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[2e partie] Revue politique : Showkutally Soodhun – allégations de vente de terres de l’Etat…

[2e partie] Revue politique : Showkutally Soodhun – allégations de vente de terres de l’Etat…

Autre fait politique qui a marqué cette semaine est le député Showkutally Soodhun qui a été propulsé au devant de la scène, d’une part par les allégations de la vente de terres de l’Etat au coût de Rs 48M et le Banquet organisé par l’Islamic Social Organisation de Vacoas-Phoenix, sans que les femmes n’y soient invitées.

Intervenant lors d’une conférence de presse, le 30 juin dernier, l’ancien Premier ministre et leader du Parti Travailliste (Ptr), Navin Ramgoolam a évoqué la transaction immobilière de Rs 48M, conclue entre le fils de l’ancien ministre Showkutally Soodhun et des ressortissants étrangers. Le leader du Ptr a égratigné l’ex-Senior Chief Executive Pather au ministère du Logement et des Terres ainsi que la notaire Wendy Sawminaden dans cette affaire.

Cette semaine, un quotidien est revenu sur le dossier de vente de terres de l’Etat en faveur du fils de l’ancien ministre Soodhun. Mention est faite des «preuves de Rs 48M.»

Par conséquent, le député Showkutally Soodhun a signifié son intention de réclamer des dommages de plusieurs millions de roupies. De ce fait, Showkutally Soodhun a rencontré ses conseillers légaux mercredi après-midi. Sur avis légal, il a affirmé à Inside News d’être convaincu qu’il y a matière à poursuite.

Il dit envisager de réclamer des dommages au groupe de presse qui a relaté l’affaire. Il a réitéré d’avoir tout fait dans la légalité.

Du côté du gouvernement, l’on confie que ce serait « un jeu purement politique ».

«Nou pa esclav personn»

 Le principal homme de loi de Showkutally Soodhun dans cette affaire est Me Ravin Chetty.

Lors d’une d’une Eid Gathering, organisée par l’Islamic Social Organisation de Vacoas-Phoenix, le 5 juillet au soir à la mairie de Vacoas-Phoenix, Navin Ramgoolam a fait une virulente sortie contre Showkutally Soodhun.

«Soodhun kapav esklav, mé la Répiblik Moris pa esklav personn» a martelé Navin Ramgoolam qui n’a pas manqué d’évoquer le banquet, organisé en l’honneur des Saoudiens, auquel les femmes étaient exclues.

«Li kapav dir li enn esclav. Sa so drwa. […] Fer atensyon. Pas enn ti esclave. Le roi kontan li sanla. To kapav decide to esclav. Mais la République de Maurice, nou pa esclave personn. Ou pa kapav déshonore ou pei zis akoz ou envi fer servile. Sa kalité dimoun la pa gagne drwa represente Moris okenn part », s’est insurgé Navin Ramgoolam. 

Ainsi, il s’est référé au dîner offert en l’honneur du prince saoudien Abdulaziz Bin Saud Bin Naif Bin Abdulaziz Al Saud, lundi soir à Balaclava, où les femmes n’avaient pas été invitées. « Mo bien kontan ki mo trouv boukou madam inn invité azordi. Seki Soodhun et compagnie ine fer c’est ene la honte pou bann madam». 

Passeport mauricien

Auparavant, lors de son intervention lors d’une conférence de presse, le 30 juin dernier, Navin Ramgoolam a lancé une mise en garde aux étrangers qui envisagent de formuler une demande pour l’obtention du passeport mauricien. Selon lui, tous les demandeurs risquent de perdre leur versement d’un million de dollars. « Nous allons passer à la loupe tous ces dossiers », a-t-il ajouté. Un millier de personnes seraient dans l’attente de la nationalité mauricienne.

De son côté, le Mouvement Patriotique (MP) s’est insurgé contre l’ouverture de la zone de pêche mauricienne aux étrangers, lors de la conférence de presse hebdomadaire du MP, le samedi 30 juin.

Commentant  la mesure budgétaire visant à autoriser les entreprises étrangères à pêcher dans les eaux mauriciennes, Jean-Claude Barbier a expliqué que les bateaux semi-industriels qui pêchent dans ces régions, éprouvent déjà des difficultés à ramener des prises adéquates et à trouver des marchés pour écouler leurs produits.

« Ce secteur génère presque un millier d’emplois directs et plus de 10 000 emplois indirects. Nous ne sommes pas  prêt pour mettre en oeuvre une telle mesure, car nous n’aurons aucun contrôle sur les prises de ces entreprises étrangères. Nous n’avons ni les équipements nécessaires, ni le mécanisme et encore moins les moyens de le faire », a soutenu Jean-Claude Barbier.