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[Opinion] Accès aux plages: pour des amendements à la Pas Géométriques Act

Georges Alexandre

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[Opinion] Accès aux plages: pour des amendements à la Pas Géométriques Act

[Opinion] Accès aux plages: pour des amendements à la Pas Géométriques Act

L’accès aux plages pour tous, citoyens mauriciens et visiteurs étrangers est un vieux débat, datant des années 70’ et 80’ qui revient toujours sur le tapis sans pour cela qu’on y trouve de solutions durables. Hormis les plages publiques qui rétrécissent d’année en année au nom du développement touristique avec la mise en place de projets hôteliers, plusieurs plages longeant des campements et bungalows à travers le pays, plus particulièrement celles situées dans les zones côtières à forte densité touristique, sont prises sous l’appellation de «plages privées.» Cela au vu et au su des autorités concernées.

Force est de constater que des murets et des murs ont été érigés sur le littoral aux quatre coins de l’île en face de campements, interdisant l’accès aux citoyens et touristes. Cela sans compter des chiens méchants, à l’instar de doberman, rottweiler, berger allemands qui y montent la garde… Scandaleux pour notre très chère Ile Maurice qui vient de célébrer ses 50 ans de l’Indépendance et son 26e  anniversaire de son accéssion au statut de République, cette année. Le comble est que les gouvernements successifs, au cours de ces trois dernières décennies, n’ont pas pu prendre des mesures drastiques et appropriées pour rappeler à l’ordre, voire mettre au pas ces propriétaires de campements intransigeants et récalcitrants.

Par conséquent, nous assistons avec grande impuissance, à la mise en place d’une «blue belt», ceinturant les zones côtières du pays au profit d’une minorité de riches et d’expatriés qui agissent en maîtres pour dicter leurs lois. Ainsi, des citoyens mauriciens sont en train de devenir des étrangers dans leur île natale.

La démarche de Mahen Jhugroo, ministre du Logement et des Terres de descendre sur le terrain à Pointe d’Esny, au sud du pays et à Grand Baie, Pereybère, Bain Bœuf et Cap-Malheureux au nord du pays, au cours de la semaine écoulée, en vue de constater de visu l’ampleur de la situation est fort louable.

Outre des murs de soutènement et des murets érigés, interdisant le libre passage aux piétons, joggers et autres passants, le ministre Jhugroo a constaté que les provisions légales portant sur la délimitation du High Water Mark, accordant le droit au passage n’est qu’une farce ! Pendant de nombreuses années, de fonctionnaires du ministère du Logements et des Terres, ceux de la Beach Authority et ceux des Collectivités locales qui sont payés des déniers publics ont passé sous silence les agissements de tous ceux qui enfreignent la loi.

Nous comprenons la prise de position de l’Association de Campements, sous la férule d’Armand Maudave qui insiste sur le respect des provisions de la Pas Géométriques Act par rapport au High Water Mark et le droit à la tranquilité. Nous n’en disconviendrons pas. Nous disons non au football ou volley-ball sur la plage en face des campements ; non au pique-nique en famille, agrémentée musique (stéreo et baffles, djembe, ravannes…), mais oui au  droit de passage, stationnement pour certaines activités paisibles ( méditation, yoga et exercices physiques). Et aussi, le droit à la baignade dans le lagon en face des campements et hôtels.

Nous comprenons que l’emploi du temps de Mahen Jhugroo est particulièrement chargé, mais toujours est-il que nous pensons qu’il est impérieux pour lui de poursuivre ses visites dans certaines autres régions, à l’instar de Pointe aux Canonniers et Trou aux Biches en vue de constater de visu les passe-droits, auxquels certains propriétaires de campements, dont un ressortissant sudafricain, ont fait preuve.

