la cour des grands.