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Mieux comprendre le contexte et l’objectif du Joint Technical Committee Report sur l’industrie sucrière

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Industrie cannière : La production de sucre a diminué de 8%

Mieux comprendre le contexte et l’objectif du Joint Technical Committee Report sur l’industrie sucrière

A la suite des réactions dans les médias sur certains contenus du Joint Technical Committee Report on Sugar, la Chambre d’Agriculture souhaite remettre cette discussion dans un contexte plus large en y apportant un éclairage.

Le rapport, commandité par le gouvernement et rédigé par des techniciens de l’industrie, a pour objectif de faire un état des lieux et de proposer des pistes pour garantir la survie du secteur. Il repose sur les principes fondamentaux suivants : assurer la durabilité de cette industrie et la mettre sur un pied d’égalité avec les autres secteurs de l’économie. Le comité technique, et non consultatif, avait pour mandat de recommander une réforme cohérente et sur le long terme, d’où le rapport. Celui-ci a pour but ultime de favoriser la pérennisation du secteur pour le bénéfice de tous ses acteurs.

Le rapport concerne l’industrie dans son ensemble et, en tant que tel, englobe tous les aspects de son opération. Les moyens identifiés pour atteindre cet objectif de pérennisation du secteur sont d’augmenter les revenus des producteurs et de réduire les coûts de production. Si cet objectif est atteint grâce au travail concerté de tous les acteurs concernés, l’industrie pourra continuer à contribuer au développement socio-économique du pays.

  • Pourquoi ce rapport n’a-t-il pas été fait en consultation avec tous les acteurs du secteur ?

En juillet 2017, la Chambre d’Agriculture et le Syndicat des Sucres tirent la sonnette d’alarme par rapport à la baisse du prix du sucre sur les marchés européens ayant un impact direct sur les prix des producteurs locaux, ce qui mettait en péril la viabilité de tout le secteur. A cette date, le prix de la tonne de sucre était passé à Rs 11 000, perdant Rs 6 000 sur une période de 5 ans. Le ministère de l’Agro-industrie prend la mesure du dossier et le Conseil des ministres demande l’institution d’un comité technique pour faire un état des lieux du secteur et proposer des mesures fortes pour assurer sa pérennité. Le ministère de l’Agro-industrie propose alors la mise en place d’un comité technique coprésidé par le ministère de l’Agro-industrie et le Chambre d’Agriculture. L’équipe est composée d’experts techniques représentant le ministère de l’Agro-industrie, le ministère des Finances, la Mauritius Cane Industry Authority, le Mauritius Sugar Syndicate et la Chambre d’Agriculture. Il s’agissait donc de mettre en place un comité technique, et non consultatif, avec un mandat précis sur l’identification des mesures à court et à long termes. En mai 2018, le ministère de l’Agro-industrie formule une demande pour que le rapport lui soit remis dans le cadre des consultations pré-budgétaires.

  • Selon la presse, le rapport fait état d’une réduction des effectifs au sein de l’industrie. Pourquoi ?

La masse salariale représente 60 % des coûts opérationnels de l’industrie cannière. Comme l’objectif de ce comité technique est de proposer des mesures visant à réduire ces coûts, il était donc logique de considérer cet item.

Pour mettre les choses en perspective, le rapport recommande une révision des cadres légaux et des anomalies dans lesquels opère l’industrie, notamment la rémunération des employés qui est sujette à un mécanisme de double compensation, mais aussi en termes de charges. Cela a un impact considérable sur la réforme de l’industrie. En sept ans, le poids économique de la masse salariale a augmenté d’un peu moins de 65 % alors que les revenus de l’industrie ont baissé de 40 %. Pour assurer sa survie, il faut une réflexion sur l’emploi dans cette industrie. L’industrie cannière doit opérer dans un cadre légal harmonisé afin d’être sur un pied d’égalité avec les autres secteurs économiques.

  • Quel pourrait être l’impact socio-économique si jamais les recommandations du rapport ne sont appliquées ?

L’impact socio-économique pourrait être très fort. Le secteur contribue officiellement à hauteur de 2 % au PIB, mais c’est sans compter toutes ces filières qui opèrent autour de l’industrie, notamment le transport et les entrepreneurs – production d’énergie, distillerie, nourriture pour animaux. Si l’on tient compte de cela, la contribution du secteur « sucre » pourrait monter jusqu’à 10 % du PIB.

Une telle situation aura aussi un impact conséquent sur le secteur de l’énergie, sachant que l’industrie cannière contribue à hauteur de 60 % à la production d’électricité. Le comité technique préconise simplement le paiement de la bagasse à sa juste valeur économique. Pour mettre cela dans un contexte plus large, 16% de l’électricité locale est produite à partir de la bagasse, ce qui contribue largement à l’objectif du gouvernement de produire 35% d’énergie renouvelable d’ici à 2025.

En outre, un effondrement de l’industrie cannière aura un impact sur la rentrée de devises étrangères dans la mesure où 90 % du sucre produit à Maurice est exporté.