Sur une partie de la plage longeant l’extrémité nord la plage publique de Mont Choisy jusqu’au Club Med, certains propriétaires de campements ont privatisé la plage en interdisant tout stationnement sur le littoral. Des plantes piquantes y ont été plantées. A Trou aux Biches, sur la partie de la plage longeant le Trou aux Biches Resort & Spa et Le Cardinal (Casuarina Resort), des mangliers, ainsi que des piquets avec des inscriptions private ont été mis en terre. Plus loin, à l’embouchure du Storm Drain à Trou aux Biches, un Sudafricain, propriétaire d’un bungalow, est accusé d’éliminer deux grands arbres, susceptibles d’accorder des ombres aux riverains et pique-niqueurs.

Nous croyons en sa ferme détermination pour prendre des mesures qui s’imposent. En dépit de tout ce que peuvent dire ou prédire les oiseaux de mauvais augure, en avançant que l’accès aux plages est peine perdu, nous pensons que le ministre Mahen Jhugroo est animé de cette flamme, voire de cette conviction pour apporter des amendements aux Pas Géométriques Act.

Il est un fait que le changement climatique a de graves répercussions sur les zones côtières : montée des eaux, érosion côtière… Du coup nos plages se rétrécissent et le flux et le reflux des vagues déferlent au-delà de la délimitation du High Water Mark et dans certains, atteignent des murs de soutènement. Ainsi, des amendements doivent être apportés à la Pas Géométriques Act pour élargir de 15 à 20 mètres l’espace, réservé au passage des marcheurs, joggers et autres promeneurs, à partir de la délimitation actuelle du High Water Mark.

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Humeur: Non ! Les ‘Aliens’ ne vont pas nous envahir…

Sunil Gohin

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Non ! Les ‘Aliens’ ne vont pas nous envahir…

« Madam Speaker, on our Transformative Journey it will be imperative and indeed crucial that we further open up our economy and country to the rest of the world ».

Pravind Jugnauth ne pouvait être plus direct pour faire comprendre que Maurice est arrivé à un stade où on dépend du poids économique des autres pour survivre. Remontons à 35 ans en arrière. En 1983, Maurice avait décidé de prendre son destin en main et cela devait résulter à un boom économique incontestable et incontesté. Pour attirer les investissements étrangers, l’Etat leur proposa de nombreuses exonérations fiscales et douanières. On a été aussi chanceux de bénéficier de l’afflux de capitaux de Hong Kong, vu que les hommes d’affaires, de surcroît milliardaires de ce pays, appréhendaient le retour de leur ville à la Chine. Ils sont arrivés, ont investi et créé des milliers emplois dans la zone franche et aujourd’hui, nous avons ce pays dans lequel nous vivons. Les Hongkongais n’ont pas acheté tous les terrains du pays et ne contrôlent pas nos banques non plus.

Cette réflexion est nécessaire, car la démagogie n’a plus sa place dans une société moderne, qui a des aspirations et qui veut ouvrir son économie. Le lynchage médiatique, entourant l’annonce de la vente des passeports à des étrangers, en est une. Pour le leader de l’opposition, Xavier Luc Duval « la mesure » est négative et il en a fait le procès très rapidement. Ce qu’il veut que tout le monde retienne est :

« The first scheme will offer foreigners the opportunity to obtain Mauritian citizenship provided they make a non-refundable contribution of USD 1 million to a Mauritius Sovereign Fund. For their spouse and dependents, they will have to make an additional contribution of USD 100,000 per member of family….The second scheme will offer the opportunity to obtain a Mauritian passport provided they make a contribution of USD 500,000 to the Mauritius Sovereign Fund. For their spouse and dependents, they will have to make an additional contribution of USD 50,000 per passport ».

La politique et autres associations veulent un ralliement de l’ensemble de la population contre cette mesure annoncée, qui fera certainement l’objet des débats et le Premier ministre et ministre des Finances aura l’occasion d’expliquer les avantages et motivations de cette annonce. Nous, à notre niveau, nous retenons ceci du discours budgétaire :

« ..the EDB will manage two schemes to attract High Net Worth individuals who satisfy defined criteria and after due diligence ».

