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Débats budgétaires – Summing-Up – Pravind Jugnauth: «Introduire un système plus transparent par rapport à la nationalité et au passeport»

Georges Alexandre

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Débats budgétaires – Summing-Up – Pravind Jugnauth: «Introduire un système plus transparent par rapport à la nationalité et au passeport»

Débats budgétaires – Summing-Up – Pravind Jugnauth: «Introduire un système plus transparent par rapport à la nationalité et au passeport»

Lors de son Summing-Up sur les débats budgétaires,  le Premier ministre, Pravind Jugnauth a donné la réplique aux détracteurs sur l’octroi de la nationalité mauricienne et le passeport aux étrangers, la mesure du Budget 2018-2019 qui a suscité plus de critiques parmi l’opposition parlementaire et extra-parlementaire.

«Je suis en train d’introduire un système qui est plus transparent par rapport à la nationalité mauricienne et le passeport», a soutenu Pravind Jugnauth. Il a souligné qu’à travers cette mesure, il est en train de générer des fonds en terme de réserves pour l’économie de Maurice. «Ce que je suis en train de proposer sera bénéfique pour notre pays. Cette mesure s’inscrit dans une perspective d’attirer davantage des investisseurs à Maurice», a-t-il maintenu. Selon lui, cette mesure budgétaire qui raffermira le tissu social de la société prendra du temps.

Rappelant que l’octroi de la nationalité mauricienne et du passeport a toujours été une pratique, le Premier ministre a révélé : «318 passeports avaient été accordés aux étrangers sous le règne de Navin Ramgoolam. Je m’attendais à une Private Notice Question (PNQ) sur cette question, mais en vain» Il a laissé entendre que plus, il creuse sur ce dossier, il découvrira des choses…

Transparence

Toujours en ce qu’il s’agit de la demande pour le passeport mauricien, Pravind Jugnauth a réitéré de traiter ce dossier en toute transparence. «Je le fais de manière à ce que je puisse marcher dans tous les coins du pays la tête haute», a-t-il insisté.

Dans un autre volet de son Summing-Up, le Premier ministre a donné la réplique à Paul Bérenger par rapport au Joint Technical Committee sur le Sucre. Soulignant que ce document contenait des recommandations, il a maintenu qu’il incombe au gouvernement de considérer les mesures à être appliquées.

«Je présidais ce comité. En marge de la préparation de ce budget, jai pris l’engagement que j’allais rencontrer les syndicalistes et les petits planteurs. Cela est important. Je peux rassurer la chambre que traiterai toutes les questions et j’espère en trouver des solutions. Cela avec en toile de fond que le prix du sucre est à la baisse et le coût de production est à la hausse»,  a déclaré Pravind Jugnauth.

Rappelant que le Blue Print de l’industrie sucrière était publié en 1987, il a fait remarquer que lorsqu’il avait succédé à Arvin Boolell au ministère de l’Agriculture en 2000 que rien n’a été fait pour restructuer le secteur sucrier. «Ils n’avaient même pas institué un comité. Maintenant, ils viennent nous dire que nous perdons du temps»

Trafic de drogue

Soulignant que sous sa férule que le Voluntary Retirement Scheme (VRS) a été introduit, le Premier ministre a martelé contre Arvin Boolell : «Par la suite, il est revenu comme un Zorro. Il a mis en œuvre le même VRS. Je dois dire qu’il y a trop de démagogie !»

Poursuivant sur sa lancée, Pravind Jugnauth a abordé le problème de trafic de drogue, le cheap politic, la corruption. Au chapitre de la drogue, il est revenu sur la croisade menée par son père, sir Anerood Jugnauth, dans le passé, contre les caïds et les barons de la drogue. «De nos jours encore, la drogue se vend partout. dont à Plaine Verte, plus particulièrement en face du poste de police. Il y a certaines personnes quelque part qui sont des complices», a-t-il dénoncé.

Le Premier ministre a soutenu que son gouvernement accorde toutes les ressources nécessaires aux autorités concernées, dont l’ADSU. «Il incombe à la police la responsabilité de contrôler la situation. Toutefois, je dois dire que nous avons réussi avec succès dans plusieurs régions»,  a-t-il déclaré.

Financial Crime Corruption Bill.

Donnant la réplique à certaines personnes qui accusent le gouvernement de tolérer la corruption, Pravind Jugnauth a annoncé l’instroduction d’un Financial Crime Corruption Bill.