  • Avec toutes ces recommandations, est-ce que l’industrie peut réellement être pérenne ?

Oui, mais à condition que toutes ces recommandations soient implémentées. L’industrie du sucre a connu une évolution constante depuis sa création. Ces dernières années, cette évolution s’est accélérée avec la fin des accords préférentiels et des prix garantis, ainsi que la fluctuation du cours mondial du sucre. Cette évolution a toujours été rendue possible par un travail concerté de tous les acteurs. La pérennité dépend donc de ce travail concerté et de l’engagement de toutes les parties prenantes de l’industrie.

  • Quel est le timeline de mise en œuvre de ces recommandations ?

La mise en œuvre de ces recommandations est la prérogative du gouvernement. Selon ce rapport technique, celles-ci s’étalent sur le court et moyen terme.

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Dev Sunnassy : « Dommage que le YEP ne soit plus accessible à ceux n’ayant pas réussi leur HSC  »

Sweety Seerutton

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Dev_ Sunnassy _: _«_ dommage_ que_ le_ YEP _ne_ soit_ plus_ accessible_ à_ ceux_ n’ayant_ pas_ réussi_ leur_ HSC _ »

Dev Sunnassy : « Dommage que le YEP ne soit plus accessible à ceux n’ayant pas réussi leur HSC  »

Dev Sunnasy, président de la Mauritius Information Technology Industry Association (MITIA) nous livre ses impressions au sujet du Budget 2018/2019. Il nous explique que plusieurs mesures « intéressantes » ont été annoncées et cite certains exemples, dont l’assistance à l’employabilité des jeunes ou le work from home pour les femmes.

« Dommage que le YEP ne soit plus accesible à ceux n’ayant pas réussi leur HSC »

Cependant, il regrette que le Youth Employment Program (YEP) ne soit plus accessible aux jeunes qui n’ont pas réussi leur HSC. « D’autant plus qu’on sait que plus de 50% de jeunes chômeurs sont dans cette catégorie », indique-t-il. Ce dernier est d’avis qu’il est indispensable d’apporter son soutien à ces jeunes.

Le président de la MIPIA accueille favorable les propositions en ce qui concerne l’Artificial Intelligence ou les nouvelles technologies Blockchain. Il se dit aussi satisfait que le Budget 2018/2019 ait fait provision pour accueillir plus d’étudiants en Computer Science and Software Engineering à l’Université de Maurice.

« Il est temps que les grands projets soient alloués à des consortiums locaux »

Il cite en même temps l’allocation des Rs 100 millions pour le projet E-Health. Cependant, il espère que cela ne soit pas de gouvernement à gouvernement (G2G), avec des sociétés étrangères où les Mauriciens ne bénéficieront de rien. Pour Dev Sunnasy, il est temps que les grands projets soient alloués à des consortiums locaux, avec pour but, la création de compétences locales et l’opportunité d’exportation.

« Certaines institutions devraient être « dissoutes et reformatées »

Toutefois, il reste sceptique par rapport à la digitalisation des services publics. Il déclare que « l’intention est là, mais pour réussir, il est indispensable de réorganiser plusieurs institutions. » Il cite les départements du ministère des TIC, dont, le National Computer Board (NCB), le Central Information Board (CIB), la Central Information System Division (CISD), entre autres. Selon lui, ces institutions devraient être « dissoutes et reformatées » afin de pouvoir réussir dans la digitalisation des services du gouvernement.

Il ne trouve rien d’innovant en ce qu’il s’agit du soutien aux Petites et Moynnes Entreprises (PMEs), « sauf le retour de la Development Bank of Mauritius (DBM). » Il ajoute aussi que le budget devait booster le secteur manufacturier. « Je me demande si nous voulons réellement faire grandir la part des PMEs et de l’entreprenariat. » Il déplore qu’il n’y ait pas eu de mesures pour aider nos entreprises et les PMEs à exporter pour réduire notre Trade Balance Deficit.

Il ajoute également que le gouvernement épaulera les jeunes qui souhaiteraient démarrer leurs entreprises. « Avec à l’appui, un budget confortable de Rs 1 milliards qui permettra d’aider à la fois les jeunes et les PMEs via la formation, » nous lance-t-il.

« Confusions pour certains budgets »

Le Président de la MIPIA parle de « confusions » pour certains budgets, dont ceux de l’Agro-industrie et de la Mauritius Cane Industry Authority (MCIA), qui passent de Rs 2,5 milliards à Rs 3 milliards et de Rs 80 millions à Rs 340 millions. Il explique également que le sucre représente au moins 1% de notre PIB, mais il a un budget supérieur aux PMEs, qui eux, représentent 40% du PIB. « On se demande quels en seront les heureux bénéficiaires ? »

Cependant, Dev Sunnasy estime qu’une vraie réforme du secteur public ne pourra être achevée à la veille des élections.

« Je ne vois pas des mesures pour combattre la corruption institutionnelle…une gangrène du monde des affaires », nous lance-t-il.