Libre à ceux qui veulent matraquer ou manipuler le peuple à travers des termes qui visent plus à discréditer que d’essayer de comprendre ou faire comprendre :

« le passport mauricien sera bradé comme un timbre à la poste à des milliardaires, qui prendront possession de nos terres, de nos richesses, de nos eaux, de nos plages … »

Libre à ceux qui veulent instaurer une certaine hystérie populaire en nous faisant croire que les étrangers vont venir pour acheter tous les lopins de terre de ce pays.

Il existe déjà à Maurice une loi, la Mauritius Citizen Act.  Sous la section 5, le Premier ministre a le pouvoir discrétionnaire d’accorder la nationalité mauricienne, tout comme dans les cas de demande de permis de résidence, qui marchent de pair avec le permis de travail, aux habitants des pays du Commonwealth.

La section 5 de la MCA se lit comme suit: Registration of Commonwealth citizens

(1) Subject to this section, the Minister may cause any Commonwealth citizen, being a person of full age and capacity, to be registered as a citizen of Mauritius where he makes application in the prescribed manner and satisfies the Minister that—

  • (a) he is of good character;
  • (b) he has an adequate knowledge of the English language, or any other language current in Mauritius, and of the responsibilities of a citizen of Mauritius;
  • (c) he has resided in Mauritius for a continuous period of 5 years, or such shorter period (not being less than 12 months) as the Minister may in the special circumstances of any particular case accept, immediately preceding the date of his application; and
  • (d) he intends, if registered, to continue to reside in Mauritius. Ce qu’on ne vous dit pas aussi, c’est qu’il existe aussi des facilités accordées sous l’Integrated Resort Scheme à des milliardaires.

En achetant des villas de luxe à Maurice pour plus de 500 000 USD, ils se voient aussi garantir d’un ‘occupation permit’ ou d’un permis de résidence sur le sol mauricien. Après 5 ans, ils peuvent toujours faire une application au bureau du Premier ministre sous la Mauritius Citizen Act.

  1. Saviez-vous qu’entre 2006 (introduction du Occupation Permit et du IRS) à 2014, 17000 Occupation and Residence Permit ont été émis et qu’il y a actuellement 4585 « active occupation and residence permit holders » dans le pays?
  2. Saviez-vous que sur les 4,585, 3,373 sont des professionnels, 602 des investisseurs, 429 des personnes à la retraite et 181 des ‘self employed’?
  3. Saviez-vous que Maurice est parmi les dix pays au monde avec le Portugal, la Malaisie, le Maroc, l’Espagne, l’Indonésie, la Thailande, le Sénégal, la République Dominicaine et la Tunisie, qui attirent le plus de retraités?
  4. Saviez-vous que sous les plans IRS/RES/PDS, un ressortissant étranger peut acquérir un bien résidentiel à Maurice à condition que la propriété immobilière est supérieure à 500 000 dollars et que ce dernier a droit à un permis de résidence valable aussi longtemps qu’il conserve la propriété?
  5. Saviez-vous que sous l’IRS, les personnes à la retraite et les milliardaires bénéficient d’une fiscalité légère et que tout Foreign Ultra High Net Worth Individual, capable d’investir un minimum de 25 millions de dollars, bénéficient d’une exemption fiscale sur 5 ans?
  6. Saviez-vous que hors des plans IRS/RES/PDS, un étranger peut acheter un appartement d’un immeuble d’au moins trois niveaux à un prix supérieur à Rs 6 millions ou une résidence dans un projet Smart City quoique cela ne lui donne pas droit à un ORP?

Tout porte à croire que la logique des opposants à cette annonce se résume à cela: « On veut bien de l’investissement des étrangers, on veut bien leur accorder un ORP, on veut bien qu’ils vivent chez nous dans les villas de luxe…Mais on ne veut pas qu’ils intègrent notre société et deviennent un des nôtres ». Ailleurs, de nombreux Mauriciens ont été accueillis par les peuples canadiens et australiens et ont obtenu la nationalité dans ces pays sans grande difficulté à travers leurs politiques de migration respectives. C’est donc tout un “mind set” qu’on doit changer à Maurice.