 «Nous sommes déterminés pour mener le combat contre la corruption. Il y a Rajesh Bhagwan qui a fait des accusations gratuites. Je dois rappeler que le MMM avait accordé son soutien à Ashok Jugnauth, lors de l’élection partielle au No 8, cela alors qu’il était cassé comme député par un jugement du Privy Council. Le leader du MMM, Paul Bérenger était la première personne à dénoncer le scandale BAI. Il faut savoir que ce même MMM avait accepté Rs 10 M de la BAI», a égrené le Premier ministre.

«Pis encore, ces donneurs de leçons avaient fait alliance avec ces messieurs, dont Monsieur Coffres-forts. Fort heureusement, la population n’est pas dupe»

Outre de critiquer le leader de l’Opposition, Xavier-Luc pour avoir cautionner la déclaration du député Salim Abbas Mamode pour sa déclaration de presse par rapport de la manifestion anti-LGBT, Pravind Jugnauth  a fustigé l’attitude de Paul Bérenger, à l’effet qu’il y aurait une base militaire à Agaléga.

Auparavant, au début de son Summing-Up, Pravind Jugnauth a dit noté que «ce budget a été acclamé pour ses mesures sociales et spéciales.» De ce fait, il a fait référence aux commentaires positifs de citoyens.

«Relations civilisées et cordiales»

«Je suis heureux d’avoir présidé la réunion tripartites avec les syndicats. Nous avons eu des réunions sur plusieurs questions : grève de la faim, industrie sucrière…Ils se réjouissent de l’introduction du Minimum Wage et du Negative Income Tax. Nous entretenons des relations civilisées et cordiales», a fait remarquer le Premier ministre.

Aussi, il s’est réjoui des commentaires des syndicalistes à l’instar de Reaz Chuttoo de la CTSP : «Ce budget n’est pas un bribe électoral», et ceux de Jane Ragoo : «Cela touche à la justice sociale»

Le Premier ministre est revenu sur plusieurs mesures du Budget 2018-2019, touchant des aspects économiques, macroéconomiques et sociaux, lesquels sont soutenus par des arguments, des chiffres et autres statistiques.

 

 

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Abattage de chauves-souris : La Mauritian Wildlife Foundation demande plus de stratégies humaines….

Sweety Seerutton

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Abattage de chauves-souris : La Mauritian Wildlife Foundation demande plus de stratégies humaines….

Abattage de chauves-souris : La Mauritian Wildlife Foundation demande plus de stratégies humaines…

L’International Union for the Conservation of Nature (IUCN) a reclassifiée notre chauve-souris, soit la Pteropus Niger d’« endangered species » sur la liste rouge des espèces menacées. A noter que la chauve-souris était placé jusque là dans la catégorie de « vulnerable species ».

Selon la Mauritian Wildlife Foundation (MWF), cette décision était prévisible. Sur sa page Facebook, l’organisation fait savoir que le gouvernement mauricien était conscient des conséquences en s’adonnant à l’abattage de nos chauves-souris. La MWF évoque l’importance de ces mammifères comme les « seuls pollinisateurs à distance de plusieurs plantes endémiques ».

La Mauritian Wildlife Foundation réitère donc sa demande au gouvernement de ne pas renouveler l’exercice d’abattage. Elle souhaite que l’Etat puisse faire des recherches au sujet de stratégies plus humaines pour réduire les dégâts causés aux fruits, telle que de privilégier les arbustes nains ou faire une récolte en temps opportun des fruits.

 

Le Dr Vikash Tatayah, Conservation Director à la MWF brosse un tableau du red listing de l’IUCN. « Le red listing comprend plusieurs catégories, dont, les least concerned, near threatened ou  prone to extinction ». Il nous explique que nos chauves-souris ont été uplisted d’espèce vulnérable à espèce menacée, soit endangered.

Il ajoute que l’IUCN s’est fondée sur le nombre d’abattage de chauves-souris qui était de 38 000 durant ces trois dernières années. Le Dr Vikash Tatayah évoque un « déclin rapide » de nos roussettes. Il ajoute qu’il existe plusieurs solutions à l’abattage et parle de la protection de nos fruits à travers l’utilisation de filets. Il blâme également certaines personnes « ki les zot fri mir lor pier ».

Il explique par ailleurs, que, selon les études entreprises, seulement 20-25% de fruits sont détruits par les chauves-souris. Selon lui, il y d’autres facteurs qui causent des dégâts, tels que les insectes ou des fruits qui ne sont pas récoltés.

Le Dr Tatayah mentionne la sourde-d’oreille des autorités et parle d’un manque de dialogue. Cependant, il concède qu’il y a eu consensus du gouvernement en ce qu’il s’agit du contrôle des roussettes. Il parle aussi d’un netting workshop qui avait eu lieu en 2017, où, il avait été observé que les planteurs de fruits étaient bel est bien intéressés pour la subvention de 75% sur les filets.