Pour lui, l’exercice budgétaire a toujours été une « opération marketing avec des effets annonces comptables. » Selon lui, il faudrait plutôt s’attaquer à la racine en misant sur un service public de haut niveau si Maurice veut jouer dans la cour des grands.

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Débats budgétaires – Raffick Sorefan: «Zot dir dernier bidze. Stop dreaming !»

Georges Alexandre

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Débats budgétaires – Raffick Sorefan: «Zot dir dernier bidze. Stop dreaming !»

Débats budgétaires – Raffick Sorefan: «Zot dir dernier bidze. Stop dreaming !»

«C’est un budget qui a été très bien accueilli. Zot dir dernier bidze. Stop dreaming ! », lance le PPS, Raffick Sorefan à l’adresse de l’opposition parlementaire lors de son intervention lors des débats sur le Budget 2018-2019, au Parlement, ce 21 juin. «Vous aurez l’occasion de présenter le prochain budget»,  dit-il au Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth.

Ainsi, il a répliqué à tous ceux qui ont formulé des critiques virulentes à l’encontre du présent budget, le leader de l’Opposition, Xavier-Luc Duval et les députés Adrien Duval, Arvin Boolell, Reza Uteem, entre autres.

Arguant que l’alliance au pouvoir est un gouvernement socialiste oeuvrant pour le bien-être du peuple, le Dr Sorefan soutient : «Ce que le Premier ministre a réussi en trois ans, c’est de susciter un ‘feel good factor’. Le Premier ministre a pris les bonnes décisions. Il sait très bien que l’avenir sera meilleur.»

Il poursuit en affirmant que Pravind Jugnauth a essayé et continuer à œuvrer pour consolider plusieurs secteurs de l’Etat Providence, dont l’Education et la Santé. «Une des initiatives qu’il a prise pour favoriser la croissance, c’est la dotation de Rs 1 milliard, destinée aux chômeurs. Cela dynamisera la croissance économique», soutient-il.

Il fait remarquer que le Premier ministre s’est montré proactif en énoncant certaines mesures, ayant trait à la technologie digitale et l’intelligence artificielle. «En marge de cette nouvelle ère économique, je suis confiant que nous récolterons nos propres fruits», maintient-il

Selon Raffick Sorefan, les dotations budgétaires totalisant Rs 37 milliards, injectées dans de gros projets infrastructurels du réseau routier ( échangeur de Jumbo-Phoenix, le pont reliant Coromandel à Sorèze, Cap-Malheureux bypass…) s’inscrivent dans une perspective de susciter des cauchemars chez l’opposition parlementaire. «Infrastructure are critical factor for the health ofa country», dit-il.

Dans un autre volet de son intervention, Raffick Sorefan fait un plaidoyer pour qu’une étude soit entreprise sur la santé, vu les nombreuses pertes de vie. Il énumère trois graves maladies qui affectent des franges de la population : (a) maladies coronaires ; (b) diabète ( provoquant des complications cardiaques et rénales) et (c) cérébro-vasculaires. «Il est impérieux de venir de l’avant avec des protocoles bien définis pour venir en aide aux patients souffrant certains handicaps, résultant à l’incapacité de travailler», plaide le Dr Sorefan.

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Le Travel Award 2017 de Mauritius Union récompense ses meilleurs vendeurs !

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Le Travel Award 2017 de Mauritius Union récompense ses meilleurs vendeurs !

Comme tous les ans, Mauritius Union Group organise un Travel Award pour mettre à l’honneur les meilleures agences de voyage et les meilleurs vendeurs pour leur performance au niveau des ventes d’assurances de voyage. Une remise de prix a eu lieu le 13 et 14 juin 2018 dans les agences.

Atom Travel se distingue en remportant le trophée de ‘Best Sales’. Un chèque de Rs 25,000 a ainsi été remis à la direction de l’agence Atom Travel par Bertrand Casteres, CEO de Mauritius Union Group accompagné de Jean-Christophe Cluzeau, Head of General Insurance, Shamal Travel reçoit le prix de ‘Best Growth’. Un chèque de Rs 25,000 a été remis à Shamal Travel par Erika Roussety, Sales & Distribution Manager de Mauritius Union.

Le prix de ‘Best Sales Person’ est remporté par Christine Wong. Bertrand Casteres et Jean-Christophe Cluzeau ont remis le trophée de la ‘Best Sales Person’ à Christine Wong pour sa performance exceptionnelle au cours de l’année 2017.

Au total 7 trophées ont été remis, la liste des vainqueurs est comme suit :

‘Best Sales’ 1er prix – Atom travel (Port-louis) 2ème prix – Silver Wings Travel (Port-louis) 3ème prix – Rev Voyages Ltee (Curepipe)

‘Best Growth’ 1er prix – Shamal Travel Ltd (Quatre Bornes) 2ème prix – Sadeer Travel & Tours (Port-louis) 3ème prix – Bonny Air (Port-louis)

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