Ces milliardaires, qui ont investi dans les IRS ont probablement des sous pour développer des secteurs ici. Ils ne peuvent le faire car ils respectent nos lois et les critères imposés sous leur OP/ou PR. Or, ce que nous voyons, nous, c’est que l’État veut assurer plus de confort à ces gens-là d’abord, ceux qui souhaitent probablement investir dans d’autres filières et créer des emplois, mais ils n’ont pas le droit de le faire actuellement. D’ailleurs, beaucoup ont déjà fait des investissements dans l’offshore mauricien.

Il est clair qu’il est le devoir et la responsabilité l’Etat mauricien de s’assurer que chaque demandeur satisfait des critères spécifiques et vérifie les informations communiquées par celui-ci, selon les principes fondés sur la rigueur administrative et préventive de toute organisation ou département étatique,. Cela se fait déjà sous les conditions de l’IRS (*voir ci-dessous) pour les permis de résidence tout comme celles observées dans certains pays européens à travers leur Citizenship by Investment Programmes dans la cadre du processus de validation du dossier. Ce qui sous-entend un exercice de « screening » et de « due diligence » en bonne et due forme. L’identité et la crédibilité de la personne, la provenance de son argent, la pertinence de son projet d’investissement et son potentiel en matière de création d’emploi et de développement à Maurice, de même que son impact social sur un point de vue régional ou communautaire sont, comme on le dit, des conditions sine qua non et indissociables à l’obtention de ce passeport.

L’exemple de la Malte nous vient d’ailleurs à l’esprit. En 2013, la Maltese Citizen Act avait été amendée pour inclure l’ « Individual Investor Programme of the Republic of Malta » (IIP), où les investisseurs et leurs familles sont naturalisés après avoir satisfait les critères démontrant leur contribution au développement du pays. Cette République est membre de l’Union européenne depuis 2004 et le détenteur dudit passeport circule librement dans 160 pays du monde. Si cette démarche de la Malte n’a pas fait trembler l’Europe, pourquoi donc autant de crainte et d’appréhensions ici?

Disons le comme il se doit ou de par la façon dont « certains » ont présenté cette mesure à la population juste pour les besoins d’exister (opposition)  : Non ! Un étranger, peu importe son origine, son patronyme ou sa fortune, ne se présentera pas devant un guichet du gouvernement mauricien avec un chèque ou une quelconque preuve de paiement acceptable, pour obtenir un passeport mauricien illico presto ! Cela n’arrivera jamais, avec ce gouvernement ou celui qui le succèdera. Comprenez par cela que c’est de la démagogie pure et simple venant d’une « Opposition» en perte de vitesse. Ou si vous voulez, une« Opposition» qui, manifestement en manque d’inspiration, finit, dans da maladresse habituelle, par insulter l’intelligence des Mauriciens.

Ces personnes ont pris des risques d’investir dans les IRS à Maurice. Ils croient dans notre stabilité politique et notre harmonie sociale. Ils méritent qu’on les traite avec dignité et respect. Ils ne sont surtout pas des Aliens qui vont envahir notre petite île !

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Edito

Budget 2018-19: Une “kitchen soup” au goût des ti-dimounes

Sunil Gohin

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L’ensemble de la population affiche une certaine satisfaction après le discours budgétaire puisque certaines mesures visent à alléger les fardeaux des “ti-dimounes”. La vie est chère, personne ne peut le nier. C’est le résultat d’une politique de ‘high income” prônée par le gouvernement.

