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Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogue : la répression n’est pas une solution 

Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogue : la répression n’est pas une solution 
La journée internationale contre l’abus de drogue est célébrée le 26 juin. Cette journée a pour objectif de sensibiliser la population contre les dangers que représentent ces drogues illicites pour la société.

Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogue : la répression n’est pas une solution 

La journée internationale contre l’abus de drogue est célébrée le 26 juin. Cette journée a pour objectif de sensibiliser la population contre les dangers que représentent ces drogues illicites pour la société.

Jameel Peerally met l’accent sur les « façons répressives » utilisées pour combattre ce problème. Selon le fondateur du groupe Kolektif 420, l’utilisation excessive de drogues synthétiques a empiré la situation.

« Le cannabis, dont l’utilisation est illégale à Maurice, est récolté qu’après neuf mois et ainsi très difficile à accéder. De ce fait, plusieurs personnes se tournent vers les drogues de synthèse. Celles-ci sont additives et facilement accessibles. Toutefois, ces drogues ont divers effets néfastes sur la santé, » explique Jameel Peerally.

Il fait mention qu’outre les soucis causés par ces drogues, les institutions à Maurice sont dans l’incapacité de traiter ces personnes. « La méthadone est utilisée pour les traitements des personnes sous l’influence de l’héroïne. Toutefois, pour les personnes sous l’effet des synthétiques, il n’y a aucun traitement.»

Ainsi, selon Jameel Peerally, la solution à cette situation est de dépénaliser le cannabis. Il fait mention des pays, dont le Portugal, où le cannabis a des usages médical et récréatif.

D’autre part, Danny Philipe de l’ONG Collectif Urgence Toxida (CUT),  abonde dans le même sens.

Ainsi, Danny Philipe affirme « La situation s’empire avec plusieurs arrestations. De plus, il y a un rajeunissement et une féminisation de la drogue. Quelques 12 000 personnes sont des consommateurs de l’héroïne, alors que 300 000 sont des consommateurs de gandia. Ainsi, il est important de trouver une solution à cette situation.»

Il avance que « la répression n’est pas une solution. La prévention, le traitement et la réduction de risque sont les mesures à implémenter.»