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Secteur financier : Le Président d’ESAAMLG confirme son accord pour discuter des points d’objection de Maurice

Secteur financier : Le Président d’ESAAMLG confirme son accord pour discuter des points d’objection de Maurice
Secteur financier : Le Président d’ESAAMLG confirme son accord pour discuter des points d’objection de Maurice

Secteur financier : Le Président d’ESAAMLG confirme son accord pour discuter des points d’objection de Maurice

Suite à certains articles à propos d’un supposé appel des états du continent africain pour que des sanctions soient prises contre Maurice dans le contexte du Mutual Evaluation Report (MER) de l’organisation Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group (ESAAMLG), le ministère des Services Financiers et de la Bonne Gouvernance souhaiterait apporter des éclaircissements importants à ce sujet.Maurice

  • En octobre 2016, ESAAMLG, dont notre pays est membre fondateur, a commencé l’évaluation de Maurice pour analyser le niveau de “compliance” de notre république par rapport aux normes du Financial Action Task Force (FATF) dans le cadre de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) ;
  • Cette évaluation a donné lieu à un rapport initial, qui a été discuté en avril 2018 à une réunion d’ESAAMLG en Tanzanie ;
  • Le 20 juin 2018, après une étude plus poussée du rapport initial, et selon les procédures en place, le ministère des Services Financiers et de la Bonne Gouvernance dans une lettre officielle adressée au président du conseil des ministres d’ESAAMLG, Dr Philip I.Mpango, a objecté formellement à certaines conclusions du rapport initial, en raison d’une part de graves problèmes d’inconsistances et de qualité au niveau du rapport et d’autre part des violations flagrantes des procédures d’évaluations mutuelles d’ESAAMLG.

Qualifiant sa position, le ministère a attaché à cette lettre deux annexes expliquant le questionnement de Maurice par rapport à la qualité du rapport, et pourquoi, d’après le ministère, les assesseurs d’ESAAMLG semblent ne pas avoir appliqué les méthodes et normes d’évaluation du FATF et les procédures d’évaluations mutuelles d’ESAAMLG.

Tout en réassurant le président d’ESAAMLG de l’engagement de Maurice, le ministre a demandé formellement que ce rapport préliminaire soit débattu au niveau du conseil des ministres d’ESAAMLG. Le rapport n’est pas un reflet véridique de la situation actuelle, cela d’autant plus que Maurice préconise justement un renforcement des institutions et des cadres légaux et directeurs de ce secteur d’activité.

Il est important de noter que le président d’ESAAMLG a dans un courrier en date du 30 juin 2018, confirmé son accord pour discuter des points d’objection soulevés par Maurice lors du prochain comité d’ESAAMLG en septembre prochain.

Le ministère ne s’est pas arrêté à une lettre au président d’ESAAMLG mais a, communiqué officiellement avec les autres membres du conseil des ministres d’ESAAMLG, incluant celui de la Zambie.

Contrairement à ce qui a été rapporté dans certains médias, la Financial Intelligence Unit n’a pas été pointé du doigt.

À ce stade il est prématuré de commenter les conclusions d’un rapport qui n’est pas final. Toutes spéculations ne peuvent que causer un préjudice inutile au secteur des services financiers de notre pays.