Tout est relatif. À la Réunion, les gens touchent un salaire moyen de 1000 à 1600 euros, soit entre Rs 40 000 à Rs 65 000 mensuellement. Mais un ‘samoussa’ se vend à Rs 25.00 l’unité, un plat de mine frit à Rs 300. À Maurice, malgré la hausse du coût de la vie, les Mauriciens, débrouillards, font des petits boulots supplémentaires pour arriver à rejoindre les deux bouts. Ils font des économies ici et là, veillent les “promos” dans les grandes surfaces. Et quand le ministre des Finances annonce une série de mesures visant à améliorer la vie de ces ‘ti-dimounes’, tout le monde se réjouit au final…sauf l’opposition.

À entendre les réactions des députés de l’opposition et ceux des ‘ti-dimounes” sur les antennes radio, on a l’impression qu’on vit dans deux mondes différents. Ce qui est vrai quelque part, car les ti-dimounes font de gros efforts pour vivre et faire vivre sa famille alors que beaucoup de nos députés sont bien lotis, touchent pas un mais deux voir trois salaires mensuellement, circulent en “bmw” ou “mercedes” et fréquentent les restos huppés du pays. Donc, dans le fond, ils ne comprennent pas, ou font semblant de ne pas comprendre que ces mesures, aussi minimes soient-elles, sont appréciées à sa juste valeur par le citoyen lambda. Les ‘ti-dimounes” en ont marre de ces réactions post-budgétaires, car l’opposition et député de l’opposition sont payés pour “critiquer” et “chercher” ces petits détails pour noyer ces mesures qui touchent au final la “cuisine” des gens. Le gouvernement Jugnauth a marqué des points, l’opposition et la presse le savent. «Sé enn bidzé panadol. Il y a plusieurs mesures électoralistes”…ou encore “pou fer labous dou”» dit Bérenger. Pour Xavier Luc Duval, c’est un “budget à demi-cuit préparé par des novices”.

Le simple citoyen apprécie lui que:

  1. le gaz ménager coûte Rs 30.00 moins cher depuis jeudi. En l’espace de deux ans, le gaz, utilisé dans des nombreuses cuisines, est passé de Rs 330 à Rs 240, soit une baisse de Rs 90.00. La pension de vieillesse, qui touche plus de 180000 de nos grands-parents, est passée à Rs 5000 après les élections de 2014 pour atteindre la barre de Rs 5810 en janvier 2018.
  2. nos parents et grands-parents seront assurés d’un meilleur traitement puisque les allocations destinées aux maisons de retraite passent de Rs 6071 à Rs 8500. L’âge d’éligibilité pour Incontinence Allowance est ramené à 70 ans et le carer’s allowance, soit ceux qui occupent des handicapés, va augmenter par Rs 500.
  3. le prix de l’essence est redescendu sous les Rs 50.00 (passant de Rs 52 à Rs 49,75) alors que le diesel baisse par Rs 1.90 (de Rs 41.90 à 40). Ceux qui prévoyaient de frapper la population par des hausses à valeur ajoutée doivent revoir leur copie. Il n’y aura pas d’effet domino.
  4. 1000 familles pourront compter sur des revenues additionnelles de Rs 14000 si un de leur enfant gradué est embauché par les petites entreprises à travers le SME Employment Scheme. C’est une porte qui s’ouvre pour les responsables des SME, qui ne déboursera pas grande chose, à part les frais de transport, et les gradués peuvent rejoindre le marché du travail.
  5. la population ne paiera pas plus cher pour l’électricité et l’eau. Le tarif d’eau (depuis six ans, frappés alors par une hausse de 35%) et le tarif d’électricité sont restés le même depuis 2007 (15% pour les ménages).
  6. 3041 maisons low cost, qui seront destinées aux plus pauvres, sont en construction sur 17 sites.

Chacun a le droit de juger le budget de Pravind Jugnauth mais il semble de plus en plus évident que “ces novices” dont parle Xavier Luc Duval ont su bien cuisiner ce budget 2018-19.

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[Opinion] LGBT: plus jamais ça !

Georges Alexandre

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[Opinion] LGBT: plus jamais ça !

[Opinion] LGBT: plus jamais ça !