Le Dr Vikash Tatayah cite également aussi d’un atelier de travail qui avait eu lieu en mai dernier. Le but de l’atelier était d’identifier des « research priorities ». Pour le Conservation Director de la MWF, l’abattage des chauves-souris n’est pas une solution mais, il faudrait plutôt préconiser de meilleures pratiques agricoles.

« Essayons de résoudre le problème à travers le dialogue et des solutions pratiques », lance le Dr Vikash Tatayah. Ce dernier ajoute que des recommandations ont été faites au sujet de ce problème mais qu’elles n’ont pas été mises en application. « Elles sont toujours d’actualité », fait-il savoir.

Il pense aussi qu’il faut continuer avec la subvention de filets et recommande aussi une assistance technique pour la mise en place de cette forme de protection. Le Dr Tatayah parle entre autres, de la disponibilité des équipements pour la protection des arbres.

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“High risk jurisdiction” : Deux banques font état de leurs réserves

Didier Hortense

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“High risk juridiction” : Deux banques font état de leurs réserves

“High risk jurisdiction” : Deux banques font état de leurs réserves

Peut-être une bonne nouvelle pour la juridiction mauricienne, qui fait face à des critiques depuis ces dernières semaines. Deux banques, en l’occurrence, la HSBC et la Standard Chartered ont exprimé leurs réserves par rapport au rapport soumis à la Securities and Exchange Board of India (SEBI).

C’est ce rapport qui avait souligné que le secteur du Global Business de Maurice devrait être classé comme une ‘high risk juridiction’. Selon le très sérieux Economic Times de l’Inde, la HSBC veut que la liste, qui concerne 24 autres pays, soit revue. Idem pour la Standard Chartered.

Et c’est Maurice qui serait particulièrement en ligne de mire. Il est à souligner qu’une délégation mauricienne se rendra sous peu dans la Grande Péninsule pour évoquer cet épineux dossier avec les autorités indiennes.

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Assemblée nationale : c’est le PM suppléant, Ivan Collendavelloo qui répondra aux questions

Georges Alexandre

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Assemblée Nationale : c’est le PM suppléant, Ivan Collendavelloo qui répondra aux questions parlementaires

Assemblée nationale : c’est le PM suppléant, Ivan Collendavelloo qui répondra aux questions

Le Premier ministre étant absent du pays, il incombera à Ivan Collendavelloo, le Premier ministre suppléant de répondre aux questions des élus qu’ils soient de l’opposition ou de la majorité, dans la tranche d’horaires Prime Minister’s Question Time (PMQT), lors de la séance parlementaire, à l’Assemblée nationale, ce mardi 18 juillet.

Le député de la circonscription No 1 (GRNO/Port-Louis Ouest), Veda Baloomoody voudra savoir si le Premier ministre a pris connaissance du rapport Trafficking in Persons Report en date de juin 2018, publié par les Etats-Unis. S’il répond par l’affirmative d’indiquer les mesures que le gouvernement envisage de prendre en vue de répondre aux normes requises pour l’éradication du trafic humain à Maurice.

De son côté, le député de la circonscription No 2 (Port-Louis-Sud et Port Louis Central), Reza Uteem axera sa question sur la Maubank Holdings Ltd. Il demandera au Premier ministre suppléant d’indiquer le montant total de fonds, c’est-à-dire des capitaux propres que le gouvernement y a injecté directement ou indirectement, depuis 2015 à ce jour. Il voudra savoir si le gouvernement propose de vendre les actions qu’il y détient directement ou indirectement.

Dans le même contexte, le député de No 3 (Port-Louis Maritime/Port-Louis Est), Salim Abbas Mamode posera une question sur les banques commerciales. Pour le bien de l’Hémicycle, il voudra obtenir des informations sur la possibilité de prendre des mesures pour que leurs succursales soient ouvertes au public les samedis. Et si tel est le cas d’indiquer à quelle échéance cela sera et si tel n’est pas le cas d’en donner les raisons.

Pour sa part, le premier député de Mahébourg/Plaine Magnien, Bobby Hurreeram s’intéressera à la concession d’environ 100 000 hectares de terres reçues par le gouvernement mauricien du Mozambique. Il voudra connaître les noms des bénéficiaires et demandera à Ivan Collendavelloo d’indiquer dans chaque cas «where matters stand as to the projects approved for implementation thereat?»

De son côté, le député de Beau Bassin et Petite Rivière, Rajesh Bhagwan demandera au Premier ministre suppléant des informations sur l’Economic Development Board (EDC), plus particulièrement les termes et conditions de la nomination du président et de ses membres et d’indiquer s’il est en présence de représentations pour reconstituer le board.

 

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