Les incidents provoqués par la 13e édition de la Marche des Fiertés et la manifestation anti-LGBT, qui ont enflammé le pays et les réseaux sociaux, méritent qu’on s’y attarde pour une réflexion objective. L’image de Maurice qui se proclame d’être un modèle de démocratie et une destination touristique très prisée, a pris un sale coup.

La République de Maurice est une société laïque, prônant des valeurs républicaines. C’est avec fierté et honneur que nous avons célébré le 50e anniversaire de l’Indépendance et le 26e anniversaire de l’accession du pays au statut de la République. La clause 1 de la Constitution qui est la loi suprême du pays, stipule que «Mauritius shall be a sovereign democratic State…» Personne ne peut s’arroger le droit de la mettre en cause et encore moins la contester. Aucun citoyen, aucun groupe social, socio-culturel, socio-religieux ou encore aucun groupuscule religieux ou politique ne peut venir nous imposer son diktat.

D’emblée en vertu du chapitre 2 de la Constitution, la protection des droits fondamentaux et des libertés de l’individu sont guaranties. «Les droits et les libertés fondamentaux de l’individu. Il est reconnu et déclaré qu’à Maurice, il existe et continuera d’exister sans discrimination de race, de couleur, de la croyance ou du sexe, du lieu d’origine, des opinions politiques, mais sous réserve de respect», souligne la clause…de la Constitution. Cela avant de préciser à la clause 3, paragraphe (a). «(…) Que tout individu bénéficiant de ces droits et libertés n’a pas le droit de porter atteinte aux droits et les libertés d’autrui ou l’intérêt public.»

Par conséquent, il faut dire tout haut ce que les autres pensent tout bas. S’agissant de la Marche des Fiertés et la manfestation anti-LGBT, les torts sont partagés. Pendant 12 ans, le Collectif Arc-en-Ciel a organisé sa Marche des Fiertés dans les rues de Port-Louis sans anicroche. Comment expliquer qu’en marge de cette 13e édition, un poste blasphématoire sur Allah a été posté sur facebook ?

Ce qui a piqué au vif bon nombre de Mauriciens de foi islamique et leur a poussé à descendre dans les rues à Place d’Armes pour exprimer leur colère et exaspération. D’autant plus que la police, conjointement avec la Cybercrime Unit n’ont pas jugé nécessaire de retracer et traquer ce Mauricien qui a osé partager ce poste blasphématoire en premier, sans se soucier des conséquences. Les contestataires auraient pu nous épargner de ces outrances, avec toutes les folles rumeurs d’alerte à la bombes aux principaux centres commerciaux du pays.

De même, les LGBT, engagés lors de la démonstration au Caudan Waterfront sont allés trop loin dans leur démarche. Est-ce qu’il a fallu autant d’excentricité de leur part ? Est-ce qu’il a fallu qu’ils s’exhibent aussi dénudés et dévoilés en sa pavanant en public ? Fallait-il retenir les services des bouncers pour se protéger ? Il est un fait que leurs actions qui s’annoncaient pacifiques ont cédé la place à la provocation.

Fort heureusement que le Premier ministre, Pravind Jugnauth, les dignitaires religieux, à l’instar du Cardinal Maurice Maurice, l’Evêque de Maurice, Ian Ernest, le Conseil des Religions, ainsi que le Collectif pour l’Harmonie Sociale et de la Paix Publique, sous la férule de Belall Maudarbux, sont montés au créneau pour calmer les esprits, plus particulièrement les réfractaires.

Notre chère République mérite mieux en vue d’assurer le mieux-vivre ensemble. Plus que jamais, nous disons non à la violence, aux menaces et autres intimidations. Aussi, nul n’a le droit de bafouer les lois du pays ou de transgresser les valeurs républicaines. Mais ils l’ont fait. Des lois n’ont pas été respectées.

Quelqu’un quelque part a fauté de n’avoir pas pu faire respecter la loi. A lui de porter le chapeau ou le képi de tout ce remue-ménage !

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